Stoppons le blocus US contre le Venezuela, illégal et criminel. #TrumpDesbloqueaVenezuela #VenezuelaSeRepeta

Un siège et un pillage, c’est cela le blocus décidé par le président des États- Unis d’Amérique, , contre le Venezula. Un blocus qui consiste en un blocage de la totalité des actifs du à l’étranger, et ce afin d’empêcher le pays de commercer. Un blocus extraterritorial, similaire à celui condamné de façon systématique par l’ONU, frappant . Le blocus officialisé par Trump vise à empêcher toute entreprise de commercer avec le gouvernement vénézuélien au risque de subir de lourdes sanctions par le régime américain.

La guerre économique contre le Venezuela s’intensifie donc, après le pillage par le régime Trump de l’entreprise Citgo en avril dernier, filiale de l’entreprise productrice de pétrole du Venezuela PSUV, ainsi que des comptes bancaires, et actifs, y compris les représentions diplomatiques du Venezuela, dans ce qu’il faut bien qualifier d’acte de guerre.

Le but du blocus US: plonger le peuple du Venezuela dans le chaos, y provoquer des pénuries de médicaments, de biens de premières nécessités, y compris les aliments, empêcher le pays de vendre son pétrole alors que c’est sa principale source de revenus.

Mobilisation populaire au Venezuela

L’officialisation du blocus US contre le Venezuela a eu pour effet de faire descendre massivement les vénézuéliens dans la rue… en soutien à son gouvernement démocratique et légitiment élu, le gouvernement de Nicolas Maduro.

Le blocus, la preuve de l’echec du putsch Guaido

Ce blocus, au-delà de ses conséquences désastreuses, est une nouvelle escalade des USA et de leurs alliés pour déstabiliser le pays et y ré-imposer leur dictature à laquelle l’élection d’Hugo Chavez et les victoires électorales de la révolution bolivarienne ont mis un terme. Mais ce blocus est aussi un constat d’échec cinglant de l’ dans sa stratégie d’imposer son président putschiste, mise en échec par la résistance populaire du Venezuela bolivarien. Sa marionnette Guaido a échoué à rassembler un soutien populaire dans la rue, a échoué dans sa tentative de putsch militaire, et peine même à rassembler l’opposition pro US. Et le peuple vénézuélien constate que Guaido, et avec lui l’ensemble de l’opposition pro US, n’ont que faire de la situation du Venezuela et de son peuple, préférant appeler à des interventions militaires contre le Venezuela, et soutenir le blocus US qui va engendrer des pénuries et des difficultés majeures pour le peuple du Venezuela. Les masques tombent définitivement.

En France, les voix se multiplient pour appeler à la solidarité avec le Venezuela et pour faire cesser le blocus. Les communistes, avec la commission internationale du PRCF, appellent à la solidarité. Et les appels viennent également du monde syndical, avec par exemple, l’appel à la solidarité lancé par l’importante Union Départementale CGT des Bouches- du-Rhône, récemment affiliée à la FSM.

Au plan international, Caracas peut compter sur le soutien de la Russie et de la Chine. Le ministre des Affaires étrangères russe a par exemple dénoncé le gel des avoirs financiers vénézuéliens comme du terrorisme économique.

Le gouvernement vénézuélien demande instamment à l’ONU de condamner le blocus américain

Samuel Moncada, l’ambassadeur du Venezuela aux Nations unies, dit que les États-Unis agissent comme les rois du monde.

Le Venezuela a envoyé une lettre au Conseil de sécurité des Nations unies et à son secrétaire général Antonio Guterres, dans laquelle il demande instamment la condamnation du blocus économique total ordonné par le président des États-Unis.

L’ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Samuel Moncada, a rappelé l’ONU à sa responsabilité d’intervenir en utilisant les pouvoirs conférés par la Charte des Nations unies.

« Nous sommes le fer de lance de la résistance à cette vague suprématiste où les États-Unis sont en tête… Les États-Unis agissent comme un royaume mondial qui dirige le monde sans égard pour les Nations unies », a déclaré l’ambassadeur. Plus tôt, le vice-président Delcy Rodríguez et le ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza ont dénoncé le blocus financier total que Donald Trump a ordonné contre le Venezuela lundi dernier.

