SOLIDARITE avec les MIGRANTS, OUI, PAS avec les DJIHADISTES qui les chassent pour le compte des impérialistes occidentaux.

fauteurs de guerresAu rassemblement parisien de « solidarité avec les  » qu’ont porté ce week-end le PS et sa mouvance d’ « extrême gauche », on a vu flotter partout, non pas le drapeau officiel de l’Etat syrien à deux étoiles, mais celui de la « rébellion » djihadiste (à trois étoiles) encouragée par les pétromonarchies intégristes chères à Hollande (qui vend, humanitairement au Qatar et à l’Arabie saoudite, des « Rafales » qui leur serviront à écraser les révoltes populaires).

La solidarité avec les peuples commence par l’observation d’un devoir élémentaire : celui de NE PAS s’ingérer dans leur affaires, de NE PAS les déstabiliser (au départ pour faire tomber un allié de la Russie et de l’Iran), en se souvenant du mot de Robespierre : « LES PEUPLES N’AIMENT PAS LES MISSIONNAIRES ARMES ». Cela s’appelle le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et celui des travailleurs à VIVRE ET A TRAVAILLER AU PAYS au lieu de servir d’ « armée mondiale de réserve du capital » à l’aune de l’euro-mondialisation !

qui sème le néocolionalisme et vend des armes récole des réfugiésN’oublions jamais que dames patronnesses et dagues patronales appartiennent à la même famille politique : celle de l’impérialisme, ennemi principal de tous les peuples, y compris le nôtre, et de ses créatures intégristes !

Ajoutons que voir flotter un drapeau intégriste porté par des individus masqués sur la statue de la République est une insulte au peuple français et à tous les martyrs républicains du 19ème siècle tombé pour la liberté des peuples.

Plus que jamais, SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES SYRIENS qui luttent pour une indépendante, unie, laïque et démocratique où tous les Syriens qui le souhaitent pourront vivre et travailler !

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés

 

rebelles en syrie

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

 

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Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles.

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Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des et le respect de la dignité humaine de tous les migrants »,  nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

 

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 Au rassemblement de soutien aux réfugiés, samedi 5 septembre, place de la République à Paris. (Photo Martin Colombet. Hans Lucas)

syrie - paris

 Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Silvia Cattori | 6 septembre 2015Source: http://arretsurinfo.ch/paris-le-drapeau-des-djihadistes-en-syrie-flottait-lors-du-rassemblement-en-soutien-aux-refugies/

Commentaire de lecteur “SOLIDARITE avec les MIGRANTS, OUI, PAS avec les DJIHADISTES qui les chassent pour le compte des impérialistes occidentaux.

  1. Maréchal Jean-François
    7 septembre 2015 at 09:57

    Belle distinction que vous faites là, nécessaire pour éviter des amalgames qui font le jeu de l’extrême-droite raciste et xénophobe. L’analyse s’applique du reste à d’autres situations du même genre: solidarité avec les victimes de l’anti-sémitisme et non soutien au sionisme et aux chemises jaunes… Le raisonnement est du même ordre.
    Les attentats comme des homes de réfugiés, eux, sont malheureusement légion en Allemagne: il ne se passe pratiquement pas un jour sans que la presse en relaie un. Il semble que plus les néo-nazis sont sous pression, plus ils deviennent agressifs.
    On a, ou plutôt on nous donne, l’impression que l’ “opinion publique” est brusquement favorable à l’accueil de ceux qui fuient les horreurs de la guerre. La photo du petit Aylan aurait été le déclencheur: hypocrisie d’une certaine presse qui a décidé longtemps de ne pas montrer d’autres photos… Mais ce revirement coïncide curieusement avec un nouveau discours du patronat qui va dans le même sens, mais tombe dans d’autres amalgames: pour le patronat allemand, il faut accueillir à bras ouverts, désormais, cette foule de gens qualifiés qui vont compenser le déficit démographique allemand et le manque de main d’oeuvre qualifiée qui s’ensuit. Il n’y a pas qu’en Allemagne que l’on retrouve ce genre de réaction patronale. Avec ses relais politiques: Bart De Wever, patron du parti nationaliste flamand NVA (ce parti qui domine notre gouvernement) réclame un statut particulier pour les réfugiés, distinct de celui des autres travailleurs. Un levier pour faire du dumping social, remettre en cause le salaire minimum ou la limitation du temps de travail hebdomadaire? J’en ai peur. Il est maintenant urgent d’exiger l’égalité de traitement entre ces réfugiés et … nous qui ne le sommes pas ou plus.
    La Belgique connut en 1939 le “pied de paix renforcé”: les hommes étaient mobilisés, mais il n’y avait pas de guerre, même si elle était tenue pour possible. Le pays était, paraît-il, soucieux de faire respecter sa neutralité, au point de retirer des forts les canons dont les obus auraient pu toucher les faubourgs d’Aix-la-Chapelle, juste à la frontière, suite aux protestations du Reich. Au poins de donner ordre aux cavaliers-cyclistes qui gardaient nos frontières de refouler les réfugiés qui n’étaient pas en règle. Malgré cela, nombreux furent les Allemands juifs qui trouvèrent refuge chez nous… et furent les premiers à être arrêtés pendant l’occupation. Pourtant le roi Léopold III avait donné son accord pour le passage de troupes françaises destinées à aller, aux côtés du Reich et de ses alliés, se battre contre les Soviétiques. Neutralité à deux vitesses donc.
    J’ai lu parfois qu’il y avait une forte francophilie chez les Belges à l’époque (voir “Une curieuse défaite” de Bloch notamment). Cela fut-il réciproque? A l’invasion en mai 1940, ma mère, adolescente, fuit Bruxelles avec toute sa famille: les routes étaient ainsi “encombrées” de réfugiés qui partaient vers le sud (stratégiquement, l’armée allemande nazie en a du reste joué). Elle m’a raconté que, quand ils sont arrivés en France,… on leur jetait des pierres en les insultant, les traitant de “sales Boches du nord'”. C’est dans ce terreau-là que le FN prend racine? Rien n’a changé en somme…?
    Les Boches du nord ne sont plaisants que quand ils ont l’accent flamand (qu’ils soient flamands ou Bruxelles, c’est à dire flamands de langue française: l’exotisme se vend bien) et servent de clowns à la télévision du pouvoir à Paris: de braves caniches, quoi!