Nicolas Maduro réélu, l’opposition perdante à toutes les élections, Washington veut renverser le gouvernement en s’appuyant sur le groupe de Lima

Minoritaire au , défaite à la quasi totalité des élections – pourtant très nombreuses, régulières et internationalement surveillées – la coalition d’opposition soutenue à bout de bras par Washington et ses régimes féaux (Colombie, Argentine, et désormais le Brésil) ne cesse depuis qu’elle a perdu le pouvoir de lancer régulièrement des actions violentes pour renverser le gouvernement du . On se souvient ainsi de la tentative de en 2002 contre Chavez, immédiatement reconnue par les USA et l’Union Européenne, mais que le peuple venezuelien avait déjoué. Ensuite à la suite de chaque défaite électorale, la MUD et ses partis d’extrême droite ont lancé des attaques violentes provoquant de très nombreux morts et semant le chaos dans le pays. On se souvient des épisodes particulièrement violents de 2014 et 2017.  Pour faire cesser les troubles la réponse du gouvernement bolivarien aura été de façon systématique de se tourner vers les urnes et vers le choix démocratique du peuple venezueliens. Minoritaire dans les urnes, de manière systématique, la coalition de partie d’extrême droite s’opposant à la coalition bolivarienne refusait d’avance et avant chaque scrutin de reconnaitre le résultat des élections, préférant soutenir les ingérences extérieurs et la guerre économique menée par Washington et l’Union Européenne pour plonger le pays dans la misère en bloquant son accès au commerce et aux circuits financiers internationaux.

Putsch et violences fascistes : Washington veut établir un pouvoir à sa main à Caracas,

Vendredi 4 janvier le qui regroupe l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique,le Panama, le Paraguay, le Pérou, la Guyane et Sainte-Lucie considère comme « illégitime »le second mandat de qui doit débuter le jeudi 10 janvier, et lui demandent de transférer ses pouvoirs à l’Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l’opposition.   Pour la première fois, les Etats-Unis, qui ne sont pas membres du Groupe de Lima, ont participé à cette réunion. C’est le secrétaire d’Etat Mike Pompeo qui représentait les E-U pour indiquer l’importance de cette réunion de guerre.

Notons que le Mexique dirigé par le nouveau président de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador, n’a pas signé ce véritable Manifeste de Brunswick*.

Le Venezuela a lui exprimé «sa plus grande perplexité face à l’extravagante déclaration d’un groupe de pays du continent américain, qui après avoir reçu des instructions du gouvernement des Etats-Unis à travers une visioconférence, se sont mis d’accord pour encourager un coup d’Etat», a déclaré le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza

Plus que jamais apparait avec force le caractère anti-démocratique et impérialiste des interventions des États-Unis et des gouvernements latino-américains à sa botte contre les pays qui ont opté pour l’indépendance nationale et la justice sociale.
Plus que jamais apparait avec autant de force la nécessité pour les gouvernements progressistes de faire le choix clair de la révolution socialiste et du pouvoir ouvrier et paysan.

Les urnes ont tranchées : élections de l’assemblée constituante, élections du président, élections régionales, élections municipales

Depuis 2017, la totalité des élections ont été gagné par la majorité boliviarienne, comprenant notamment le PSUV le parti de Nicolas Maduro, mais également le parti communiste venezuelien (PCV). Outre l’élection de l’assemblée constituante, l’opposition pro USA a perdu les élections présidentielles, régionales, et dernièrement les élections municipales.

Jeudi 10 janvier 2019, Nicolas Maduro, le président du Venezuela réélu le 20 mai 2018  débutera donc son second mandat de six ans jusqu’en 2015 en application de la constitution du Venezuela. Il prêtera serment devant la cour suprême de justice.

Ce 6 janvier à Caracas, le président vénézuélien Nicolas Maduro a réitéré son engagement en faveur de la défense de la souveraineté du Venezuela et a rejeté toute ingérence du gouvernement américain et de ses alliés, confirmant qu’il prendra ses fonctions le 10 janvier. la Cour suprême de justice.

