#greveSNCF : la mobilisation pour le service public contre la privatisation se poursuit #jesoutienslagrèvedescheminots

En cette 12ème séquence de grève des cheminots, pour les 24 et 25ème jours de grève des cheminots, la mobilisation demeure très forte. Avec plus de la moitié des trains supprimés et un taux de gréviste qui se maintient à un niveau très élevé. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que les cheminots se sont prononcés à plus de 95% contre la réforme ferroviaire, qui en supprimant le statut et en transformant le service publique en une société anonyme lance sa . Si cette réforme qui n’était pas dans le programme affiché par Macron est mis en oeuvre au pas de charge et violemment c’est qu’elle est dans le programme réel du gouvernement, celui imposé par les . En effet, ce n’est ni Borne ni Macron qui ont écrit cette réforme mais bien les 4 paquets successifs de imposant l’ouverture à la concurrence et ainsi la privatisation de la . Cette construite par les cheminots et financée par tous les français va ainsi être démantelée, vendue à la découpe. Pour les travailleurs de France, il n’en restera que la dette. Et les profits de cette société anonyme seront pour les futurs actionnaires.

www.initiative-communiste.fr donne la parole à ceux que l’on n’entend jamais dans les médias des milliardaires et sur les chaînes des télés et radios publiques aux ordres du régime : les travailleurs, les cheminots

Info Luttes avec la CGT Cheminot

Les 28 et 29 mai, les cheminots sont entrés dans la 12è séquence de grève.
Le passage du projet de loi au Sénat avec un vote prévu le 05 juin prochain ne solde pas la mobilisation.
Elle est plus que jamais d’actualité et doit durer.

DÉBAT AU SÉNAT : LES DÉS NE SONT PAS JETÉS

Le processus législatif engagé depuis le passage du texte et le vote à l’Assemblée Nationale le 17 avril dernier se poursuit avec l’entame du débat public le 29 mai à 17h45 au Sénat, en vue d’un vote prévu le 05 juin.

Contrairement à ce l’on peut entendre, notamment par voix de presse, ou lire dans les communications du Gouvernement et de la direction SNCF, la messe ne sera pas dite pour autant !

Certains médias voulant briser l’unité syndicale, voudraient faire croire que, par le biais d’amendements proposés, certaines organisations préparent leur sortie.

Aucune organisation syndicale ne peut déposer des amendements, elles peuvent les faire porter par l’un des groupes politiques présents dans les deux chambres parlementaires (Assemblée Nationale et Sénat).

Aussi, c’est bien par le biais de réelles négociations que les choses peuvent véritablement évoluer et être rendues concrètes pour les cheminots.

Nous exigeons d’obtenir des tables rondes tripartites (Gouvernement, patronat, organisations syndicales) qui couvriraient l’ensemble des sujets de la réforme sans les saucissonner. La CGT a proposé que cette demande soit relayée par chacune des organisations syndicales reçues vendredi dernier chez le Premier ministre.

Pour la CGT, le Gouvernement doit, dans le cadre de ces négociations que nous demandons, rédiger rapidement des propositions claires qui doivent être transmises afin d’être évaluées par les cheminots en grève dans les assemblées générales.

La mobilisation doit se poursuivre, le rapport de forces, notamment la participation à la grève, doit s’accentuer pour peser sur les décisions gouvernementales.

REPRISE PARTIELLE DE LA DETTE DE SNCF RÉSEAU PAR L’ÉTAT

Lors de notre rencontre avec le Premier ministre le 25 mai dernier, il a été annoncé une reprise de la dette à hauteur de 25 Md€ en 2020 et 10 Md€ en 2022. Sur les investissements, 200 M€ supplémentaires par an seront affectés à la modernisation de l’infra.

Ces annonces, ainsi que l’organisation d’une table ronde début juin, sont évidemment à mettre au crédit de la lutte en cours. Elles sont liées à la stratégie de lutte dans la durée.

Aujourd’hui, la dette de SNCF Réseau s’élève à plus de 47 milliards d’euros. Elle est composée d’emprunts obligataires privés et publics français et étrangers à taux fixe et variable (compris entre 0 et 4 % d’intérêt).

La dette n’est donc pas une et une seule, mais est très diversifiée, publique, privée, en devises étrangères, avec des durées et des modalités de remboursement différentes.

Sur la reprise partielle de la dette de SNCF Réseau par l’État (Mobilités n’étant pas concerné), plusieurs scénarios existent. Aujourd’hui, aucun n’a été choisi !

Le passage en Société Anonyme, même à capitaux 100 % publics incessibles, transformerait la garantie effective (réelle) de l’État en garantie implicite (virtuelle) et provoquerait une hausse des taux d’intérêts. De ce fait, certains emprunts publics ne seraient plus possibles.

La reprise partielle de la dette par l’État dégagerait, selon la direction de la SNCF, 1 milliard d’euros de disponibilités (autant d’argent disponible pour des embauches supplémentaires au Statut, l’amélioration des conditions de travail, les salaires… ?).

Mais de quelle reprise de dette parle-t-on ?

La dette ancienne avec des taux d’intérêts élevés ? La dette récente avec faible taux ? La dette en devises étrangères ? La dette publique ou privée ? Tout ceci doit encore être arbitré et arrêté par Bercy et des engagements fermes doivent être pris par l’État.

Rien n’est réglé pour l’instant, malgré l’annonce de la reprise partielle de plus de 3 milliards d’euros par an, la dette va continuer de croître (notamment par l’augmentation des intérêts). De même, les leviers de productivité conditionnés à la reprise de cette dette ne sont pas encore connus (refonte des métiers ? Poids du digital ?), nous pouvons craindre que les emplois et les conditions sociales des cheminots soient une nouvelle fois la « variable d’ajustement ».

