Info Luttes : Covid 19, crise financière, faire payer les grandes fortunes plutôt que nous faire les poches !

Covid 19, crise financière, faire payer les grandes fortunes plutôt que nous faire les poches !

L’édito de la commission luttes du PRCF – La pandémie est un effet d’aubaine pour l’oligarchie capitaliste qui compte à la fois en tirer des profits tout en vassalisant un petit patronat patrimonial qui lui était, jusque-là, concurrentiel.

Avec les confinements gérés à l’emporte-pièce, la récession s’installe. Nombre de consortiums se saisissent de l’occasion pour conquérir des marchés, « restructurer » et surtout jouer de sa « variable d’ajustement » : nous, les salariés, pendus au bout du fil du chômage partiel ou du licenciement qui pointe.

Jamais, en France, il n’y eut autant de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) et ruptures conventionnelles collectives que ces derniers mois, facilités par les si destructrices Ordonnances Macron de 2017 issues des conceptions si irrépublicaines des juristes de Bruxelles et Berlin.

À la précarisation du contrat de travail et la fragilisation des conditions de travail, la marginalisation des travailleurs est en marche forcée avec une explosion de la pauvreté (le seuil de 10 millions a été franchi en 2020, selon toutes les associations de solidarité rassemblées en la cause). Nombreux sont les travailleurs amenés à devoir compléter leurs subsides par le RSA, lequel est rogné et combattu par certains conseils départementaux (1), ou simplement délaissés, abandonnés sur le viatique de la start-up nation de Macron : affaiblir encore plus les faibles.

Certains desdits conseils ont en effet instauré la « politique du juste droit », laquelle consiste à contrôler et radier à tour de bras des bénéficiaires du « revenu de solidarité active », pourtant institué par la loi du 1er décembre 2008.

Bafouer ce droit constitutionnalisé dès 1946 (confer le Préambule à la Constitution du 27 octobre 1946) et comprise dans notre droit positif est devenu un sport racoleur d’assemblées départementales. Constat est fait, l’antienne de Laurent Wauquiez (« lutter contre l’assistanat, cancer de la société française », en mai 2011) est clairement dépassée en toute discrétion. Sa pratique tue à feu doux.

Faut-il rappeler aux chasseurs de pauvres que le RSA concourt à l’« insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés » et est dédié à la lutte contre « la pauvreté et les exclusions » du « travailleur pauvre » au sens du principe de la solidarité nationale (art. L. 115-1 du Code de l’action sociale et des familles). Ce RSA concourt parfois (les bénéficiaires possibles n’y postulent guère au vu de la paperasserie énorme réclamée) à satisfaire à portion congrue de « moyens convenables d’existence » et provisoires pour qui tente de pas sombrer (art. L. 262-1 du même code).

Pourtant, pour « faire face à la crise », comme les philistins le disent, presque tous les États de la planète ont annoncé la magie de plans de relance pharaoniques. Leurs montants ont de quoi donner le vertige :

  • 2.700 milliards de dollars aux Etats-Unis,
  • 2.200 milliards au Japon,
  • 750 milliards d’euros pour l’Union européenne,
  • ou encore 120 milliards d’euros en France (plus environ 500 milliards pour les fameux PGE, prêts garantis par l’État, dont on apprend le 14 janvier que son début de est reporté à douze mois).

D’évidence, la pandémie est arrivée à point nommé pour se surajouter à l’énorme crise financière et économique mondiale née de dettes abyssales et d’une financiarisation parfois nourrie de produits financiers « pourris », montrant l’incapacité du capitalisme d’auto-réguler ses propres banqueroutes (puis faillite de Lehman Brothers et son « trou » de 600 milliards de dollars le 15 septembre 2008).

Cette crise systémique du marché court-termiste moyennant un jeu de dupe au casino royal d’une « routine d’emprunts » (2) couvait d’un puissant feu en sous-bois. Aucune des causes profondes du krach de 2008 n’a été traitée, aucun remède n’a cautérisé les plaies malgré les déclarations grandiloquentes de Barack Obama et Nicolas Sarkozy.

Bien au contraire, l’illusion concertée des discours teintés de moraline et des « plans » moralisateurs ont fait accroître les subterfuges : « Les marchés trouveront toujours un moyen de contourner les contraintes […] comme des rivières qui s’écoulent autour des pierres », a affirmé Timothy Geithner devant le Congrès en 2009 (3).

Qu’à cela ne tienne, compte tenu de l’ampleur dramatique de la pandémie du Covid et de la dépression mondiale qui nous est imposée, cette débauche de moyens peut sembler se justifier. Pour autant, face à cette valse des milliards, ou plutôt des trilliards, une question à la fois simple et lourde de conséquences s’impose : qui va payer ?

Une réponse claire et exterministe

La première solution, celle qui a d’ailleurs quasiment toujours été utilisée, en particulier en France, c’est l’augmentation des impôts et des taxes indirectes. Castex et Macron ont beau claironner qu’il n’en sera rien, peut-on raisonnablement les croire ?