“Les problèmes de chaque pays sont résolus par leur peuple et les problèmes des Vénézuéliens sont résolus par des Vénézuéliens sans l’intervention d’un autre gouvernement dans le monde, c’est ce que je suis, ce que la révolution est, et la révolution est plus forte que jamais “, a conclu Maduro.

Habituellement, la prestation de serment se fait devant l’assemblée nationale, mais depuis que cette instance s’est placée en rupture de la constitution depuis 2016, elle ne peut plus assurer ses taches habituelles. C’est ce qu’explique le président de l’Assemblée Nationale Constituante, Diosdado Cabello.

En effet, le 11 janvier 2016, la cour suprême de justice a suspendu l’assemblé enationale après que celle-ci a intronisé trois personnes de l’opposition (MUD) qui s’étaient auto proclamés élus députés de l’état d’Amazonas en décembre 2015. Ces trois personnes devaient être temporairement suspendus en raison des irrégularité de vote dans cette régions, mais s’était arrogés ces trois sièges de députés dès le 28 juillet. La décision de justice de la cour suprême est toujours en vigueur, puisque le bureau de l’assemblée nationale refuse de reconnaitre le jugement de la cour suprème. De ce fait, les actions de l’assemblée nationale, qui se place dans l’illégalité, sont nulles.

De fait, l’article 231 de la constitution du Venezuela établit qu’en l’absence de l’assemblée nationale, le président élu prête serment devant la plus haute cour et c’est ce que fera le président Maduro le 10 janvier.

Condamnation internationale : l’Alba s’oppose

L’Union des mouvements sociaux et populaires (ALBA) a publié dimanche une déclaration condamnant les actions américaines contre le Venezuela et son peuple et condamnant la récente déclaration du groupe de Lima.

L’ALBA a exprimé ses “préoccupations” dans une déclaration en sept points en faveur de “la lutte unifiée de nos peuples”, dans laquelle elle dénonce la rhétorique interventionniste du groupe de Lima, qu’ils ont décrite comme “ayant pour seul objectif de menacer le la souveraineté de l’État vénézuélien enfreignant les principes de «ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures d’une nation».

Le groupe de pays, notamment l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, la Guyana, le Honduras, le Panama, le Paraguay, le Pérou et Sainte-Lucie, ont tous souscrit à une déclaration invitant le président du Venezuela, Nicolas Maduro, à ne pas prendre ses fonctions pour son deuxième mandat de six ans le 10 janvier mais à transférer ses pouvoirs présidentiels à l’Assemblée nationale du Venezuela.

Ces treize pays ont qualifié les dernières élections, au cours desquelles Nicolas Maduro a été élu avec plus de 60% des voix, illégitime, malgré les nombreux observateurs internationaux chargés de sa surveillance.

L’ALBA déclare que ces pays «violent le peuple vénézuélien et ses institutions en rejetant les appels du Venezuela aux Nations Unies pour qu’ils aident à lutter contre« la situation d’urgence nationale créée par le blocus coercitif et unilatéral imposé au pays par les États-Unis ».


*Le manifeste de Brunswick est une proclamation attribuée au chef de l’armée prussienne, le duc de Brunswick en date du 25 juillet 1792, et adressée au peuple de Paris. Destiné à intimider Paris, ce manifeste qui « rendant personnellement responsables de tous les événements, sur leurs têtes, pour être jugés militairement, sans espoir de pardon, tous les membres de l’assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité, et de la garde-nationale de Paris, juges de paix, et tous autres qu’il appartiendra ; déclarant en outre leurs dites majestés, sur leur foi et parole d’empereur et de roi, que si le château des Tuileries est forcé ou insulté ; que s’il est fait la moindre violence, le moindre outrage à LL. MM. le roi et la reine, et à la famille royale ; s’il n’est pas pourvu immédiatement à leur sûreté, à leur conservation et à leur liberté, elles en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale, et les révoltés, coupables d’attentats, au supplice qu’ils auront mérité »