Vers la révolution en Equateur ? Moreno fuit à Guyaquil

Des milliers de manifestants des peuples indigènes ont rejoint le 7 octobre 2019 la capitale équatorienne Quito dans une marche historique.

Faisant voler en éclat les barrages policiers, y compris ceux utilisant des blindés, leurs manifestations ont rejoint le quartier gouvernementale où dans la soirée du 7 les militaires ont évacué les médias qui attendaient à 16h une conférence de presse de Moreno, qui n’aura jamais eu lieu.

Toutes la journées les affrontements entre la police et des manifestants, notamment des jeunes étudiants se sont poursuivis dans le centre de Quito et sur l’avenue du 10 aout.

Selon la coalition des peuples autochtones (CONAIE), plus de 20 000 manifestants des différentes communautés ont pris part à la manifestation demandant au président Moreno d’annuler le plan d’austérité néo libérale annoncé mercredi 2 octobre sous la pression du .

Le président de la CONAIE Jaime Vargas a expliqué : ” Nous avons complétement fermé le dialogue avec le gouvernement, il n’y a aura aucune discussion avant que nous ayons atteint la capitale… Nous ne sommes par là pour négocier dans le dos du peuple. Le peuple s’est soulevé et s’est cela que nous allons respecté”.

Le régime Moreno, ultra contesté et reposant sur le détournement des denières élections qui avait vu la victoire du programme de continuité avec la politique de R Correa dans les urnes, a promulgué l’état d’exception, déployant des militaires dans les rues.

La répression a déjà causé un mort, 73 blessés et 477 arrestations. Un jeune manifestant précipité par la police du haut d’un pont a également été tué.

La mobilisation concerne l’ensemble du pays. Trois puis de pétrole sont occupés en Amazonie, entrainant une baisse de 12% de la production de brut.

Dans un communiqué, le parti communiste de l’ appelle à soutenir la mobilisation et à la démission du gouvernement Moreno et la convocation d’une assemblée constituente au service du peuple

Moreno fuit à Guyaquil

Il avait été vu en fuite évacuant les bâtiments gouvernementaux avec ses ministres dans la soirée du 7 octobre, vers 21H le 8 octobre, le président Moreno a annoncé depuis Guyaquil y avoir déplacé le siège du gouvernement.

Alors que le peuple équatorien crie sa colère contre les mesures d’austérité imposé par un Moreno aux ordres du FMI, le traitre à l’Alliance Pais – élu pour poursuivre la révolution citoyenne et qui mène une politique de droite ultra libérale – a accuser sans d’ailleurs donner aucune preuve l’ancien président leader de l’Alliance Paix et le président venezuelien Nicolas Maduro d’être à l’origine des manifestations contre son gouvernement. Comme si la hausse brutale du prix du carburant a elle seule n’était pas de nature à expliquer la mobilisation massive des équatoriens.

Dans une posture autoritaire il s’est affiché avec des responsables militaires et son ministre de la défense pour assener qu’il ne reviendrait pas sur sa décision de supprimer le subventionnement du prix du carburant. Concluant son intervention à l’attention du peuple equatorien d’un insultant “la fainéantise c’est terminé”….

Il est à noter que l’Assemblée Nationale dans cette crise historique ne s’est pas exprimé, montrant l’absence de soutien à Moreno.

L’OEA, par la voix de son secrétaire général Lui Almagro, organisation aux ordres des états unis qui soutient ouvertement les pires émeutes contre le Venezuela a oser publier un communiqué condamnant les manifestations en Equateur, apportant son soutien au régime Moreno…

Rafael Correa, l’ex président de l’Equateur, appelle lui à la mobilisation pour défendre les intérêts populaire

JBC pour www.initiative-communiste.fr