Le gouvernement vénézuélien a rappelé le caractère impérialiste de l’ordre signé par Trump, qui gèle les avoirs du Venezuela dans ce pays, affectant l’acquisition de nourriture, de médicaments et d’autres fournitures de base.

Arreaza : le blocus américain total fera souffrir le peuple mais ne brisera pas le Venezuela

M. Arreaza a averti que le président nord-américain a l’intention de promulguer un autre décret pour imposer un blocus total des actifs du gouvernement vénézuélien à l’étranger.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a déploré mardi le blocus économique total imposé la veille, par un décret exécutif, par le gouvernement américain de Donald Trump. 

Lors d’une conférence de presse, M Arreaza a déclaré que l’ordonnance comprend sept décrets et leur donne force de loi dans le but de restreindre les capacités commerciales, financières et économiques du gouvernement dirigé par le président Nicolas Maduro, dans le but de le chasser du pouvoir. 

Arreaza a averti que le président américain a l’intention de promulguer un autre décret pour imposer un blocus total des actifs du gouvernement vénézuélien à l’étranger.

Le haut diplomate vénézuélien a expliqué qu’il avait passé en revue les dernières mesures coercitives américaines contre le Venezuela et a déclaré que si elles laisseront une cicatrice historique sur la population de son pays, elles ne suffiront pas pour briser un pays. « Il faut bien plus qu’un magnat-président pour violer la dignité du Venezuela. » 

Il a poursuivi en soulignant que le gouvernement américain « nous espionne, viole le droit international et le reconnaît ouvertement », ce qui affectera l’achat de médicaments tout en faisant pression sur le programme alimentaire du pays connu sous le nom de Local Supply and Production Committees (CLAP).

Enfin, le ministre des Affaires étrangères a conseillé au président Trump de s’occuper de ses affaires et de mesurer les conséquences de son discours raciste, par exemple les récentes fusillades dans la ville d’El Paso, au Texas. Il a aussi déclaré que les États-Unis devraient s’occuper de leurs quelque 100 millions de pauvres. Trump a signé lundi dernier un décret exécutif qui impose un blocus presque total sur les actifs du gouvernement dans ce pays, qui comprend un embargo contre les fournisseurs de nourriture, parmi d’autres livraisons de produits de base. C’est la première fois en trente ans que Washington prend une telle mesure contre un pays souverain.

Venezuela : Un pillage grotesque et éhonté

Communiqué

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela dénonce devant la communauté internationale une nouvelle et grave agression du Gouvernement Trump grâce à des actions arbitraires de terrorisme économique contre le peuple du Venezuela. Washington a émis un autre Ordre Exécutif destiné à officialiser le blocus économique, financier et commercial criminel déjà en marche qui a causé de sévères blessures à la société vénézuélienne ces dernières années et dont le seul but est d’étrangler le peuple vénézuélien pour forcer un changement de Gouvernement pour installer un Gouvernement anticonstitutionnel dans le pays qui viole de façon évidente les buts et les principes de la Charte des Nations Unies.

Cette décision de l’élite qui gouverne les États-Unis est destinée à lui attribuer de façon légale tous les actifs et de toutes les propriétés de l’Etat vénézuélien le bloqués, se livrant ainsi au plus grotesque et éhonté pillage qu’on ait vu dans l’histoire contemporaine des relations internationales. Comme si la vol illégal de la compagnie CITGO et des sièges diplomatiques vénézuéliens ne suffisait pas, la Maison Blanche et ses alliés créent de nouvelles opportunités et de nouvelles ressources pour usurper et piller ce qui appartient aux plus de 30 000 000 de Vénézuéliens.

La communauté internationale doit prendre en considération qu’il faut bien plus qu’un magnat suprémaciste en campagne électorale ou un faucon belliqueux, périmé, obsédé et désespéré qui craint de perdre son emploi pour défaire l’oeuvre libertaire commencée par le Libérateur Simón Bolívar et reprise au XXI° siècle par le Commandant Hugo Chávez. 

