Info luttes n° 10 – La candidature de Benoît Hamon, une escroquerie, une imposture – mars 2017

L’actualité du combat de classe, par la commission Luttes du PRCF

La candidature de Benoît Hamon, une escroquerie, une imposture !

Trente minutes avant l’émission politique du 23 février 2017 de David Pujadas, consacrée à  Jean-Luc Mélenchon, le présentateur du journal, Julian Bugier, s’est prêté à une opération politicienne en demandant à son invité du jour, Yannick Jadot (EELV), d’interpeller  en direct JL Mélenchon pour lui demander de faire comme lui, c’est à dire de trahir le peuple de gauche en faisant alliance avec  Benoît Hamon qui mettra en œuvre  une politique de droite comme ses prédécesseurs socialistes.

Heureusement que le candidat des insoumis n’a pas la mémoire courte en ce qui concerne l’ancien Ministre de Hollande et  ses prises de position durant ses différents mandats de ministre et député socialiste puisque il vient de décliner l’invitation à le rejoindre.

Le candidat Hamon, effaçant de sa mémoire la pétition contre la Loi Travail qui a recueilli plus d’un million de signatures et les luttes et manifestations menées par des milliers de travailleurs en 2016, vient d’investir pour les législatives ceux qui ont, comme El Khomri, M. Valls,  trahi la classe ouvrière.  La candidature de Benoît Hamon est une imposture, une escroquerie.

Depuis 2012, cet apparatchik du PS a été d’accord avec la politique étrangère de Hollande qui a battu le record d’obéissance à l’OTAN. Il est un défenseur de l’intégration européenne : il veut sauver la monnaie européenne en créant un parlement de l’euro. Alors que la monnaie européenne est un outil de fabrication de chômage massif, il veut mettre en place un revenu minimum universel, ce qui signifie en vérité l’acceptation d’un chômage de masse. Hamon est d’accord avec l’ubérisation et la robotisation qui compromettent l’emploi et le pouvoir d’achat. Hamon fait partie d’une caste, d’une élite qui tend la main au patronat: on ne combat pas le front national en laissant le champ libre à des national-socialistes qui amputent le budget public pour engraisser la finance internationale-transfert de l’argent public vers des comptes privés-. On combat le front national en proposant le F.R.A.P.P.E et en aidant les salariés à se réapproprier les moyens de production.

De plus Hamon se prononce, comme Fillon et Macron, pour porter à 2% le budget militaire français dévolu à l’OTAN, pour la « défense européenne » dans le cadre de l’OTAN, ce qui revient à donner sur un plateau la force nucléaire française à Berlin, tout cela dans le cadre des préparatifs de guerre de l’OTAN contre la Russie : cela tourne le dos à Jaurès, combattant de la paix, ça va coûter de nouveaux milliards prélevés sur les salaires, les services publics et la santé des gens. Des crédits pour la santé et l’enseignement, pas pour les guerres de l’OTAN !

Pour parachever les diktats de la BCE et livrer le pays aux multinationales, son parti, le PS, a conduit sous la présidence Hollande une politique de destruction en règle des acquis du CNR dans la lignée de ce que la droite avait entreprise (la casse a commencé en 2003 : retraites des fonctionnaires, dénationalisation des ATOS de l’éducation nationale) à la demande  du MEDEF.

Tout au long de ses mandats, Benoît Hamon et son parti ont projeté un rideau de fumée avec des réformes qui n’ont rien coûté : mariage pour tous, voile islamique, réforme de l’orthographe, gestation pour autrui, et maintenant revenu universel, dépénalisation du cannabis . Par contre, les mesures contre les travailleurs sont bien réelles : réforme du code du travail et des prud’hommes, pénalisation de l’action syndicale, répression contre les manifestations pacifiques.

Soyez certains que son programme à venir sera de la poudre aux yeux, et comme avec ses prédécesseurs, c’est la loi du marché et de la finance qui primera sur la satisfaction des besoins des familles les plus modestes.