L’économiste Jacques Bichot, spécialiste du financement des encarté au Parti Républicain, lâche le pot aux roses ; il propose de baisser le montant des pensions de retraite pour financer la dette liée au coronavirus au prétexte que les retraités auraient moins souffert financièrement de la crise sanitaire.

En ce sens, il se situe dans le sillage des calculs des « experts » européens en prébendes et démantèlement des services publics restants, y compris ceux des régimes existants du droit de l’aide et de l’action sociale (voir note 1), notamment la solidarité nationale instaurée en France.

Comment accepter que les retraités soient considérés comme des nantis, alors que les pensions ne cessent de perdre du pouvoir d’achat depuis 1988 et que le point d’indice n’est pas revalorisé dans la fonction publique depuis dix ans ?

Pendant que des milliards sont grimés en « aides » et « subventions » aux grandes entreprises sans aucune contrepartie, sinon celles de priver d’emplois les travailleurs du pays, est-il besoin d’évoquer les indécents dividendes versés aux actionnaires du CAC40 qui atteignent des records ? Faut-il à l’occasion rappeler à nos chers gouvernants bellement formés à l’orthodoxie gestionnaire que délivrer des dividendes permet de s’exonérer, biffer ou réduire les impôts sur les sociétés ?

Que penser des 10 grandes fortunes qui s’engraissent sur notre dos ?

Malgré la crise, en 2020, et selon le classement annuel du magazine Challenges, le monde du luxe se porte haut et engrange bénéfices et rentes de situation. Car c’est à eux et eux seuls et leurs semblables que Macron doit en priorité faire payer la crise financière due au Covid, ainsi que la dette engendrée depuis la crise financière de 2008.

  • 100 milliards d’euros, pour Bernard Arnault PDG du groupe de luxe LVMH
  • 53 milliards d’euros pour la famille Hermès
  • 53 milliards pour la famille Alain et Gérard Wertheimer du groupe Chanel
  • 51 milliards pour Françoise Bettencourt-Meyers, petite-fille du cagoulard (4) fondateur de L’Oréal
  • 32 milliards d’euros pour François Pinault
  • 26 milliards d’euros pour Gérard Mulliez, patron du groupe de luxe Kering
  • 23,5 milliards d’euros pour la famille Dassault : Laurent, Olivier et Marie-Hélène,
  • 13,5 milliards d’euros pour Pierre Castel, propriétaire du réseau de magasins de vins
  • 12,5 milliards d’euros pour Patrick Drahi, le propriétaire du groupe de télécommunication et de médias Altice
  • 10 milliards pour Pierre Omid patron d’ebay

Nous pourrions ajouter d’autres secteurs qui profitent de l’effet d’aubaine de la crise sanitaire pour l’enrichissement de causes privées.

Doctolib (et sa filiale Doctocare) broie les centres médicaux-dentaires-optiques-audio-prothésistes mutualistes et inféode l’hôpital public et les médecins libéraux à leur modèle de casse de tout le secteur de la santé (5). Membre du Next40 (6), Doctolib est le phare des entreprises franco-allemandes dites « licornes » et vient de se voir mis en vedette avec deux autres opérateurs privés pour la vaccination nationale orchestrée le 12 janvier.

Ces licornes sont des start-up non cotées en bourse. Elles doivent relever de deux principaux critères : soit une valorisation supérieure ou égal à 1 milliard de dollars, soit relever des entreprises ayant réalisé une levée de fonds supérieure à 100 millions d’euros de à 2018. Les critères secondaires, pour celles qui aspirent à ce nouvel élitisme prometteur aux yeux du Président de l’irrépublique et ses complices, sont sélectionnées selon qu’elles ont réalisées des levées de fonds les plus importantes de 2016 à 2018, ou engrangé un chiffre d’affaires supérieur à 5 millions d’euros pour le dernier exercice, avec une croissance annuelle moyenne d’au moins 30% sur les exercices 2016, 2017 et 2018.

Les gains de ce type d’entreprises privées sont si nourris et leurs statuts bâtards fort bien protégés que les actionnaires (7) des groupes s’exonèrent en toute légalité de publication de leurs comptes.

Se dorant du chapeau des profits subventionnés par l’État, la facture devrait-elle assommer à terme le peuple et les travailleurs de France ?

Non, trois fois non ! L’argent est là, dans les poches des endurcis aux directions des plans sociaux et conseils d’administration juteux. La manne qui arrondit leur train de vie privée leur vient de la spoliation de notre temps de travail.

Producteurs des richesses du pays, nous n’accepterons pas qu’on nous dépouille.

Producteurs, nous n’acceptons pas de nous voir privés davantage du Bien public pour conforter les loisirs et habitudes de cette minorité qui mange notre soupe. Qui fait la soupe doit la manger, soutenait Blanqui en 1834. Mangeons-là, défendons-la et que les « premiers de cordée» paient !

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) appelle les retraités, les travailleurs et les précaires à se dresser contre cette remise en cause permanente des droits acquis par nos cotisations, notre salaire socialisé et contre les multiples attaques du gouvernement qui aboutissent à nous appauvrir davantage de mois en mois. Le Pôle de Renaissance Communiste en Francedit stop aux privations quotidiennes et arbitrages impossibles dans leurs foyers auxquels sont confrontés chaque jour les travailleurs de France : chauffer le logement ou se nourrir, acheter un habit pour la rentrée à son enfant ou payer la facture d’électricité, avaler un troisième repas ou s’acheter le manuel nécessaire aux études…

Commission Luttes du PRCF.

Notes

1- Citons en exemple le Conseil départemental de Seine-et-Marne (77). – Selon l’expression de William D. Cohan, auteur du livre à succès House of Cards (Penguin Group Ed., janvier 2010) sur la chute de Bear Stearns. – Timothy Geithner était Président de la Federal Reserve Bank of New York entre 2003 et 2009 et vice-président du Federal Open Market Committee. Au côté du secrétaire du Trésor Henry Paulson, il a élaboré le plan éponyme. Récompensé, il devint secrétaire du Trésor entre 2009 et 2013 dans l’administration Obama – Eugène Schueller (1881-1957), chimiste réputé dans les teintures capillaires, fut miné par le Front populaire. Ami intime d’Eugène Deloncle (1890-1944), il est le financier principal de l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale (OSARN, communément baptisée « la Cagoule »), groupe clandestin et putschiste d’extrême droite. A partir de 1940, il contribue au financement du parti collaborationniste le MSR qui rejoindra le RNP de Marcel Déat. – Une référence parmi d’autres nous instruit sur le danger en matière de santé publique et de protection des données : https://www.franceculture.fr/economie/quand-doctolib-simpose-dans-le-monde-de-la-sante Comble du jeu de dupes dans la servilité de nos gouvernants aux seuls soucis capitalistes de l’entre-soi, la protection des données est un élément des libertés publiques et individuelles et est encadrée par la loi du 6 janvier 1978 dite « Informatique et libertés », la loi du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles modifiant la précédente pour l’adapter aux dispositions du Règlement général sur la protection des données (RGPD), laquelle est applicable partout en Europe depuis le 25 mai 2018 (sic) 6 -Ce label a été créé en 2019 par la start-up nation de MM. Macron et Philippe. Ce n’est pas un indice boursier, mais un facilitateur d’obtention d’aides indirectes de l’Etat-bradeur. 6- Bpifrance, General Altantic Eurazeo, Accel Partners, Pierre Kosciusko-Morizet, Nicolas Brusson, Antoine Freysz, Pierre Krings, Bertrand Jelensperger, Ludwig Klitzsch, Olivier Occelli, Maxime Forgeot.

INFO LUTTES2éme quinzaine de janvier 2021

§ – La colère syndicale ne faiblit pas à « L’équipe »

Source : La Marseillaise – 13/01/2021

Le quotidien était absent des kiosques ce mardi pour le 4e jour consécutif en raison d’une grève. Syndicats et direction se sont réunis pour discuter d’un plan de licenciements.

https://www.lamarseillaise.fr/social/la-colere-syndicale-ne-faiblit-pas-a-l-equipe-IE5978280

§ – L’intersyndicale défile pour faire flamber la loi « sécurité globale »

Source : La Marseillaise -14/01/2021

L’intersyndicale des Bouches-du-Rhône a défilé mardi à Marseille contre la loi de « sécurité globale ». Une descente aux flambeaux, dans un contexte social et sociétal tendu, qui portait ses exigences d’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés, sans emploi et retraités.

https://www.lamarseillaise.fr/social/l-intersyndicale-defile-pour-faire-flamber-la-loi-securite-globale-LE5978058

§ -Les salariés de la clinique Korian poursuivent leur mouvement de grève

Source : La Marseillaise – 14/01/2021

Les salariés de la clinique Korian Valdonne qui ont entamé un mouvement de grève reconductible, mardi dernier, ont décidé ce mercredi de débrayer de nouveau durant une heure.

https://www.lamarseillaise.fr/social/les-salaries-de-la-clinique-korian-poursuivent-leur-mouvement-de-greve-YX5990023

§ – À Marseille, l’inspection du travail sous la pression de salariés des Seris Security

Source : La Marseille.14/01/2021

Des salariés de Seris Security, entreprise de sécurité privée, étaient devant les locaux de l’inspection du travail à Marseille, ce jeudi. Ils dénoncent le licenciement d’un salarié protégé, car élu à la CGT, validé par l’organisme.

https://www.lamarseillaise.fr/social/a-marseille-l-inspection-du-travail-sous-la-pression-de-salaries-des-seris-security-GB6003448

§ – Union Locale CGT des Syndicats d’Andrézieux-Bouthéon & sa Région

MOTION

A l’attention du Bureau Confédéral

L’économiste Jacques Bichot, fidèle serviteur du monde de la finance et du gouvernement, a osé proposer de baisser le montant des pensions de retraite pour financer la dette liée au coronavirus sous prétexte que les retraités auraient moins souffert financièrement de la crise sanitaire. D’autres larbins aux ordres adhèrent évidemment à cette proposition.

Comment accepter que les retraités soient considérés comme des nantis, alors que les ne cessent de perdre du pouvoir d’achat depuis 1988 ! Pendant que des milliards sont versés aux grandes entreprises sans aucune contrepartie sans parler des dividendes versés aux actionnaires du CAC40 qui atteignent des records !

