dans son discours de clôture du bilan 2021 du ministère de la Culture, qui s’est tenu à la Bibliothèque nationale José Marti, le président cubain est revenu sur la situation en Ukraine.

« Il n’est jamais bon de propager la guerre, Nous défendons la paix en toutes circonstances et nous nous opposons sans ambiguïté au recours à la force contre tout Etat »

Il n’est jamais bon de propager la guerre, a affirmé le président Cubain, qui a déclaré qu’ « ils ont également monté cette agression médiatique, en essayant de déformer l’essentiel. Je sais parfaitement que notre peuple a été conscient du conflit militaire actuel en Europe et des regrettables pertes de vies humaines, ainsi que des dommages matériels et de la menace générale pour la paix et la sécurité régionale et internationale, mais Cuba s’est exprimée clairement, fermement et à plusieurs reprises, forte de son profond attachement à sa politique étrangère basée sur les principes de la Révolution, et à la suite d’une analyse exhaustive et rigoureuse des événements sous tous les angles ».
Il s’agit d’une question très grave, extrêmement complexe, dont les racines historiques, y compris celles de l’histoire récente, ne sauraient être ignorées, tout comme les conditions qui ont conduit à cette situation ne sauraient être ignorées, a-t-il ajouté.
« Cuba défend avec fermeté et détermination le Droit international, la Charte des Nations Unies et la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix », a-t-il réaffirmé. Et le président d’ajouter : « Nous défendons la paix en toutes circonstances et nous nous opposons sans ambiguïté au recours à la force contre tout Etat. »

Un encerclement militaire offensif a été établi autour de la Russie

« En tant que petit pays, nous le comprenons mieux que quiconque, nous qui sommes assiégés depuis plus de 60 ans. Menacés en permanence, nous avons souffert du terrorisme d’État, d’une agression militaire, d’une guerre bactériologique et d’un blocus brutal, et nous sommes absolument convaincus de la valeur des principes des normes internationales qui servent de protection contre l’unilatéralisme, l’impérialisme, l’hégémonisme et les tentatives d’ignorer le pays en développement. Ce sont des principes et des normes que nous avons défendus avec fermeté et constance dans tous les domaines, où nous nous sommes opposés à la manipulation politique et aux doubles standards et avons exposé la vérité », a-t-il déclaré.
Un encerclement militaire offensif a été établi autour de la Russie, a-t-il rappelé, et il a dénoncé le fait que depuis des décennies, le gouvernement des États-Unis s’efforce constamment d’étendre sa domination militaire et hégémonique autour de la Russie par l’expansion continue de l’otan dans les pays d’Europe de l’Est, ignorant les engagements pris par les dirigeants étasuniens, européens et soviétiques dans les années 1990 après l’unification de l’Allemagne et la désintégration de l’urss, a-t-il ajouté.
Ce conflit aurait pu être évité si les revendications fondées de la garantie de sécurité de la Fédération de Russie avaient été traitées avec sérieux et respect, a indiqué le président.
« Penser que la Russie resterait les bras croisés face à l’encerclement militaire offensif de l’otan est pour le moins irresponsable. Ils ont amené ce pays à une situation limite », a-t-il rappelé, estimant que le fait de continuer à utiliser les sanctions économiques, commerciales et financières comme instrument de pression contre un pays ne résout pas la crise actuelle, mais ajoute plutôt de l’huile sur le feu et aggrave la situation économique internationale, qui est déjà très dégradée par ces deux années difficiles de pandémie.

C’est l’impérialisme qui jette de l’huile sur le feu, mais loin de ses frontières,

C’est l’impérialisme qui jette de l’huile sur le feu, a-t-il dit, mais loin de ses frontières, et il a fait référence au fait qu’il le fait en utilisant les pays européens comme arrière-cour. Cuba a mis en garde contre cette situation de manière permanente et opportune lors de différents événements internationaux, a-t-il fait valoir, et il a évoqué le discours prononcé par le général d’armée Raul Castro du 22 février 2014, qui contient une mise en garde très claire à cet égard.
Comme nous l’avons signalé à maintes reprises, nous continuerons à plaider pour une solution diplomatique sérieuse et constructive à la crise actuelle en Europe, à travers des moyens pacifiques qui garantissent la sécurité et la souveraineté de tous, ainsi que la paix, la stabilité et la sécurité régionales et internationales, a-t-il affirmé. Cuba a dû faire face à la pandémie sous le durcissement du brutal blocus économique, commercial et financier, qui s’est qualitativement intensifié depuis 2019 pour provoquer encore plus de dommages et de souffrances, a rappelé Diaz-Canel.