Jo Hernandez – Commission luttes du PRCF


Les grèves en cours

•    Descours et Cabaud à Nantes depuis le 27 février 2017
•    Plastic Omnium à Ardèche dès le 20 février 2017
•    Bibliothèques de Sevran le 1er mars 2017
•    CHU de la Réunion dès le 28 février 2017
•    Polyclinique de Franche-Comté le 28 février et le 1er mars 2017
•     Bus Zephir à Cherbourg dès le 27 février 2017
•    Transport STG à Noyal-sur-Vilaine depuis le 27 février 2017
•    Centre de réadaptation du Bel-Air à Membrolle-sur-Choisille dès le 23 février 2017
•    Atsem à Toulouse à partir du 21 février 2017
•    Trench à Saint-Louis dès le 16 février 2017

Les grèves à venir

•     Gaudier-Brzeska à Saint-Jean-de-Braye le 2 mars 2017
•    Pompiers d’Ille-et-Vilaine à partir du 2 mars 2017
•    Pôle Emploi le 6 mars 2017
•    Santé et de l’action sociale le 7 mars 2017
•    Fonctionnaires le 7 mars 2017
•    Air France le 7 mars 2017
•    CHU de Limoges à partir du 7 mars 2017
•     Nationale et interprofessionnelle () le 21 mars 2017


Revue de presse des luttes

Bobigny et l’école : qui sont les «casseurs» ?
Source : http://www.liberation.fr/debat

Dans une tribune, parents, jeunes et professionnels de l’éducation appellent à un rassemblement devant le tribunal de grande instance pour protester contre le manque de moyens des établissements scolaires de la ville et dénoncer le bilan des gouvernements successifs.

«Des casseurs». C’est ainsi que les chaînes d’info en continu ont nommé les jeunes qui ont protesté le 11 février à Bobigny contre les violences policières.

Jeunes, parents d’élèves, professionnels de l’éducation à Bobigny, nous souhaitons faire part d’une casse autrement plus grave et durable que les dégâts matériels occasionnés par une poignée de personnes : la destruction méthodique des services publics et en particulier de celui de l’Éducation nationale.

En maternelle, ici il n’y a que deux classes pour accueillir des tout-petits. Dès la moyenne section, pas d’agents pour aider dans les classes. Des écoles avec des élèves tassés comme des poulets en batterie, de la maternelle au lycée, où l’anonymat génère l’anomie. La concentration masque le manque de matériel, de personnel. Le «pilotage par les chiffres» cache le faible niveau de formation d’enseignants, tous jeunes, parfois contractuels sans formation. Ici, des élèves de troisième restent plusieurs mois sans professeur de mathématiques alors que le brevet approche.

Ici, les élèves circulent dans des locaux délabrés, chargés d’amiante, dans des sanitaires insalubres et dépourvus de papier toilette, dans des salles jonchées de détritus faute de personnel pour entretenir les locaux. Ici, un collège accueillant 600 élèves fonctionne pendant des mois avec seulement deux agents d’entretien et parfois un seul surveillant pour les encadrer en récréation. Ici, un collège pourtant classé REP+ (réseau éducation prioritaire renforcé) a perdu plus de 15% de ses moyens de fonctionnement depuis la dernière réforme de l’éducation prioritaire, en 2014. Ici, seul un demi-poste de médecin couvre l’ensemble des trois lycées, quatre collèges et 27 écoles, et plus de la moitié du réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) a été supprimé en dix ans. Bobigny est l’une des villes de France où le nombre de jeunes sortant du système scolaire sans diplôme est le plus important. Et pourtant, la fe!
rmeture du centre d’information et d’orientation (CIO) est annoncée pour la rentrée prochaine.

Le 30 janvier 2015, le futur ex-Président déclarait que «priorité a été donnée à l’éducation parce que notre priorité est à la réduction des inégalités». Dans une ville dont l’intégralité des écoles et établissements est classée dans l’éducation prioritaire, le bilan de la mandature actuelle, dans la continuité des précédentes, se résume bel et bien à de la casse. Casse de l’école, casse du service public, et les jeunes en sont les premières victimes. Bienvenue à Bobigny.

