BLANQUER PRIS LA MAIN DANS LE SAC D’UNE MANIP D’ÉTAT VISANT LES SYNDICATS LYCÉENS ! DÉMISSION DE CE MINISTRE ARROGANT, INCAPABLE ET DESTRUCTEUR !

Communiqué commun des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France et de la Commission Éducation du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) – 21.11.2020

BLANQUER: UN “ÉDUCATEUR DE LA NATION” ou un FRANC CORRUPTEUR DE LA JEUNESSE?

L’enquête menée par Médiapart et Libération établit que, sur fonds d’État, le ministre Blanquer a créé de toutes pièces et financé sans compter sur fonds d’État un syndicat jaune appelé “Avenir lycéen”. Si cette information s’avère exacte, l’ensemble des organisations progressistes de jeunesse, des syndicats enseignants, lycéens et ouvriers qu’humilient  et tentent de discréditer de semblables méthodes, doivent réclamer la démission immédiate de Blanquer dont l’attitude corruptrice à l’égard de la jeunesse soulève l’écœurement tant elle est  indigne des fonctions qui lui sont confiées.

À CONTRE-RÉFORMES DESTRUCTIVES, MÉTHODES MALHONNÊTES!

Le fond de l’affaire n’est pas seulement éthique, il est aussi politique: chargé par Macron d’aligner l’Éducation nationale sur les normes régressives de la RFA (où le bac national n’existe pas et où l’apprentissage patronal domine dans le second degré) et sur celles du monde anglo-saxon (où l’entrée à l’université se fait sur dossier et sur la base de droits d’inscription exorbitants écartant les jeunes de milieu populaire), Blanquer a littéralement cassé le lycée à la française en cassant le groupe classe, en démantelant et en privant de sens l’enseignement des disciplines, en affaiblissant les concours de l’, en précarisant comme jamais les professeurs et leur statut, en liquidant le bac national anonyme premier grade universitaire et en laissant Parcoursup – c’est-à-dire en fait, les présidences d’université – organiser à leur guise le tri scolaire et social entre les candidats à l’inscription sur la base d’un pseudo-bac délivré localement, inégalitaire et socialement dévalué. 

Tout cela a été entrepris avec le plein concours de la ministre LREM des universités dont les réformes néolibérales et liberticides sont en train de liquider ce qui subsistait de l’Université et de la Recherche publique à la française tout en tentant de rendre de facto illégales les luttes étudiantes (énormes sanctions prévues contre les étudiants en lutte occupant un amphi: NOS GOUVERNANTS ONT PEUR D’UN NOUVEAU 1968!). 

Le but final de ces contre-réformes d’orientation maastrichtienne et clairement anti-républicaine est de substituer à l’Éducation nationale transformée en garderie un système éducatif totalement éclaté, ne délivrant plus des diplômes de valeur nationale à durée indéterminée, mais des “compétences” rechargeables et payantes: ce qui permettrait au patronat de dynamiter les qualifications nationales et à travers elles, les grilles salariales de branche de dizaines de millions de travailleurs.

LA GESTION BLANQUER DE L’ÉCOLE, OU LE MÉPRIS DE FER pour la SANTÉ et pour la DIGNITÉ DES MAÎTRES et des ÉLÈVES

Par ailleurs comment tolérer encore la présence au ministère de l’Éducation nationale d’un personnage qui a si mal et si IRRESPONSABLEMENT géré la crise sanitaire en laissant les professeurs et les lycées affronter l’épidémie dans des conditions désastreuses pour la santé et pour l’enseignement lui-même? 

Comment laisser rue de Grenelle un ministre (…) qui par ailleurs, a tout fait pour réduire à rien l’hommage à Samuel Paty, l’enseignant qu’avait d’abord odieusement sermonné sa hiérarchie (scandaleusement, l’institution a initialement préféré “dialoguer” avec des fanatiques!) et qui, de manière très générale, ne manifeste que mépris envers les enseignants et pour le climat scolaire général au risque que ne s’installe un décrochage lycéen de masse nuisible à l’immense majorité des lycéens désireux de travailler dans des conditions décentes, d’apprendre, de s’ouvrir aux “lumières” et de réussir leurs études?

