Jordanie, la loi du marché contre la force populaire

L’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït ont accordé une aide de 2,5 milliards de dollars à la .
Ce pays traverse une crise économique et sociale profonde. D’énormes manifestations secouent le royaume Hachémite. Les travailleurs et les masses populaires protestent contre les hausses des prix en particulier des augmentations sur le pain, ainsi que des augmentations des taxes sur des produits de première nécessité, des prix du carburant et de l’électricité( hausse de 55% depuis février) et un projet de loi fiscale visant à augmenter les impôts pour le peuple et qui prévoit notamment l’imposition de revenus les plus modestes. La Jordanie est sous pression du FMI pour entreprendre des “réformes économiques structurelles”: comprendre étrangler le peuple travailleur, appauvrir les pauvres et enrichir les riches.
“Nous sommes le peuple, nous sommes la ligne rouge”, ont scandé les manifestants arborant des drapeaux jordaniens et appelant au départ du chef du gouvernement.

C’est le FMI, relayé par le capital local, qui impose cette politique d’austérité draconienne ce qui fait dire à un dirigeant syndical que le pays doit ” garder son indépendance et ne pas se plier aux exigences du Fonds monétaire international (FMI)”.

Le mouvement populaire “continuera jusqu’à ce que les revendications soient satisfaites” disent les manifestants dans tout le pays.
C’est la raison de l’intervention des riches voisins du royaume : éviter l’embrasement social qui pourrait donner des idées aux autres peuples de la région.

13 juin 2018 – Commission internationale du PRCF


NDLR : En dépit des manifestations énormes qui secouent le royaume de Jordanie, le silence du régime Macron est total. C’est que cette monarchie absolue est un vassal de l’ euro-atlantique. La Jordanie, comme l’Arabie Saoudite ou les Émirats Arabes Unis démontrent ce qu’il en est réellement de la politique internationale du régime Macron qui n’a que faire des droits des peuples.