Il est temps d’inverser la vapeur : vendredi 3 mars à 18 heures, nous, parents, élèves, jeunes, professionnels de l’éducation, serons devant le tribunal de grande instance de Bobigny pour montrer par nos témoignages que la véritable casse, ce sont les responsables politiques et administratifs qui la mettent en œuvre.

Signataires : Issa Bidard (étudiant à Paris-VIII, co-organisateur du rassemblement pour Théo du 11 février), Laurence Blin (représentante des parents d’élèves, collège République), Lisa Camus (conseillère d’orientation psychologue, Bobigny), Claire Cottrell (enseignante en classe d’accueil, collège Jean-Pierre-Timbaud), Véronique Decker (directrice, école Marie Curie), Jacques Dematte (professeur documentaliste, lycée professionnel André Sabatier), Linda Djeddi (représentante des parents d’élèves, collège République), Claire Dupoizat (représentante des parents d’élèves, école Paul-Eluard), Romain Growas (enseignant, école Valbon), Karima Kouki (assistante pédagogique, collège République), Pierre Millet (enseignant, collège Auguste-Delaune), Audrey Neveu (représentante des parents d’élèves, école Jean-Jaurès), Katy Ndiaye (représentante des parents d’élèves, collège Jean-Pierre-Timbaud), Frédéric Pluchon (enseignant, collÃ!
¨ge Pierre-Sémard), Frédérique Reibell (enseignante, lycée Louise-Michel), Yanis Rezzoug (étudiant à Paris-VIII, co-organisateur du rassemblement pour Théo du 11 février), Jules Siran (enseignant, collège République), Mylène Bonnet (représentante des parents d’élèves, école Paul-Langevin), Naziha Farhoud (représentante des parents d’élèves, collège République), Pauline Guittot (enseignante, collège Jean-Pierre-Timbaud), Sonia Issaoui (représentante des parents d’élèves, collège République), Salima Ramdani (représentante des parents d’élèves, collège République)


Mouvement social chez Thales avec barrage filtrant à l’entrée du site
Source : La Dépêche du Midi – 27/02/2017

Après un débrayage vendredi, les salariés toulousains de Thales ont mis leurs menaces à exécution ce lundi matin, en installant un barrage filtrant, à l’entrée de l’entreprise, avenue du Général Eisenhower.
Cet après-midi, une réunion entre direction et les représentants syndicaux est programmée. « Espérons qu’il y aura des avancées significatives et que notre mouvement portera ses fruits », a déclaré Coralie Étévé, déléguée CFE-CGC.
Rappelons que ce mouvement, d’ordre national, porte essentiellement sur des revendications salariales. « Nous souhaitons que les résultats de l’entreprise soient mieux répartis entre les salariés et les investissements », poursuit Coralie Étévé.
Grève au CHU: D’importants embouteillages dans le Nord et le Sud
L’intersyndicale et les médecins du CHU de La Réunion entament ce mardi un mouvement de grève illimité. Les sites de St-Pierre et St-Denis sont touchés.

Les grévistes ont installé un barrage filtrant à l’entrée du CHU Nord qui entraine d’importants embouteillages dans le secteur jusque sur la route du Littoral. La police sur place tente de réguler la circulation.

De même sur le site de Saint-Pierre, les voitures sont quasiment à l’arrêt à l’entrée Est de la ville.


Communiqué de l’Ugict cgt Air France – février 2017

Les salariés d’Air France dans de nombreux secteurs de l’entreprise sont scandalisés par l’annonce de l’augmentation de 67 % de la rémunération des 14 hauts-dirigeants d’Air France.

E effet, ces derniers se sont partagés une enveloppe de 5 millions d’euros, soit 357 143 € chacun.

Face à l’indignation des salariés, la direction a tenté, en publiant un flash actu le 24 février, de faire croire que cette augmentation n’était pas réelle.

Pourtant les chiffres officiels des « comptes annuels au 31 décembre 2016 » remis aux élus du CCE le 23 février, révélent que : « la rémunération du comité exécutif à la charge d’Air France s’élève à 5 millions d’euros pour l’exercice clos le 31 décembre »

Plutôt que de créer une cohésion dans l’entreprise, en agissant ainsi la direction con- firme sa politique délibérée d’opposer entre les catégories professionnelles les salariés de l’entreprise, qui n’ont cessé de faire des efforts depuis le premier plan de départ volontaires (salaires bloqué, congés amputés, nouvelle grille d’emplois,,,), n’en peuvent plus de constater que les directions changent mais pas la politique de division au sein de l’entreprise.

Quand bien même les membres du Comité Exécutif s’augmenteraient  de « seulement 17,6 %, lorsque ceux-ci nous rabâchent à longueur de jour « cohésion, cohérence, équité, confiance, ensemble, dynamique, ambition RH etc. », il s’agirait alors – pour être cohérent – d’appliquer cette augmentation à tous les salariés de l’entreprise.

Le résultat net est de 445 millions d’euros ! Nous exigeons qu’il soit partagé de manière équitable !

Qui peut croire en «  Trust Together » quand 14 hauts-dirigeants se partagent les richesses créées par le plus grand nombre de salariés qui eux récoltent des miettes ?

Pour la direction les résultats ne sont pas suffisamment bons pour augmenter nos salaires de base, bloqués depuis 2012, mais sont visiblement largement suffisant pour augmenter les leurs !

N’ayons confiance qu’en nous-mêmes, nous salariés d’Air France, et donnons-nous les moyens tous ensemble de peser sur les négociations salariales qui se dérouleront les 7 et 10 mars prochains.
Nous appelons l’ensemble des salariés d’Air France à la grève le 7 mars 2017.


Grève des salarié.e.s du nettoyage du centre des impôts du 11e arrondissement
Les salarié.e.s du nettoyage des finances publiques du 11e arrondissement sont en grève depuis le 20 février pour la réintégration de leur collègue virée par la boite qui vient de reprendre la sous-traitance du nettoyage des locaux. Un rassemblement est appelé devant le centre ce lundi.
Communiqué :
La CGT Finances publiques à Paris et le Collectif du Nettoyage Parisien de l’Union Départementale CGT appellent à un rassemblement de soutien à Marie le 11e lundi 27 février à 16h30 au 39, rue Godefroy Cavaignac (M° Voltaire).
Salariée du nettoyage dans le centre des finances publique de Paris depuis 2009, tous ses collègues se sont mis en grève par solidarité le lundi 20 février, afin que l’entreprise prestataire Novasol lève l’interdiction injustifiée de travailler sans délai et lui paye ses mois de janvier et de février.
La société NOVASOL a repris le marché du nettoyage sur ce site et cherche à réduire le nombre de salariés. Ici le prétexte avancé par Novasol est l’absence de titre de séjour au 1er janvier.
Les services de la sous-préfecture avaient contacté directement le DRH de Novasol le 9 février afin de lui indiquer qu’aucun obstacle juridique ne se présentait à la délivrance du titre de séjour. Le 14 février, un titre de séjour était délivré à Marie et logiquement elle s’attendait à reprendre donc sa place au travail.
Novasol persista dans son refus et les collègues de Marie écrivirent au DRH le vendredi 17 février. Le lundi 20 février, ses collègues se mirent en grève et exigèrent qu’elle puisse revenir parmi eux faire son travail et gagner son salaire. Le 22 février, l’inspectrice du travail confirma la position de la préfecture et la légitimité de la demande de réintégration de Marie.
Depuis, aucune tentative n’a été faite par Novasol de dialoguer avec ses salariés.
La société Novasol a été retenue au marché public via l’UGAP mandaté par l’administration.
Ni les services de l’UGAP ni ceux de l’administration de la DRFiP n’ont cherché à favoriser le dialogue entre Novasol et ses salariés, laissant grandir la colère des collègues de Marie.
Les grévistes sont déterminés à obtenir le retour de Marie au travail parmi eux et avec son salaire de janvier et de février dus. Ils ne reprendront pas le travail avant.
Pour soutenir financièrement les grévistes : chèques à l’ordre de solidarité grévistes CGT à adresser à CGT Finances Publiques Paris 6 Rue St Hyacinthe 75001 Paris