Ces nouvelles actions d’ingérence mettent en lumière de façon évidente le fait que le Gouvernement des États-Unis et ses alliés parient sur l’échec du dialogue politique au Venezuela. Ils craignent ses résultats et ses bénéfices. C’est pourquoi le gouvernement bolivarien du Venezuela ne permettra pas que cette escalade tendancieuse d’agressions affecte le processus de dialogue politique dans le pays et confirme sa volonté inébranlable de trouver des accords nationaux de dimensions diverses pour renforcer encore plus notre démocratie et garantir le droit du peuple à vivre en Paix.

Face à l’attaque impérialiste, le Président Nicolás Maduro lance un nouvel appel à l’unité de tous les Vénézuéliens de bien pour affronter le terrorisme économique et politique dans cette nouvelle phase. L’unité nationale civique et militaire est essentielle pour suivre avec fermeté et patriotisme le chemin vers la ratification du caractère irrévocable de l’indépendance du Venezuela en surmontant ensemble n’importe quel obstacle et défendre la Patrie et sa souveraineté nationale sacrée.

Caracas, 6 août 2019 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

https://albaciudad.org/2019/08/comunicado-cancilleria-respuesta-congelacion-activos-trump/

La famine en tant qu’arme: les Etats-Unis ciblent le programme CLAP au Venezuela

par Investig action

Les nouvelles sanctions américaines à l’encontre du Venezuela, destinées à cibler le programme alimentaire CLAP, prouvent qu’il n’y a rien d’ « humanitaire » dans les préoccupations de Washington.

La semaine dernière, le Département du Trésor des Etats-Unis a imposé de nouvelles sanctions à de nombreuses personnes et entreprises liées au programme des Comités locaux d’approvisionnement et de production du gouvernement bolivarien (CLAP).

Le programme, mieux connu sous le nom de CLAP, a débuté au début de 2016 en réponse aux sanctions américaines déjà en place à l’époque. Le programme CLAP a été conçu comme un moyen pour le gouvernement révolutionnaire, avec l’aide d’organisations locales, telles que les communes, de faire des livraisons à domicile de produits alimentaires de base. Au moment de sa création, le CLAP a été créé pour garantir que, quelle que soit l’intensité de la guerre économique contre le Venezuela, l’Etat travaillerait avec tous les citoyens désireux d’assurer la livraison des colis alimentaires du CLAP.

Cependant, le CLAP a également été la cible de propagande impérialiste et d’attaques économiques depuis sa création. Au-delà des sanctions et des restrictions imposées à la quasi-totalité des denrées alimentaires entrant au Venezuela, le CLAP, en particulier, est la cible des médias étasuniens depuis des années, au motif que le gouvernement fournissant un service aux pauvres est essentiellement un « acheteur de votes ».

Bien que cette logique de » délivrance » qui équivaut à de la corruption ait un sens pour les politiciens impérialistes dont la seule croyance est l’austérité et l’écrasement de l’imagination politique et des aspirations de leurs sujets néolibéraux, ces mensonges n’ont pas vraiment marché sur les Vénézuéliens. Au lieu de cela, le programme du CLAP a en fait été élargi pour offrir des boîtes CLAP à des millions de familles. Le CLAP a également fait l’objet de réformes plus récentes plus tôt cette année, lorsque des changements ont été apportés pour améliorer le système de distribution et la comptabilité interne.

Les réformes de 2019 ont également augmenté le nombre de marchés populaires » où seront distribués des produits tels que des légumes, des tubercules, des racines, des fruits et des protéines animales « avec l’intention de s’occuper de » chacune des communes dans les secteurs les plus populeux ». Cela a été facilité par la création de marchés municipaux, ce qui a nécessité l’établissement d’une production localisée de tous les produits alimentaires de base pour le programme CLAP, une étape qui pourrait le décentraliser davantage.

Pourtant, cette possible décentralisation révolutionnaire n’aura peut-être jamais le temps de se concrétiser car, une fois de plus, de nouvelles sanctions ont été imposées au Venezuela. Cette fois-ci, les sanctions visaient 13 entreprises et 10 individus pour corruption présumée dans des marchés publics liés au CLAP.

