À Rennes, contre la casse sociale et industrielle, les Technicolor peuvent compter sur le soutien du PRCF 35.

Rennes – par le PRCF 35. Le 2 juillet dernier, la direction de Technicolor , fleuron français de l’électronique grand-public [1] jusque dans les années 2000 et avant son recentrage sur les équipements électroniques à destination des professionnels des médias, annonçait un « plan de sauvegarde de l’emploi »  (ces PSE qu’on annonce quand on veut licencier… cherchez l’erreur) impactant 110 salariés du site de Cesson-Sévigné sur un effectif de 283.

Alors que des baisses de salaires volontaires, jusqu’à 15%, ont été acceptées par les salariés pour réduire l’impact des crises actuelles sur l’entreprise, ce sont désormais les choix stratégiques de la direction de Technicolor qui mettent en péril ces 110 travailleurs et travailleuses ainsi que leurs familles.
 Le site de Cesson-Sévigné, centré sur la R&D (Recherche et Développement) s’était déjà vu amputé de sa partie « Recherche », et c’est désormais la partie « Développement » qui est menacée de délocalisation en Inde.
 Les moindres salaires des travailleurs indiens n’ont évidemment pas échappé à l’équation de la direction de Technicolor. Néanmoins, les salariés de l’entreprise et leur intersyndicale dénoncent également tout ce savoir-faire français, qui a toujours peu intéressé les créanciers et actionnaires qu’on ne soupçonnera pas de patriotisme, savoir-faire qui s’en va désormais à l’autre bout du monde, là où on ne le maîtrise pas et menaçant au passage la viabilité future de tout le reste du site spécialisé qui ne pourra tenir longtemps sans sa partie « Développement ».

La mondialisation capitaliste continue de faire ses ravages, accélérés par la économique qui se profile déjà.

Désindustrialisation, licenciements, pauvreté, remise en cause des conquêtes sociales, perte de savoir-faire et de compétences, désorganisation et destruction du « produire en France », telles sont les conséquences des politiques capitalistes mortifères des Macron et consort, du MEDEF, ainsi que de l’UE qui n’a de cesse, au nom du « libre marché », de rassasier l’appétit du capital-financier, des actionnaires et des monopoles capitalistes du CAC40 à coup d’euro-austérité permanente sur les peuples et les travailleurs.

Les militants communistes du PRCF appellent le monde du travail tout entier, classe ouvrière en tête, à s’unir et à se mobiliser pour en finir avec les licenciements en France, pour en finir avec les délocalisations qui désindustrialisent notre pays et pour en finir avec l’UE supranationale et capitaliste ainsi qu’avec son Euro austéritaire qui écrasent notre peuple, qui bâillonnent les travailleurs et qui méprisent notre indépendance nationale.


[1] ex-Thomson Multimédia, entreprise publique privatisée après l’annonce de sa vente pour 1 franc symbolique par A. Juppé alors qu’il s’agissait d’un leader des technologies de l’audiovisuel, de l’électronique et de l’électroménager.