Grève à la Fnac Champs-Élysées
Nous, salarié-e-s du magasin Fnac Champs Elysées, appelons à un grand rassemblement solidaire le mercredi 1er février à 18h, qui marquera notre 50e jour de grève.
Nous devons faire face à des méthodes criminelles de la part de la direction pour nous épuiser (diffamations auprès de nos collègues des autres Fnac, pressions, chantages…). Le verdict concernant notre collègue agressé lors de la venue du service externe de sécurité pour briser la grève le week-end du 17 et 18 décembre vient de tomber : 10 jours d’ITT, il doit se faire opérer du poignet au plus vite les ITT vont donc continuer de grimper. Mais qu’ils le sachent nous ne céderons pas !
Notre travail dans ce magasin, qui tourne 362 jours/an, 7j/7, de 7 heures à minuit, est emblématique des répercussions du travail du dimanche et en soirée sur le long terme.
Avec ces horaires en dents de scie tu gagnes un peu plus pour une famille que tu vois moins, tu manges quand tu n’as pas faim et tu dors quand tu n’as pas sommeil. Travailler le dimanche et jusqu’à minuit ce n’est pas un choix aujourd’hui en France ! C’est un sacrifice familial, physique, psychologique et social parce que les contrats sont trop souvent à temps partiels et les salaires sont misérables !
La direction, au lieu de reconnaître une pénibilité réelle et négocier sur des contres-parties légitimes, a rompu un dialogue social déjà timide après un ultimatum : augmentation de la prime de 19,10 à 29,10 € à prendre ou le dialogue c’est terminé. Nous n’acceptons pas et nous n’accepterons jamais de négocier sous la menace !
Ils ont profité du conflit pour annoncer une fermeture anticipée à 22h30 et 21h le dimanche, sans aucunes contreparties ou aménagement pour les salariés actuellement concernés qui vont perdre jusqu’à 30 % de leur salaire voir leur travail.
Ce mouvement nous a permis de créer des liens avec les grévistes postiers du 92, cheminots du Bourget, étudiants de plusieurs facs franciliennes. Grâce à leur soutien nous avons pris conscience de l’importance de la convergence des luttes et les avons soutenus à notre tour dans leurs mouvements respectifs. Cette solidarité nous permet de tenir et surtout de mobiliser plus de force.
Nos revendications
•    Reconnaissance de la pénibilité spécifique de notre magasin (amplitude et sous-sol)
•    Respect du maintien de salaire à 100% pour les congés maternité et accidents de travail.
•    Contrepartie et aménagement pour les salaries concernés par les fermetures anticipées du magasin.
•    Nous ne sommes pas des matricules, nous exigeons le respect et la reconnaissance.
Mutuelles : bras de fer salarial avec le patronat de la branche
Source : FO


