CGT Martinez change de ton – Pour un syndicalisme de masse et de classe

du secteur luttes du – 9 février 2015

Poing IC Luttes info lutteLes annonces faites par le nouveau secrétaire général de la Philippe sur les ondes des radios nationales et sur France 2 dans l’émission complément d’enquête, ne peut que nous réjouir de ce changement de braquet au sein de la première centrale syndicale de notre pays. Il semble y avoir un changement de ton face au patron des patrons Pierre Gattaz qui doit pour les travailleurs être le signal d’un début de remise en cause de la ligne réformiste menée par ses prédécesseurs.

Ce changement de ton face au patron des patrons Pierre Gattaz doit pour les travailleurs être le signal d’un début de remise en cause de la ligne réformiste menée par ses prédécesseurs

Mais, pour que les intentions de P Martinez soient suivies d’effets et qu’elles ne soient pas qu’un effet d’annonce pour éteindre la grave crise politique subie par la CGT, il faut que les travailleurs adhérents et non adhérents à la CGT se mobilisent encore plus pour que la confédération redevienne le moteur des luttes qui ce développent chaque jour dans notre pays et qu’elle soit une véritable opposition syndicale aux prétentions du MEDEF, et à la politique d’austérité du pouvoir.

les travailleurs adhérents et non adhérents à la CGT doivent se mobiliser encore plus pour que la confédération redevienne le moteur des luttes

La CGT ne reviendra pas que dans les mots à une véritable des classes que lorsqu’elle aura rompu avec la CES, cette machine à aligner les syndicats sur la politique de la BCE (voir la Grèce, où la CES laisse étrangler le peuple grec sans dire un mot !) et avec l’absurde mot d’ordre d’ « Europe sociale », de « service public européen » (alors que l’UE est là pour briser les services publics nationaux existants !), d’ « euro au service des peuples », d’Europe de la paix, etc.  En réalité, la position  prolétarienne de classe et de masse, vu le rejet majoritaire de l’UE dans la classe ouvrière de France et d’ailleurs, est de militer pour une SORTIE de la France de la mortifère zone euro et de l’UE atlantique, sans crainte de redire que nous voulons en finir avec l’exploitation capitaliste.

Rompre avec la CES, militer pour la défense des travailleurs, c’est à dire la sortie de la france la zone euro et de l’UE atlantique

Revenant aux fondamentaux à la fois internationalistes et patriotiques de la CGT, qui participa de plain pied au CNR, la CGT doit aussi clairement défendre l’indépendance nationale (politique, budgétaire, militaire) de la France ainsi que le « produire en France », sans lequel il n’y aura bientôt plus de classe ouvrière industrielle en France. Il convient aussi que la CGT reprenne le combat contre les guerres néocoloniales et contre les ingérences de l’impérialisme français, qu’il soit dirigé par Sarkozy ou par Hollande, pour que notre peuple ne soit pas compromis dans des tueries et que les sommes énormes dilapidées dans des guerres de brigandage soient investies en France pour le progrès social.

Pour un syndicalisme de masse et de classe

On a constaté que le syndicalisme rassemblée ne fonctionne pas ! Et ce malgré de très puissantes mobilisations populaires, telle celles de 2010. L’exemple du CPE en 2006 l’a démontré, tous ensemble et en même temps les travailleurs peuvent gagner. C’est dans les luttes et ,dans les entreprises que le rassemblement des travailleurs et de leur organisations syndicales doivent se rassembler, agir et combattre pour le rejet pur et simple de la loi Macron, pour mettre les travailleurs en position de force devant le MEDEF pour négocier de véritables augmentations salariales. Il faut en finir avec ces rencontres soit disant sociales qui existent pour faire avaler aux organisations syndicales les reculs sociaux. Et, comme le disait très justement notre camarades et secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, « La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! ».

 

Jo Hernandez Secrétaire du secteur entreprise/luttes du PRCF

 

3 Commentaires de lecteur “CGT Martinez change de ton – Pour un syndicalisme de masse et de classe

  1. Flo
    11 février 2015 at 12:27

    Monsieur Martinez et le nouveau bureau confédéral n’ont en aucun cas l’intention de changer de cap. Celui ci a déjà annoncé, dans les structures,qu’il n’y aurait aucune modification des repères revendicatifs, le ton est effectivement donné! Et ce ne sera pas en faveur du salariat!
    Je tiens à rappeler qu’il a été proposé par son prédésesseur…
    En gros, on prend les même et on recommence… On ne peut rien attendre de ces nouveaux pantins de la CES.
    Je suis très déçue de cet article qui ne tend visiblement qu’à nous rassurer…

    Une militante issue de la VRAI CGT

  2. - -
    11 février 2015 at 12:46

    En gros, on prend les même et on recommence… On ne peut rien attendre de ces nouveaux pantins de la CES.

    C’est effectivement ce que dénonce le PRCF et son secteur luttes, dans l’article ci dessus : “La CGT ne reviendra pas que dans les mots à une véritable lutte des classes que lorsqu’elle aura rompu avec la CES, cette machine à aligner les syndicats sur la politique de la BCE (voir la Grèce, où la CES laisse étrangler le peuple grec sans dire un mot !) et avec l’absurde mot d’ordre d’ « Europe sociale », de « service public européen » (alors que l’UE est là pour briser les services publics nationaux existants !), d’ « euro au service des peuples », d’Europe de la paix, etc. En réalité, la position prolétarienne de classe et de masse, vu le rejet majoritaire de l’UE dans la classe ouvrière de France et d’ailleurs, est de militer pour une SORTIE de la France de la mortifère zone euro et de l’UE atlantique, sans crainte de redire que nous voulons en finir avec l’exploitation capitaliste.”

    “Je suis très déçue de cet article qui ne tend visiblement qu’à nous rassurer…”

    Très clairement non : l’article appelle au contraire très clairement la base, les militants à s’organiser et se mobiliser pour que la CGT, notre CGT, revienne à des positions de classe et de masse.

    doit pour les travailleurs être le signal d’un début de remise en cause de la ligne réformiste menée par ses prédécesseurs” = il s’agit bien non pas de compter sur les dirigeants (voir les nombreuses tribunes que nous avons relayées, dénonçant le verrouillage et le tripatouillage) mais sur nous même, les travailleurs, les syndicalistes pour que tous ensemble nous fassions changer les lignes.
    “pour que les intentions de P Martinez soient suivies d’effets et qu’elles ne soient pas qu’un effet d’annonce pour éteindre la grave crise politique subie par la CGT, il faut que les travailleurs adhérents et non adhérents à la CGT se mobilisent encore plus pour que la confédération redevienne le moteur des luttes qui ce développent chaque jour dans notre pays et qu’elle soit une véritable opposition syndicale aux prétentions du MEDEF, et à la politique d’austérité du pouvoir.”

  3. Flo
    11 février 2015 at 15:07

    La base s’est mobilisée mais on lui a tout bonnement confisqué le pouvoir de décider des repères revendicatifs…et donc de mener les luttes qui auraient pu en découler. l’annonce des 32h n’a jamais été discutée,ni au CCN, ni dans les structures…l’objectif est peut être de calmer les résistants ou rebelles, ou encore d’éviter tout débat sur les salaires…?
    Ce n’est que mon avis, mais quand on voit les méthodes employées par les dirigeants, ça laisse perplexe… Il est clair que la base doit se mobiliser, mais comment faire? Telle est la question…