Comme toujours Cuba socialiste est un acteur actif de la paix mondiale. Il en va ainsi de la crise ukrainienne actuelle. C’est dans ces conditions que Cuba est intervenue à la tribune des Nation Unie pour agir de façon effective pour la paix en dénonçant l’impérialisme et le capitalisme.  Car Cuba socialiste est  nation sérieuse qui sait particulièrement ce que sont les crimes de l’impérialisme et du capitalisme pour subir de façon continue un crime abominable, en violation des résolutions constantes de l’ONU, son blocus absolu par les Etats Unis avec la complicité de leurs vassaux de l’Union Européenne.

A la tribune de l’ONU, l’ambassadeur Pedro Luis Pedroso Cuesta, a souligné la situation provoquée par la détermination des États-Unis à poursuivre l’expansion progressive de l’OTAN vers les frontières de la Fédération de Russie, ce qui a conduit à un scénario qui aurait pu être évité.
Il a rappelé que Cuba est un pays défenseur du Droit international et attaché à la Charte des Nations unies, qu’il défendra toujours la paix et s’opposera à l’usage ou à la menace de la force contre tout État. Il a également profondément regretté la perte de vies civiles innocentes en Ukraine.
« Le peuple cubain a entretenu et continue d’entretenir une relation intime avec le peuple ukrainien », a-t-il indiqué.

Il a également exposé les arguments de la résolution adoptée par le gouvernement de Cuba le 26 février (à lire ci après).

Rappelant que « le peuple cubain a entretenu et continue d’entretenir une relation intime avec le peuple ukrainien » – on se souvient que Cuba a été le seul pays à la chute de l’URSS a soigner les enfants malades de Tchernobyl, Pedroso Cuesta a insisté sur le fait que l’Histoire tiendra le gouvernement américain pour responsable des conséquences d’une doctrine militaire de plus en plus offensive qui menace la paix, la sécurité et la stabilité internationales.
« La Russie a le droit de se défendre. La paix ne peut être obtenue en assiégeant et en acculant les États », a-t-il souligné.
Il a également reconnu que le projet de résolution sur la situation en Ukraine, qui n’a pas été adopté au Conseil de sécurité le 25 février, n’a pas été conçu comme une véritable contribution à la recherche de solutions à la crise actuelle.
« Le texte examiné par cette Assemblée générale souffre des mêmes lacunes et manque de l’équilibre nécessaire. Il ne prend pas en compte les préoccupations légitimes de toutes les parties concernées. Il ne reconnaît pas non plus la responsabilité de ceux qui ont instigué ou déployé des actions agressives qui ont précipité l’escalade de ce conflit », a-t-il signalé lors du débat de mardi.
Il a affirmé que son pays se félicite de l’ouverture de négociations entre la Russie et l’Ukraine, car c’est le seul moyen de résoudre le conflit. Cuba, a-t-il dit, continuera à prôner une solution diplomatique sérieuse, constructive et réaliste à la crise actuelle en Europe, par des moyens pacifiques, qui garantisse la sécurité et la souveraineté de tous, la stabilité et la sécurité régionales et internationales.

Dans un éditorial le journal de Cuba Granma alerte sur la gravité de la situation, expliquant à nouveau le danger exterministe que constitue le capitalisme. Editorial qui illustre la communauté de vue des communistes cubains avec les communistes de France s’exprimant à travers le PRCF.

Au-delà du conflit en Ukraine : « la seule issue pour l’humanité est de vaincre le capitalisme impérialiste hégémonique »

Nous assistons à la dernière bataille de l’Occident capitaliste pour maintenir son hégémonie mondiale depuis la conquête coloniale de l’Asie, de l’Afrique et du Nouveau Monde. Nous assistons à l’émergence d’autres puissances qui ne veulent pas de cet ordre imposé. Une majorité du monde, au passé colonial, réclame une place pour elle-même qui ne soit pas le théâtre de guerres imposées par d’autres.
Un moment très dangereux pour l’humanité. Il y a longtemps que nous sommes dans une troisième guerre mondiale sans nom. Ce moment marque un tournant historique et décidera de la suite des événements. Nous devons surmonter l’état actuel des choses, unipolaire, basé sur l’extorsion du reste du monde par les États-Unis et leurs alliés, qui est tout simplement insoutenable et suicidaire pour le monde entier.
Il est de plus en plus clair que la seule issue pour l’humanité est de vaincre le capitalisme impérialiste hégémonique. La bataille pour la paix est une nécessité pour nous donner le temps de construire un monde meilleur pour tous.
Il n’y a pas de quoi se réjouir de ce qui se passe actuellement en Ukraine. Au-delà des raisons qui ont conduit à la situation actuelle, ce à quoi nous assistons, une fois de plus, c’est à la guerre dans des pays qualifiés de périphériques, et ce sont eux qui mettent les morts.
Chaque acte de guerre est censé être considéré isolément et non en conjonction avec les autres, dans ce contexte d’hégémonie du monde capitaliste occidental. La balkanisation de la Yougoslavie, la sécession du Kosovo, l’Irak, l’Afghanistan, isis, la Syrie, le Pakistan, la Palestine, la Libye et le Yémen ont une chose en commun : les États-Unis et l’otan.
Pour chacun de ces événements, la machinerie idéologique de l’impérialisme
« otaniste » a élaboré un récit dans lequel le coupable était l’autre, l’agresseur était l’autre.
Ne nous y trompons pas, sans vouloir justifier des agressions évitables, et je suis convaincu que celle-ci était évitable, ce dernier épisode est un épisode de plus dans le scénario impérial « otaniste », qui résiste à perdre son hégémonie dans un monde de plus en plus ingouvernable.
Les propos de Fidel n’ont perdu ni leur sens, ni leur actualité lorsqu’il signalait : « Que disparaisse la philosophie du pillage, et la philosophie de la guerre aura disparu. »