Les salariés de la MGEN étaient en grève le 15 février pour faire entendre leur refus des propositions salariales insuffisantes de la direction pour 2017.
Rien ne va plus entre les salariés des mutuelles (80 000 environ) et l’Union des groupements des employeurs mutualistes (l’UGEM). L’intersyndicale a décidé de boycotter les instances paritaires de la branche et a lancé une pétition en ligne. Et pour cause. La chambre patronale a décidé qu’il n’y aurait aucune augmentation générale des salaires cette année. Même chose en 2018 et 2019. Pour FO qui demande aussi que la convention collective soit revisitée, la position patronale est inadmissible.
Le 15 février dernier les salariés de la MGEN (mutuelle générale de l’Education nationale/8 000 salariés) étaient en grève, contestant les propositions de la direction dans le cadre des négociations annuelles sur les salaires (NAO). Et pour cause. Ces propositions sont on ne peut plus minimalistes.
La direction a ainsi envisagé pour 2017 une augmentation générale de 0.3% pour les salaires inférieurs à 30 000 euros bruts par an et une hausse de 0.2% pour les salaires supérieurs à 30 000 euros. Les syndicats ont rejeté ces propositions de la direction laquelle a décidé comme l’an dernier de privilégier des mesures salariales individuelles, notamment à destination de la catégorie des commerciaux.
Chacun sait que les salaires ne sont pas vraiment terribles à la MGEN et qu’il n’y a pas eu de NAO dignes de ce nom depuis des années indique Nadine Duboe, la secrétaire fédérale adjointe de la section des organismes sociaux divers et divers (OSDD) au sein de la fédération FO des employés et cadres (FEC-FO).
Les méthodes salariales de la MGEN (dont le président est aussi le président de l’UGEM) font elles exception au sein de la branche de la mutualité ? Pas vraiment. Ainsi, l’UGEM, le patronat de la branche a annoncé à la fin de l’année dernière qu’il n’y aurait aucune augmentation des salaires au niveau de la branche pour l’année 2017. Concrètement zéro euro d’augmentation de la rémunération minimale annuelle garantie (RMAG).
Par ailleurs, les organisations syndicales, notamment FO (en troisième position au niveau de la branche) ont compris aussi que l’UGEM entendait adopter la même position pour 2018 et 2019 s’irrite Nadine Duboe.
Humour patronal…
Pour l’intersyndicale de la Mutualité comprenant notamment FO, cette attitude des employeurs dans le cadre de la négociation salariale est inadmissible. D’autant plus inadmissible précisent les cinq syndicats représentatifs dans la branche qu’il faut savoir que 60% des mutuelles n’appliquent que l’augmentation collective négociée dans la branche.
Le 8 février, sur la base d’une proposition unilatérale du patronat, le conseil d’administration de l’UGEM a adopté une mesure portant sur des primes. Pour 2017 et seulement pour cette année, les employeurs mutualistes décident de l’octroi d’une prime de 150 euros pour les salaires inférieurs à 20 000 euros bruts par an et de 100 euros pour les salaires compris entre 20 000 et 23 000 euros bruts.
Comble de l’humour patronal, ce système de prime, non pérenne, est soumis à conditions. Son application se conçoit en effet sous réserve que les mutuelles n’aient rien négocié au plan salarial d’ici le 30 juin 2017 explique Nadine Duboe.
En pratique cela signifie que les salariés des mutuelles recevraient soit des augmentations générales qui ont toutes les chances d’être rudimentaires à l’instar des propositions faites par la direction de la MGEN (mais refusées par les salariés), soit cette prime de 100 ou 150 euros.
Oubli de l’obligation conventionnelle
Pour les syndicats qui boycottent les instances paritaires de branche et ont lancé une pétition en ligne qui a déjà reçu près de 2500 signatures les employeurs balayent sans vergogne leur obligation conventionnel de négocier la hausses des salaires au niveau de la branche.
L’intersyndicale de la Mutualité a alors demandé à l’ensemble des syndicats des mutuelles de poursuivre le blocage des NAO en entreprises. Tandis qu’une prochaine commission paritaire nationale (CPN) doit se tenir le 8 mars, la précédente qui s’est tenue le 8 février (date du conseil d’administration de l’UGEM) a été l’occasion pour les syndicats de remettre quelques pendules à l’heure.
L’intersyndicale a ainsi souligné que sa simple présence en ces temps de boycott montrait une volonté de dialogue. Et de rappeler au patronat que le dialogue social de la branche se doit, pour être constructif et loyal, d’être respectueux des parties. Lors de cette CPN, FO a annoncé son rejet de l’accord de méthode proposé par le patronat dans le cadre de l’élaboration de l’agenda social de la branche pour 2017.
FO demande une nouvelle classification des emplois
L’humeur des salariés de la branche des mutuelles vire donc à la colère et la contestation de l’absence d’augmentation générale des salaires de branche en 2017 renvoie à un autre problème explique Nadine Duboe. La classification des emplois dans le cadre de la convention collective de branche est une véritable catastrophe indique la militante regrettant l’ancien système de classification (système Parodi créé en 1945) basé sur une codification précise et une hiérarchisation des emplois.
FO qui avait refusé de signer la nouvelle convention de branche il y a dix-sept ans se bat depuis dix ans pour que celle-ci soit revue et n’impose pas de référentiels de métiers assortis de paramètres si imprécis qui permettent ensuite aux employeurs de faire n’importe quoi.
Les critères classant les métiers sont ainsi fort différents d’une entreprise à une autre Pour un même métier, un salarié peut ainsi être considéré comme employé, technicien et même parfois cadre selon l’entreprise s’exaspère Nadine Duboe annonçant que FO poursuit le combat pour donner de nouvelles bases de classification à la convention. Le combat va se poursuivre aussi pour l’obtention d’une augmentation de la rémunération minimale garantie dans la branche en 2018.