Parmi les personnes sanctionnées figurent Walter, Yosser et Yoswal, les beaux-fils du président vénézuélien Nicolas Maduro. Le principal sujet de colère du Trésor, cependant, est le ressortissant colombien Alex Nain Saab Moran, dont le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin a affirmé qu’il s’était « engagé avec des initiés de Maduro pour diriger un réseau de corruption à grande échelle qu’ils utilisaient sans ménagement pour exploiter la population du Venezuela qui meurt de faim. Le Trésor public cible ceux qui sont à l’origine des stratagèmes de corruption sophistiqués de Maduro, ainsi que le réseau mondial de sociétés fictives qui profitent du programme de distribution alimentaire contrôlé par l’armée de l’ancien régime. »

Mnuchin a également parlé de la ligne médiatique mentionnée précédemment selon laquelle Maduro et les « initiés du régime » utilisent « la nourriture comme une forme de contrôle social, pour récompenser les partisans politiques et punir les opposants », avec la relation entre Saab et Maduro remontant à 2009.

Le Trésor accuse Saab d’avoir surfacturé les contrats d’Etat pour l’importation et la distribution de nourriture pour le CLAP et d’avoir utilisé « une partie de ses profits de contrats alimentaires corrompus pour payer des pots-de-vin aux fonctionnaires du gouvernement pour l’importation de nourriture ».

Bien qu’il semble étrange pour les Etats-Unis de se soucier autant des boîtes CLAP et de la distribution locale de nourriture, le communiqué de presse contenait aussi des éléments qui pourraient être des préoccupations matérielles plus importantes pour Washington. Bien que les accusations du CLAP puissent paraître mauvaises, le Trésor a également mentionné que Saab est soupçonné d’aider à mettre en place l’infrastructure et les accords nécessaires pour envoyer de l’or vénézuélien en Turquie.

Malgré les sanctions américaines à l’encontre du Venezuela, ainsi que des mesures comme celle de la Banque d’Angleterre refusant de restituer des milliards en or vénézuélien, la Turquie – alliée de l’OTAN – et son président Recep Erdogan sont restés fidèles à la révolution bolivarienne et ont pris la responsabilité de traiter tout nouvel or du Venezuela. Selon le communiqué de presse, « Saab, à son tour, a travaillé avec des membres du gouvernement vénézuélien, y compris El Aissami, l’actuel ministre de l’Industrie et de la Production nationale et ancien vice-président exécutif, pour créer une structure permettant au gouvernement du Venezuela de vendre son or à la Turquie ».

Les Etats-Unis se disputent aussi actuellement avec la Turquie au sujet de la récente importation de systèmes russes de défense antimissile S-400, Washington imposant des sanctions à de multiples individus et entreprises dans ce pays également. Alors que Washington fait peut-être semblant de se soucier du CLAP, cette lutte entre Washington d’un côté et Caracas et Ankara de l’autre a probablement été fortement prise en compte dans les dernières cibles des sanctions.

Quelles que soient les motivations, il y a un inconvénient évident à cela: le CLAP est dans la ligne de mire en cette période de réformes radicales. Peu importe ce que les Etats-Unis espèrent tirer des dernières sanctions, les Vénézuéliens qui comptent sur le CLAP et sur le réseau de distribution qui le soutient en souffriront. Il s’agit là d’une poursuite de la politique en cours entre les Etats-Unis et le Venezuela, c’est-à-dire d’une nouvelle tentative d’affamer le Vénézuélien moyen pour le soumettre aux Etats-Unis.

En échange de la trahison de la révolution bolivarienne, le peuple vénézuélien verra le coup des sanctions américaines levé, mais le coup des capitaux financiers et des pirates économiques prendra sa place. La dernière attaque contre le CLAP peut avoir de multiples motivations, mais l’intention de Washington reste la même, les Bolivariens doivent être anéantis.

Traduit de l’anglais par Bernard Tornare pour son blog

Relu par Bam