La CGT appelle à la résistance contre les ordonnances Macron ! La ministre du travail pratique le chantage à la loi du silence !

Les appels des différentes fédérations syndicales se multiplient pour stopper les euro-, cette euro- 2.0. Ne reste plus qu’à faire converger ces appels en une tous ensemble et en même temps, pour que soit mis un coup d’arrêt à la violente offensive anti-sociale conduite par le pouvoir Macron. Un pouvoir qui entend diriger de façon aussi brutale qu’il est illégitime. En effet, s’il a gagné dans les urnes, c’est le pouvoir le plus faible et le plus mal élu de toute la Ve république, lui qui n’a recueilli que moins de 18% des votes des électeurs au 1er tour de la présidentielle et encore moins (13%) aux législatives.

La appelle à se mobiliser contre la “loi travail XXL”

Tout au long de la semaine du 19 au 26 juin, la CGT organise des mobilisations partout en France.

6 réunions d’une heure par syndicat – qui plus est, sans aucun texte du gouvernement –ne font pas une concertation. 6 heures pour démanteler 120 ans de droit du travail conquis par les luttes sociales, voilà qui est inadmissible !
Où sont reprises les propositions des organisations syndicales de salariés ?
C’est bien les exigences du Medef qui se dévoilent.
En effet, ce matin, les intentions de la ministre du travail se sont précisées et le scénario du pire pour l’ensemble des salariés se confirme.
C’est la fin des conventions collectives. Avec ce projet gouvernemental, tous les droits garantis par les conventions collectives de branche seraient remis en cause voire amenés à disparaître : primes diverses (ancienneté, vacances, etc.), intégralité du salaire versée pendant les arrêts maladie, indemnités conventionnelles de départ en retraite ou de licenciement.
Le gouvernement annonce, dans l’espace feutré du bureau du ministère, vouloir dénaturer les mécanismes de négociation. En dehors des 6 thèmes sur lesquels l’accord d’entreprise ne peut pas faire moins bien que l’accord de branche, tous les autres sujets pourraient être tirés vers le bas parce que renvoyés vers l’accord d’entreprise.
C’est donc bien une logique de mise en concurrence des salariés pour faire baisser ce que le patronat qualifie de « coût du travail » qui est en marche.
C’est l’affaiblissement de la loi. De nouveaux thèmes aujourd’hui exclusivement régis par la loi pourraient être renvoyés à la négociation de branche, tels que les motifs de licenciement (fautes anodines, savoir être, chiffre d’affaires de magasin trop faible, cadences et production sur la chaîne insuffisantes, etc.). Cela pourrait s’appliquer aussi à l’ouverture de cas de recours au CDD (embauche en CDD pour effectuer des travaux dangereux, remplacement de salariés grévistes, CDD en lieu et place d’une période d’essai), etc.
C’est la fin du contrat de travail. Le contrat de travail de chaque salarié ne pourrait plus résister à des règles régressives prévues par l’accord d’entreprise. Si celui-ci prévoit une clause de mobilité ou encore une baisse des salaires et que le salarié refuse, il serait purement et simplement licencié.
La CGT, au contraire, porte des propositions modernes et de progrès social partagées par la majorité des salariés et que le gouvernement refuse pour le moment de prendre en considération.
Les salariés refusent la loi Travail. La CGT les appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation contre le projet XXL du gouvernement Macron.

Montreuil, le 13 juin 2017

Gouvernement macron : des méthodes de mafieux, celle de la loi du silence

Son recours aux ordonnances, pour tenter de liquider le Code du Travail au cours de l’été est le signe que Macron sait qu’il est ultra minoritaire. Il sait que les travailleurs, s’ils s’organisent et décident de se défendre le stopperont. Et ce d’autant plus que sa légitimité politique est très faible comme ses résultats médiocres aux dernières élections en attestent.

C’est aussi pour cela qu’il s’en prend violemment à la CGT : on a ainsi appris que la ministre du travail – ex DRH dans le privé – utilise des méthodes dignes de la Mafia pour mener un odieux chantage contre la CGT. Voila les termes du chantage : soit les représentants de la CGT s’engagent à ne divulguer aucun des éléments des projets d’ordonnances, soit la ministre du travail donnera ordre que la CGT ne dispose d’aucune information.

Dans un compte rendu (lire ci après) la délégation CGT explique :

«Avant d’entrer dans le vif du sujet, le directeur de cabinet s’est fait insistant en nous précisant qu’il attendait de nous une totale confidentialité sur le contenu de ces discussions, expliquant que si la CGT communiquait avec la presse, les informations délivrées par le gouvernement se réduiraient au minimum

Rappelons pourtant que les représentant syndicaux sont les représentants des travailleurs. C’est à eux qu’ils rendent compte et le principe d’une délégation syndicale est bien celui de rendre compte de tout ce qui est discuté. Cela démontre la mascarade d’une soit disant concertation sociale qui n’en est pas une. Mais juste une vaste opération de communication et d’enfumage pour gagner du temps et arriver à retarder le soulèvement social que va provoquer la destruction du code du travail en application des ordres de l’UE et du MEDEF que veulent mener de la façon la plus anti-démocratique Macron et son gouvernement de combat de classe antipopulaires.

Violences et répressions policières

Alors que se multiplient partout en France les mobilisations, le gouvernement tente déjà de jouer la force contre le peuple. En recourant aux violences policières et aux intimidations d’une justice politique contre les manifestants. En témoigne par exemple la vaste opération de répression policière menée à Rennes le 30 mai dernier et décrite par nos confrères de lundi.am

Mais le fait est que le 19 juin dernier par exemple, le #frontsocial a mobilisé des manifestations dans 34 villes de France. Et que les réseaux militants, syndicaux, politiques et citoyens pourraient très bien faire se lever très vite une puissante mobilisation sociale,

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Le tract de la CGT chimie qui appelle à la résistance

MOTION-DU-CEF-DU-13-06-2017

Le compte rendu de la CGT des menaces du gouvernement macron contre les travailleurs

CR CGT négociation ordonnance macron