Ernesto Estévez Rams – granma.cu 9 mars 2022

 

Cuba plaide pour une solution qui garantisse la sécurité et la souveraineté de tous

La volonté des États-Unis de poursuivre l’expansion progressive de l’OTAN vers les frontières de la Fédération de Russie a conduit à un scénario, aux implications d’une portée imprévisible, qui aurait pu être évité.
Les mouvements militaires effectués par les États-Unis et l’OTAN au cours de ces derniers mois vers les régions adjacentes à la Fédération de Russie, précédés par la fourniture d’armes modernes à l’Ukraine, sont bien connus, ce qui ensemble constitue un encerclement militaire progressif.
Il est impossible d’examiner la situation actuelle en Ukraine avec rigueur et honnêteté, sans évaluer minutieusement les justes revendications de la Fédération de Russie auprès des États-Unis et de l’OTAN et les facteurs qui ont conduit à l’usage de la force et au non-respect des principes juridiques et des normes internationales auxquels Cuba souscrit, qu’elle soutient avec toute la vigueur possible et qui constituent une référence essentielle, notamment pour les petits pays, contre l’hégémonisme, les abus de pouvoir et les injustices.
Défenseur du Droit international et attachée à la Charte des Nations unies, Cuba est un pays qui défendra toujours la paix et s’opposera à l’usage ou à la menace de la force contre tout État.
Nous regrettons profondément la perte de vies de civils innocents en Ukraine. Le peuple cubain a eu et continue d’avoir une relation étroite avec le peuple ukrainien.
L’histoire exigera des comptes du gouvernement des États-Unis pour les conséquences d’une doctrine militaire de plus en plus offensive en dehors des frontières de l’OTAN, qui menace la paix, la sécurité et la stabilité internationales.
La récente décision adoptée par l’OTAN d’activer, pour la première fois, la Force de réaction de cette alliance militaire renforce nos préoccupations.
Ce fut une erreur d’ignorer durant des décennies les réclamations fondées de garanties de sécurité de la part de la Fédération de Russie et de supposer que ce pays resterait les bras croisés face à une menace directe à sa sécurité nationale. La Russie a le droit de se défendre. Il est impossible de parvenir à la paix en encerclant ou en acculant les États.
Le projet de résolution sur la situation en Ukraine non adopté au Conseil de Sécurité le 25 février, qui sera soumis à l’Assemblée générale, n’a pas été conçu comme une véritable contribution à la recherche de solutions à la crise actuelle.
Au contraire, il s’agit d’un texte déséquilibré, qui ne tient pas compte des préoccupations légitimes de toutes les parties concernées. Il ne reconnaît pas non plus la responsabilité de ceux qui ont fomenté ou déployé des actions agressives qui ont précipité l’escalade de ce conflit.
Nous plaidons pour une solution diplomatique sérieuse, constructive et réaliste à la crise actuelle en Europe, par des moyens pacifiques, qui garantisse la sécurité et la souveraineté de tous, ainsi que la paix, la stabilité et la sécurité régionale et internationale.
Cuba rejette l’hypocrisie et les doubles standards. Il convient de se rappeler qu’en 1999, les États-Unis et l’OTAN ont lancé une agression de grande envergure contre la Yougoslavie, un pays européen qu’ils ont fragmenté, au prix de nombreuses vies humaines, en fonction de leurs objectifs géopolitiques, en ignorant la Charte des Nations unies.
Les États-Unis et certains alliés ont eu recours à la force en de multiples occasions. Ils ont envahi des États souverains pour provoquer des changements de régime et ils interviennent dans les affaires intérieures d’autres nations qui ne se plient pas à leurs intérêts de domination et qui défendent leur intégrité territoriale et leur indépendance.
Ils sont également responsables de la mort de centaines de milliers de civils, qu’ils qualifient de « dommages collatéraux », du déplacement de millions de personnes et de vastes destructions sur l’ensemble de notre planète, en conséquence de leurs guerres de pillage.
La Havane, 26 février 2022