BLANQUER DÉMISSION ! ENSEMBLE BALAYONS LES CONTRE-RÉFORMES SCOLAIRES et toutes celles et ceux qui les orchestrent !

Certes, la démission de Blanquer ne réglerait rien par elle-même, tant est grand le nombre d’arrivistes malfaisants dont disposent Macron et l’oligarchie capitaliste pour dissoudre l’Éducation nationale et l’université à la française dans l’acide d’une “construction” européenne entièrement tournée vers le profit capitaliste. Mais du moins l’exigence montant de partout, écoles, collèges et lycées, facs, parents d’élèves, syndicats ouvriers, lycéens et enseignants,  BLANQUER DÉMISSION, BLANQUER AU CHOMEDU !, s’accompagnant des mots d’ordre “RETRAIT TOTAL DES CONTRE-RÉFORMES DU LYCÉE, DU BAC et de l’UNIVERSITÉ”, RETRAIT DES LOIS LIBERTICIDES!, montrerait que le monde enseignant et le monde lycéen sont prêts, bravant la répression et le découragement, à exiger avec le monde ouvrier une ÉDUCATION NATIONALE DE QUALITÉ POUR TOUS!


L’affaire en 8 questions :

  • L’ensemble des organisations lycéennes est opposé à la réforme du BAC détruisant le diplôme national. Des actions très suivies sont organisées partout en France, des centaines de lycées sont bloqués par les lycéens.
  • le ministre Blanquer enrage d’avoir la totalité des corps intermédiaires représentant l’Éducation Nationale, syndicats lycéens et principaux syndicats enseignants, principales fédérations de parents d’élèves, opposés à cette réforme, issue des directives de l’Union Européenne.
  • le 22 décembre 2018, regroupant une dizaine de lycéens, est créé avenir lycéen, une organisation dirigée par un jeune homme qui est aujourd’hui encore un cadre des “jeunes avec Macron.
  • cette organisation affiche sa proximité avec le gouvernement, ses membres posant même avec le ministre Blanquer.
  • Médiapart révèle que le ministère Blanquer lui a attribué une subvention de 65 000 euros, somme qui aurait été dépensée “en bouteilles de champagne, chambres d’hôtel à 300 euros et autres régalades”. Une rallonge de 30 000 € leur a été attribuée en 2020
  • Libération révèle que l’organisation a germé rue de Grenelle” (là où se situent les bureaux du ministère de l’Éducation), “dans l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer, pour servir la communication du ministre et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens”. “Sachant que les syndicats comme l’UNL et le MNL prenaient de plus en plus d’influence dans les médias (contre la réforme du bac, NDLR), forcément pour le ministère c’était embêtant”, témoigne l’ancien porte-parole d'”Avenir lycéen” auprès de France Bleu Orléans.
  • Des anciens élus au CAVL témoignent à Libération comment des communiqués ont été complètement réécrits par les rectorats pour appeler à la levée des blocus devant les lycées, lors des mobilisations contre la réforme du Bac.
  • En guise de défense, l’organisation “Avenir lycéen” publie un communiqué argumentant ainsi : “Nous laisserons le ministère agir dans les prochains jours (nous l’espérons” pour pouvoir démentir…”)

#BlanquerGate : Sur les réseaux sociaux avec le PRCF

Le résumé de l’affaire selon le collectif enseignants “Stylos rouges”

L’UNL l’un des principaux syndicats lycéens porte plainte contre Blanquer.

Les fédérations de parents d’élèves condamnent Blanquer.

Le principal syndicat du second degré dénonce un atteinte aux fondements de la démocratie et des valeurs de la République.

Le groupe parlementaire LFI exige une commission d’enquête: