Les États-Unis d’Amérique au bord de la guerre civile ? par Georges Gastaud

les milices d’extrême droite de forcent l’entrée du parlement américain pour empécher la ratification des résultats de l’élection présidentielle, et ce après que Trump a donné l’ordre de marcher sur le Capitole – 6 janvier 2021

À l’heure où j’écris ces lignes, les États-Unis d’Amérique connaissent une situation inédite, imprévisible et fort périlleuse pour eux-mêmes et, potentiellement, pour l’humanité, étant donné le rôle mondial que joue depuis des décennies l’impérialisme nord-américain. Très rarement pour le meilleur, et très généralement pour le pire.

À l’appel de Donald Trump, le président sortant ouvertement suprémaciste, raciste, misogyne et climato-sceptique, acharné à persécuter Cuba, le Venezuela, les Palestiniens, etc., des milliers de ses partisans campent devant le Capitole quand ils ne tentent pas d’y pénétrer par la force pour empêcher la certification centrale des résultats officiels de la présidentielle. Ce n’est pas pour autant qu’il faut idéaliser Joe Biden, ce pilier du capitalisme-impérialisme et du néolibéralisme mondial dont le programme est ouvertement belliciste.

L’évolution politique de plus en plus chaotique de la “grande démocratie américaine” montre en tout cas combien le capitalisme-impérialisme est en crise systémique : ce n’est pas pour rien que, depuis sa fondation, le PRCF insiste sur la fascisation croissante de ce système socioéconomique à bout de souffle.

Décidément, nous devons combattre les tendances de l’oligarchie française à importer les usages politiques nord-américains qui n’offrent, en fait de pluralisme politique et d’espérance sociale, que le choix entre les deux têtes “républicaine” et “démocrate” du capital financier et monopoliste. C’est pourtant ce qu’essaient de faire les forces politiques dominantes de l’Hexagone qui vont à nouveau tenter, en 2022, de nous imposer le faux « duel » et vrai duo présidentiel /, chacun des deux candidats rivalisant avec l’autre en matière d’État policier, de stigmatisation des travailleurs musulmans ou réputés tels, d’attaques antisyndicales, d’ancrage inébranlable dans l’Europe atlantique pilotée par Berlin et supervisée par Washington.

Face à de tels dangers qu’a décisivement aggravés à l’échelle historique la contre-révolution des années 1989-1991, œuvrons plus que jamais avec les autres organisations communistes et progressistes du monde pour que renaisse un grand Mouvement communiste international allié d’un camp anti-impérialiste à l’offensive.

En France même, travaillons avec tous les communistes, progressistes, syndicalistes de lutte et patriotes antifascistes pour qu’émerge au plus vite chez nous une véritable alternative rouge et tricolore. C’est indispensable pour nous affranchir au plus tôt de l’OTAN belliciste et de l’Europe atlantique et pour rapprocher l’avènement d’une nouvelle République française sociale, populaire, indépendante, démocratique œuvrant pour la paix mondiale, la souveraineté des peuples et pour l’amitié de la France avec toutes les nations, y compris bien entendu, avec le peuple américain en plein désarroi. 

6/1/2020 – 21h heure de Paris


Quelques images issues des réseaux sociaux

Répondant à l’appel du président sortant, des partisans de Donald Trump ont pris d’assaut le Capitole aujourd’hui et ont fait avorter une session du Congrès visant à certifier la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle.

Des affrontements violents ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre. Une femme blessée par balle pendant les échauffourées est morte, selon des médias américains.

Des militaires de la Garde nationale ont été déployés pour tenter de rétablir le calme. La mairesse de Washington a décrété un couvre-feu.

Le nouveau président Joe Biden a dénoncé une « insurrection » et une attaque sans précédent contre la démocratie américaine. Il a sommé le président sortant de s’adresser à la nation pour faire baisser la tension.

Dans une vidéo diffusée peu de temps après, Donald Trump a appelé ses partisans à rentrer chez eux. Nous devons avoir la paix, leur a-t-il lancé, tout en maintenant que l’élection a été volée.

Dans le camp démocrate, on n’hésite pas à parler de tentative de coup d’État. De nombreuses capitales occidentales, dont Paris, Berlin et Londres, ont condamné une atteinte grave ou encore un assaut inédit contre la démocratie américaine.

https://twitter.com/JRCF_/status/1346938748366430214