Bus à Cherbourg : un mouvement de grève pour le lundi de la rentrée
Par Ouest-France.

Une grève touchera le réseau de bus cherbourgeois Zéphir, lundi 27 février, à partir de 6 h du matin. Un plan de transport adapté a été mis en place par Keolis. Une reprise progressive du réseau est prévue à partir de 8 h.
Après moult péripéties sur les rails normands en ce dernier week-end des vacances d’hiver, il faudra aussi s’organiser ce lundi 27 février, pour la rentrée scolaire à Cherbourg-en-Cotentin. Les organisations syndicales du réseau de bus Zéphir organisent un mouvement de grève à compter de 6 h du matin, « dans le cadre des négociations annuelles obligatoires », détaille Keolis.
Un plan de transport adapté
Entre 6 h et 8 h, lundi, quelques départs seront assurés sur quatre lignes :
La ligne n° 1 (avec un départ de l’arrêt « Les Fourches » à 7 h 33) ; la ligne n° 3 (départs de « Brécourt » à 7 h 18 et de « Églantine » à 7 h 37) ; la ligne n° 4 (départs de « Amfreville » à 6 h 59 et de « Debussy » à 7 h 16) ; et la ligne n° 5 (départs de « Flamand » à 7 h 24 et de « Querqueville Mairie » à 7 h 25).
Mais « les lignes 2, 8, 9, 10, Domino, Itineo et Itineo Access ne fonctionneront pas entre 6 h et 8 h », prévient Keolis par communiqué.
Peut-être mardi et mercredi
Plusieurs préavis de grèves ont été déposés. Mardi 28 février, des perturbations pourraient avoir lieu entre 16 h et 18 h. Mercredi 1er mars, la grève concernerait la tranche 11 h-14 h.


Manifestation de la CGT jeudi, contre «une attaque sans précédent» des patrons de la métallurgie
Source ; La VOIX DU Nord 27/02/2017
Ils veulent tout ratiboiser.  » Ludovic Bouvier, président de l’USTM-CGT, parle d’une «  attaque sans précédent de l’UIMM  ». La cible : «  Les conventions collectives territoriales.  »
«  Les patrons veulent un socle minimum, explique le syndicaliste. Tout cela sur fond de loi Travail.  » Les jours de carence, l’ancienneté, les primes de panier, de majoration de nuit, de jours fériés, tout est menacé. «  Ça aura également un effet sur les salaires, prévoit Ludovic Bouvier. Et s’adapter à d’autres professions…  »
La CGT appelle à un rassemblement ce jeudi, à 10 heures, place d’Armes de Valenciennes.