RIEN N’EST JOUÉ !
SOYONS PRÉSENTS DEVANT LE SÉNAT À PARIS OU DANS LES RASSEMBLEMENTS ET INITIATIVES LOCALES DU MARDI 29 MAI 2018.

Vot’action un succès de la démocratie sociale

61% des cheminot-e-s ont participé à l’opération Vot’Action. C’est un succès sans précédent qui démontre l’intérêt porté à cette réforme. Les cheminot-e-s de tous collèges et de tous Statuts, malgré des consignes hostiles venant du directoire du Groupe Public Ferroviaire, ont plébiscité ce mode d’expression. Faisons vivre son résultat !

 

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Gouvernement et COMEX voulaient faire passer au pas de charge une seconde réforme ferroviaire en 2 ans, en limitant les possibilités de débat, de confrontation. La participation massive à la Vot’Action organisée, unitairement par les organisations syndicales représentatives, est la preuve que les cheminots sont concernés par l’avenir de l’entreprise, du ferroviaire. Le sens de leur engagement traduit leur exigence d’un travail de qualité au service de nos concitoyens, usagers et chargeurs.

Cette Vot’Action est devenue l’affaire de tous.

Un fait majeur de ce dispositif, réalisé en un temps record, est la participation notable de l’encadrement. Près de 45 % des maîtrises et cadres se sont exprimés. Ce fait est d’autant plus remarquable que la haute direction de l’entreprise a tout tenté pour délégitimer cette opération dans ses communications et dans ses directives.

La loi Travail a fait du référendum d’entreprise un élément clé des politiques des directions d’entreprises soucieuses de contourner les organisations syndicales représentatives. Disposition qui a été présentée comme une avancée démocratique. Elle devient nettement moins désirable quand ce sont les représentants des salariés qui initient eux-mêmes un référendum et invitent les salariés à s’exprimer sans aucun chantage à l’emploi.

Une initiative syndicale transformée par les cheminots.

Toutes les mesures ont été prises par les hauts dirigeants pour faire pression en particulier sur les cadres, afin qu’ils ne puissent pas participer au vote : interdiction de tenir des urnes dans les services de directions centrales, injonctions explicites, voire interdiction de participer au vote…

Cet autoritarisme n’a pas payé. Les cadres ont participé au vote, l’ont réclamé sur de nombreux sites. Des cadres dirigeants (DET) qui avaient mission d’empêcher celui-ci, y ont eux-mêmes participé.

Ce geste citoyen, réalisé par des dirigeants en proximité, traduit une défection grandissante dans l’encadrement.

Les choix politiques des COMEX :

  •  tournent le dos aux missions de l’entreprise publique ;
  •  dégradent le fonctionnement des unités de production et des services ;
  •  détruisent tout ce qui fait l’utilité et l’efficacité du système ferroviaire.

Ce geste citoyen traduit aussi une fracture entre les hauts dirigeants et les dirigeants opérationnels, amenés à faire de la mauvaise, voire de la sale besogne et nullement protégés des mauvais coups. L’encadrement est ainsi confronté à la déloyauté de hauts dirigeants qui exigent une soumission sans condition.

Cadres Sup, Cadres et agents de Maîtrise donnent leur avis

La Vot’Action a donné à l’encadrement une occasion unique de faire ce que la haute direction ne lui permet jamais : s’exprimer ! Cette aspiration à être considéré, à donner son point de vue est vive.

Le résultat de la consultation est sans appel : cette réforme ferroviaire qui répond à des considérations idéologiques, est mal bâtie, ne tient pas compte des besoins des populations, n’a aucune pertinence économique et ne règlerait aucun des grands problèmes auxquels est confrontée l’entreprise.

Ensemble pour le Fer : la réforme pour développer le ferroviaire.

La dette d’État, véritable saignée continue pour l’entreprise, a été imposée par des choix politiques parfois justifiés mais non assumés. Aujourd’hui, il y a toujours la nécessité de réaliser de lourds travaux de régénération pour rattraper des années de négligence et de mauvais choix (faits par qui ?). L’annonce d’une reprise de 35 milliards de la dette et les 200 millions annuels supplémentaires sont en soi une première avancée, mais la dette n’est pas reprise entièrement. Il reste 20 Milliards en 2018, sans doute plus encore en 2020 date de la première échéance. De plus, en modifiant le statut juridique de l’entreprise, les taux d’intérêt risquent de nouveau d’étrangler nos capacités financières.

Le gouvernement doit entendre une expression unanime !

La participation massive et le résultat sans ambiguïté sont des encouragements pour la CGT. Il nous faut poursuivre la dynamique engagée en libérant totalement la parole des catégories de salariés paradoxalement si méprisées par les hauts dirigeants. Toutes les occasions d’échange ont un seul but : ceux qui font la production au quotidien, doivent pouvoir exprimer leurs difficultés et aspirations concrètes.

Cheminots, Exécution, Agents de Maîtrise, Cadres, ensemble, dégageons les voies à suivre pour réaliser un travail de qualité, efficace, respectueux des immenses savoir-faire des cheminots.

La CGT cheminots, son Union Fédérale des Cadres et Maîtrises appellent tous les collègues de ces collèges à s’inscrire dans un mouvement qui doit peser pour imposer la négociation.

Construisons nos bonnes conditions de vie et de travail, pour donner à notre entreprise le profil qu’elle mérite : une grande entreprise de service public vouée à la satisfaction des besoins de nos concitoyens.