Contre cette remise en cause permanente des droits acquis par nos cotisations, notre salaire socialisé, contre les multiples attaques du gouvernement, les retraités, ni moutons, ni nantis, sont actifs à la CGT, dans leur Union Syndicale des Retraités et leur Union Locale. Ils sont fortement présents :

  • –  Dans toutes les actions et manifestations maintenant ainsi les liens entre actifs & retraités.
  • –  Pour faire vivre les structures interprofessionnelles de proximité.
  • –  Pour animer des permanences juridiques, informer les salariés sur leurs droits et assurer leur défense.
  • –  En tant que conseillers du salarié & défenseurs syndicaux.
  • –  Lors des déploiements sur les marchés, aux portes des entreprises ou dans la rue, . . . . Si nous adressons cette motion au bureau confédéral, c’est que nous constatons qu’en matière de communication relative à l’augmentation du pouvoir d’achat, la CGT oublie trop souvent les retraités comme elle oublie les salariés à la recherche d’un emploi, ceux qui survivent avec les minima sociaux, le RSA ! Cet oubli est d’une part regrettable pour ne pas dire méprisable vis-à-vis de ces catégories de travailleurs, et d’autre part préjudiciable pour l’ensemble du monde du travail, les retraités d’aujourd’hui mais aussi ceux de demain, les actifs et précarisés. Préjudiciable, car cet oubli divise et prête le flanc au patronat et à ses valets politiques du gouvernement pour appliquer des recettes telles que celle proposée par Bichot : Ponctionner, taxer et donc faire baisser les pensions. Nous soussignés, réunis ce jour lors de l’assemblée mensuel de militants, commune aux actifs, aux retraités, aux salariés à la recherche d’emploi de notre union locale, considérons qu’il est indispensable, concernant la revalorisation du pouvoir d’achat, de revendiquer systématiquement et de manière concomitante le smic, les salaires, les retraites, les indemnités chômage, les minimas sociaux et autres pensions et non pas uniquement les salaires. Les travailleurs d’aujourd’hui seront les retraités de demain, il nous apparait donc incontournable de tenir tous les bouts. Ne laissons aucune brèche dans laquelle le gouvernement puisse introduire ses réformes lapidaires, qu’elles concernent les salariés, les retraités, les saisonniers, les précaires ou les privés d’emplois. La nécessité de se défendre tous ensemble est fondamentale eu égard au respect des valeurs de solidarité qui habitent notre CGT mais aussi dans un souci d’efficacité. Les soussignés s’adressent au bureau confédéral afin que soit rappelé à toutes les structures de la CGT la nécessité de veiller à préserver, en matière de revendication de pouvoir d’achat, un lien dialectique n’excluant aucune composante de notre monde du travail. Adoptée à l’unanimité moins une abstention, le 7 janvier 2021 à Andrézieux Bouthéon

§ – Non aux licenciements au journal L’Équipe !

Source : Info’ com-CGT – 13/01/2021

« Les salariés de l’Équipe entrent aujourd’hui dans leur 5e jour de grève contre le projet de licenciements de la direction. Un mouvement historique et très suivi à 80% des salariés dont nos camarades. Voici une déclaration du syndicat, travaillée avec la section, sur la situation à l’Équipe et au-delà sur les enjeux du moment pour défendre l’information et les emplois… »

En pleine crise sanitaire et une situation sociale catastrophique avec des dizaines de milliers d’emplois supprimés et un chômage sans précédent, les opérations de rentabilisation et de stratégie de monopole continuent dans la presse.

À L’Équipe alors que les salarié·e·s déplorent les effets délétères de 4 plans mal nommés de sauvegarde de l’emploi (PSE) en 10 ans, le directeur général Jean-Louis Pelé annonce, en juin dernier, un projet d’APC (accord de performance collective) avec réduction de salaires et de RTT et en cas de refus un 5e PSE en septembre.

Pourtant la situation économique du groupe propriété d’une des familles les plus fortunées de France ne le justifie pas ! Le projet de réorganisation des rédactions est incohérent et la qualité du journal est mise en péril par la baisse continue des effectifs. Malgré cette réalité la direction se refuse à écouter les salarié·e·s.

L’ampleur du mépris et la gravité des conséquences pour l’ensemble des parutions de L’Équipe a pris la forme d’un mouvement de grève historique — 5e jour consécutif — suivi par 80 % des journalistes, cadres et employés.

Cette exigence de qualité largement revendiquée par les lettres des différents services du journal n’intéressent plus ou pas ces milliardaires de la presse.

Une information fiable, de qualité, diversifiée et accessible à tous est pourtant la garante et la condition d’une société Démocratique et les lecteurs et lectrices devraient comprendre sans difficulté les menaces que représentent de telle concentration de titres face à une presse indépendante qui se débat pour survivre.

Le mépris dont les salarié·e·s, les lecteurs, lectrices, les citoyens et citoyennes font l’objet doit nous alerter sur la nécessité de soutenir tous les mouvements qui s’opposent à des licenciements dans cette période où la responsabilité sociale s’impose à tous surtout aux actionnaires.

Aujourd’hui ce sont les salarié·e·s de L’Équipe, demain les manifestations contre la loi de sécurité globale, après-demain encore ceux qui font l’information sous un statut précaire. Tous ensemble refusons la financiarisation de l’information !

§ – Amazon Brétigny

Le PRCF apporte son soutien le plus fraternel au camarade Nassim, délégué syndical CGT des salariés d’Amazon du site de Brétigny-sur-Orge.

Le PRCF appelle les services de police à faire immédiatement cesser les pratiques d’intimidation dont se rendent coupables la direction du site ainsi que ses services de sécurité afin de rétablir les conditions de dialogue apaisées entre travailleurs et patronat. Il appelle également la justice à faire la lumière sur les responsabilités individuelles de ceux qui se prêtent aux actes détestables et parfaitement illégales de séquestration et de fouille au corps sur notre camarade Nassim.

Au-delà, le PRCF appelle tous les travailleurs à se lever contre les atteintes au droit fondamental et constitutionnel d’exercice la liberté syndicale et à dénoncer, avec lui et au côté de la CGT, le processus de fascisation qui caractérise le capitalisme en France et au sein de la mortifère Union européenne, fascisation qui frappe notamment de plus en plus les syndicalistes de combat.

Le PRCF adjure l’ensemble des citoyens, quelques soient leurs opinions, à entendre et soutenir ces appels pour défendre la démocratie. Le refus de la dictature capitaliste fascisante est un pur et simple acte de survie car comme le présage le poème : « Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. »

§ – CHRU de Nancy : bataille contre les suppressions de lits et d’emplois

Au CHRU de Nancy,les réunions avec l’ ARS du « grand Est » se font toujours avec le cabinet conseil « Capgemini » qui estime que l’hôpital doit encore « rendre des personnels et des lits pour réaliser des gains d’efficience ».Le directeur du CHRU ne le cache pas depuis 7 ans 500 emplois et 300 lits ont été perdu dans les opérations de restructurations,dont 204 postes et 78 lits en 2019 et 2020.

§ – Au CHU de Reims : la macronie continue les suppressions de lits

Dans le cadre de la modernisation et de futurs nouveaux bâtiments la direction prévoit que 184 lits seront supprimés

Toute la France est concernée et ça ! malgré la crise sanitaire

§ – Au CHU de Caen, covid ou pas, LREM supprime 200 lits

200 lits en moins prévus,

§ – Au CHU de Nantes, 200 lits en moins

202 lits en moins dans le projet de déménagement sur l’île de Nantes,à l’ Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille dans le projet de restructuration fait « sauter » 150 lits.

§ – Assistance publique hôpitaux de Paris, 350 lits supprimés

Le projet de « Grand Paris-Nord  » de l’Assistance publique hôpitaux-Paris qui doit « rassembler » en 2028 Beaujon (Haut de Seine) Bichat ( Paris) à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis ) prévoyait 350 suppressions de lits. Dans des « négociations  » qui fondait un peu « d’espoir » pour le personnels médicale et soignant. l’AP-HP ne « lâche » que 84 lits maintenus,d’autres …94 lits « seraient sous forme flexible maintenus ».

§ – CGT HPE : les travailleurs de l’hotelerie mobilisés

Journée de manifestation dans les HCR rassemblement de plusieurs centaines de salariés à La Défense puis manifestation devant les grands hôtels parisien pour protester contre les suppressions d’emplois et les accords de performance collective (les fameux accords de la loi travail de 2016). Les grands groupes hôteliers profitent de la crise du COVID pour restructurer et mettre des services en sous traitance comme la sécurité ou le nettoyage. Ils pourront ainsi, lors de la reprise disposer de salariés en temp partiel précarisés. Pourtant la France est le pays le plus touristique au monde, les jeux olympiques de 2024 vont remplir l’ensemble des hôtels pendant plusieurs mois. La reprise est GARANTIE.

Ces groupes qui font des milliards d’euros de bénéfices depuis des années font comme si ils n’avaient aucune réserve. Ces mêmes groupes qui reçoivent des milliards d’euros de subvention de la part de l’état se comportent comme des agences d’intérim. Ils se débarrassent de salariés, qui ont parfois 20, 30 ans d’ancienneté, comme on jette des mouchoirs à la poubelle. https://www.facebook.com/1303625663038181/posts/3585547218179336/

§ – Réveillon sur le piquet de grève pour les femmes de chambre d’Ibis Batignolles

Les militants du PRCF n’ont de cesse que d’appeler à soutenir l’exemplaire et courageuse luttes des femmes de chambre de l’IBIS Batignolles. Après 17 mois de grève, elles ont saisi les prud’hommes de Paris le 16 décembre dernier. Le bataille se poursuit donc également à la barre du tribunal pour un procès qualifié de « procès de la sous-traitance » par leur avocat Slim Ben Achour. Une lutte de classe qui ne s’est pas mis en pause le 24 décembre, où les grévistes organisaient un Réveillon des Solidarités devant le Novotel des Halles.

L’enjeu du procès, l’internalisation légitime au sien du grouppe accord, alors qu’elles sont aujourd’hui exploités par un sous traitant, STN, connu pour abuser des licenciements et des mutations arbitraires de manière dissimulée . « Chacune des demandeuses réclame en outre plus de 200 000 € pour différents motifs, dont la somme de 100 000 € pour “préjudice moral lié à la discrimination”  ». Juste retour du préjudice subi dans l’exploitation terrible qui est trop souvent la norme dans le secteur. Cadences insoutenables, travail dissimulé (effectuer un temps complet en étant payé en temps partiel) voire gratuit… profitant bien souvent de la main d’oeuvre immigrée.

L’orchestration de cette surexploitation se fait notamment sur l’appui de l’instauration d’une division des travailleurs et travailleuses entre eux, comme le pointe Tiziri Kandi, salariée de la CGT–HPE (Hôtel de Prestige et Économique). Lors d’une interview avec le magazine Contretemps, elle revient sur les caractéristiques des emplois en sous-traitance : « on prive les salarié-e-s de la sous-traitance des acquis des salarié-e-s de l’hôtel, iels […] ne peuvent bénéficier des accords d’entreprises qui contiennent certains avantages (13ème mois, prime d’intéressement, etc.) au prétexte qu’iels ne sont pas directement salarié-e-s des hôtels donneurs d’ordres. […] Un autre enjeu pour les hôtels qui sous-traitent est celui de la destruction et de l’éclatement de la communauté de travail. En sous-traitant, on crée une multitude de statuts, et on divise donc les salarié-e-s qui travaillent pourtant dans un même endroit. Il peut parfois y avoir dans un même établissement 3 ou 4 sociétés de sous-traitance qui interviennent, et cette division est souvent intégrée par les salarié-e-s elles/eux-mêmes ! Cette division bloque malheureusement la possibilité de mobilisations communes ». Les employé.es de la sous-traitance n’ont pas accès aux mêmes lieux (cafétérias, etc.) que les employé.es d’IBIS. Selon leur avocat, Slim Ben Achour, iels n’ont même pas le droit à une bouteille d’eau.

Cette mobilisation est donc historique tant par sa durée que par les problématiques qu’elle soulève. Les société de sous-traitance du secteur tertiaire emploient majoritairement des femmes issues de l’immigration et en situation de précarité. La direction profite donc de cette situation pour faire du profit à bas coût. Lors de la conférence de presse du procès, le 16 décembre dernier, Claude Lévy, responsable de la CGT-HPE, le rappelait : à l’Ibis Batignolles « toutes les femmes de chambre sont d’origine africaine ». Et Rachel Keke, porte parole des grévistes, expliquait clairement : « ils profitent qu’on n’ait pas la peau blanche pour faire ce qu’ils veulent de nous. » Tandis que Sylvie Kimissa, elle aussi porte-parole des grévistes, ajoutait : « On ne peut pas leur laisser se dire que comme on est des africains on pourrait vivre avec 500 euros par mois ».

Malgré l’importante précarité de ce secteur, des luttes s’organisent depuis une trentaine d’années et deviennent de plus en plus importantes et organisées. En 2002-2003 les femmes de chambre d’Arcade se sont mises en grève, suivies dix ans après par 16 grévistes de la société de propreté DECA France, auparavant sous-traitant.es des hôtels Première Classe et Campanile du Pont de Suresnes (appartenant au Louvre Hotels Group, deuxième groupe hôtelier européen). La mobilisation avait à l’époque conduit à l’internalisation de chacune d’elle.

d’après initiative communiste et révolution permanente

§ – Salariés de la restauration la Défense

Le 10 décembre 2020 : plus de 300 salarié.e.s de la restauration collective rassemblés pour l’emploi, pour combattre les PSE. Des entreprises qui perçoivent le chômage partiel, les exonérations de cotisations… sabrent l’emploi et font payer la crise aux travailleur.euses : 2200 suppressions d’emplois à Sodexo, 4000 à Compass group, 1800 à Elior, 90 à MRS… Avec la participation de la FD Commerce et services, l’UL de La Défense, l’UD 92, les Tui, HPE…

https://www.facebook.com/107573372685167/posts/3319213224854483/

§ – Michelin prévoit de supprimer jusqu’à 2 300 postes en France et suscite l’indignation à gauche

Source : RT France

Le groupe Michelin compte supprimer sur trois ans jusqu’à 2 300 postes en France, sans départs contraints, dans le cadre d’un «plan de compétitivité». La décision est prise en pleine crise sanitaire et exaspère une partie de la gauche sur Twitter. C’est une annonce qui risque de susciter de la colère et de l’incompréhension chez les salariés de l’entreprise Michelin, alors que le groupe se porte pourtant bien et prévoit même des résultats positifs pour 2020 malgré la crise sanitaire. Bridgestone ferme le site de Béthune et suscite l’indignation à droite comme à gauche Le groupe Michelin va en effet supprimer sur trois ans jusqu’à 2 300 postes en France, sans départs contraints, dans le cadre d’un «plan de compétitivité» présenté le 6 janvier.

Quelques mois après l’annonce de la fermeture de l’usine Bridgestone de Béthune, et malgré de bons résultats, le pneumaticien français a annoncé une nouvelle coupe dans ses effectifs qui touchera tous ses sites en France. Florent Menegaux, le président de Michelin s’engage toutefois à «créer autant d’emplois qu’il en supprime» dans de nouvelles activités et sur les bassins d’emplois locaux, sans en préciser le calendrier, dans un entretien à l’Agence France Presse. «L’accompagnement dans la reconversion des salariés est un de nos engagements forts», a-t-il notamment assuré. «Pas de fermeture d’usine, aucun départ contraint», précise le président de Michelin. Nous anticipons environ 60% de mesures de pré- et 40% de départs volontaires, dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives (RCC)». Il a ajouté aussi que «ce plan fera l’objet d’une concertation très large, site par site, fonction par fonction, dans un dialogue avec les organisations syndicales» De Clermont-Ferrand à Epinal en passant par Vannes et Troyes, cette nouvelle réorganisation concerne «tous les sites français du groupe», a précisé Florent Menegaux.

En parallèle de ces suppressions de postes, Michelin compte accroître son activité dans divers domaines industriels d’avenir. Le groupe avait déjà effectué en 1999 une coupe historique de 7 500 postes. Plus récemment, soumis à la concurrence des pneus à prix cassés, il a supprimé près de 1 500 postes, notamment à son siège historique de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et aux Etats-Unis. Il a également fermé les sites de La Roche-sur-Yon (Vendée) et Bamberg en Allemagne.

Le nombre de départs site par site sera précisé dans les prochains mois : la direction du groupe souhaite ouvrir «rapidement» des négociations avec les organisations syndicales autour d’un «accord-cadre d’une durée de 3 ans».

«  Michelin a fait plus d’un milliard de bénéfices et distribue des dividendes en 2020 ?» Le groupe va pourtant bien et prévoit des résultats positifs pour 2020 malgré la crise sanitaire. Les dividendes distribués aux actionnaires ont augmenté à mesure que le groupe améliorait ses résultats : le dividende par action a été multiplié par trois depuis 2009. La décision de supprimer jusqu’à 2 300 postes en France sur trois ans, bien que sans départs contraints, a déclenché une vague de critiques sur le réseau social Twitter, notamment à gauche.

§ – Akka : 900 suppressions d’emplois

Le groupe Akka Technologies a annoncé lundi qu’il discutait d’un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de 900 postes en France.

www.bfmtv.com/amp/economie/emploi/akka-technologies-envisage-de-supprimer-900-postes-en-france_AD-202012280229.html

§ – ADP Roissy

Aéroport de Roissy : débrayages en plein rush de Noël chez FedEx
Les débrayages se succèdent depuis une semaine à FedEx, concernant jusqu’à une centaine de salariés selon la CGT. Sans impacter le fonctionnement de l’entreprise, selon la direction.

https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/aeroport-de-roissy-debrayages-en-plein-rush-de-noel-chez-fedex-12-12-2020-8413872.php

§ – Aéroports de Paris : 1150 suppressions de postes

Au lendemain de l’annonce à la Presse, par le Groupe ADP, d’un plan de départs volontaires (1150 salariés, dont 700 postes non remplacés), le Groupe ADP procède en catimini au licenciement sec des 339 salariés de sa filiale d’ingénierie aéroportuaire, ADP Ingénierie. Dialogue social et licenciement YouTube le lendemain. À la suite du communiqué de presse du Groupe ADP, M….https://www.soc-etudes.cgt.fr/espace-presse/communiques-de-presse/groupe-adp-licenciements-a-huis-clos/

§ – CGT Cheminots, grève sur la ligne C pour les conditions de travail

Préavis commun de l’ensemble des Syndicats CGT de cheminots de l’ETP Ligne C, qui commence le lundi 14 décembre prochain. Mécanos de l’ETP Ligne C, pour défendre nos conditions de vie et de rémunération : TOUS en grève le lundi 14 décembre, TOUS au rassemblement à 10h à la feuille de Paris Austerlitz pour interpeller la direction !!! 👊

§ – SNCF : Les raisons de la colère

Les différentes réformes de ces dix dernières années, portées par la Direction et les Gouvernements successifs, n’ont servi qu’à affaiblir l’ensemble du système ferroviaire, accroître la productivité et dégrader le Service Public Ferroviaire.

La CGT et les cheminot-e-s tirent la sonnette d’alarme depuis des mois sur les conditions de vie et de travail qui se détériorent, la baisse des niveaux de sécurité ainsi que le manque d’emploi.

De son côté, la Direction SNCF écoute mais n’entend pas les revendications.

EN 2020, 6ème ANNÉE CONSÉCUTIVE DE GEL DES SALAIRES.

La Direction profite des dispositions particulières, dues à la situation sanitaire, pour mettre en place le chômage partiel, un dispositif qui s’ajoute à une réduction drastique des déroulements de carrière au travers des exercices de notations, accentuant une perte de pouvoir d’achat de l’ensemble des cheminot-e-s.

De plus, sous prétexte de crise sanitaire, la Direction n’a pas hésité à s’attaquer aux droits des cheminot-e-s. Non seulement en leur volant 5 jours de repos compensateurs divers dans la période du 1er confinement, mais aussi en s’empressant de mettre les congés, durement gagnés par la lutte des salarié-e-s, sous la menace de leur perte si ces derniers n’étaient pas pris d’ici la fin de l’année 2020.

Si des actions se multiplient sur le territoire, la Direction persiste à ignorer les revendications. Sur la région, au travers des Établissements, les restructurations sont lancées à marche forcée sans tenir compte des propositions de la CGT et des cheminot-e-s.

C’est ainsi que la Direction de la Zone de Production Sud-Est poursuit sa stratégie d’augmentation de la part de la sous-traitance et de casse des métiers des cheminot-e-s en supprimant un Établissement entier : l’Infralog.

Il est alors légitime de se demander comment s’effectueront les travaux sur le réseau et singulièrement en Occitanie. En effet, régionalement, le réseau a besoin d’un investissement massif afin de le maintenir à niveau, principalement sur la partie des dessertes fines du territoire. https://www.facebook.com/596834143781976/posts/2192461200885921/

§ – Centre des finances publiques de Villeneuve Saint Georges

Déjà mobilisés les 28 septembre et 30 octobre, les fonctionnaires du Centre des Finances Publiques de Villeneuve-Saint-Georges annoncent une nouvelle grève ce lundi 23 novembre 2020. Les revendications : l’affectation supplémentaire de personnels en présentiel, des moyens techniques pour le télétravail et une gestion plus rapide des facturation. Le PCF de Villeneuve-Saint-Georges annonce par ailleurs son soutien au mouvement. La CGT des finances publiques locale cherche quelqu’un sur place pour répondre aux questions d’IC.

§ – Nokia Nozay : plan de licenciement, la CGT dit non, la CFDT approuve.

Essonne : le plan social se confirme chez Nokia
Quelque 746 départs sont finalement programmés en Essonne. L’entreprise doit également quitter la commune de Nozay mais devrait rester dans le département.Trois syndicats, la CFDT, la CFE-CGT et la CFTC, viennent d’annoncer leur accord au plan d’accompagnement proposé par la direction. La CGT a elle déclaré qu’elle ne parapherait pas le document.

§ – Renault Technocentre – Guyancourt

On sait à quelle sauce on va être mangé », lance Germain Rault, délégué syndical à la CFDT au Technocentre de Guyancourt. FO, la CFDT et la CFE-CGC ont signé le 19 novembre un accord sur la « transformation des compétences dans les fonctions globales » de Renault avec la direction de l’établissement de Guyancourt, regroupant le Technocentre ainsi que les sites situés à Vélizy et Aubevoye (Eure). Seule la CGT n’a pas signé.

lagazette-sqy.fr/2020/12/15/votreville/guyancourt/suppression-de-postes-au-technocentre-un-accord-signe-entre-les-syndicats-et-renault/amp/

§ – Renault Lardy : la CGT refuse les licenciements

Message de la CGT : Chaque salarié Renault de l’ingénierie et du tertiaire a reçu un mail indiquant s’il était « éligible » ou non à la Rupture Conventionnelle Collective (RCC).
De multiples questions restent ouvertes :
👉 Quel avenir pour les salariés dont les postes ont été mis dans les cases « grises » ? Quelles mobilités, quelles reconversions, quelles formations ?
👉 Comment la direction compte-t-elle atteindre son objectif de 1900 départs dans le cadre de la RCC (2500 en tout en comptant les départs « naturels » 2020-21) ? Quelle pression va-t-elle mettre si les « volontaires » ne se présentent pas ?
👉 Quel avenir pour le site de Lardy avec probablement 200 salariés Renault en moins (dont 150 par la RCC) et 700 salariés prestataires en moins en septembre 2021 ?

✊ La CGT n’a pas signé ce plan de casse sociale et elle s’opposera aux conséquences délétères pour l’ensemble des salariés, qu’ils soient Renault, sous-traitants ou intérimaires. ✊

Evitons le repli sur soi, organisons-nous et mettons la pression sur la direction pour défendre l’avenir de nos emplois : nous prévoyons un premier rendez-vous le jeudi 14 janvier (en présentiel et par TEAMS) pour le site de Lardy.

https://www.facebook.com/393520124578417/posts/760572284539864/

§ – L-Acoustics Marcoussis : 35 suppressions de postes chez le spécialiste de la sonorisation

Suppressions de postes chez le leader mondial de matériel son pour le spectacle vivant
En cette période de fêtes de fin d’année, L-Acoustics, le leader mondial en matériel de sonorisation pour le spectacle, a annoncé 35 suppressions de postes. Dans l’Essonne, des salariés ripostent en débrayant le 24 décembre

https://www.revolutionpermanente.fr/Suppressions-de-postes-chez-le-leader-mondial-de-materiel-son-pour-le-spectacle-vivant

§ – Hotel Dieu – Paris : la direction de l’AP HP recule

Urgences – Hôtel-Dieu : victoire ! La direction de l’AP-HP recule sur son projet
Alors que l’AP-HP voulait fermer les urgences de l’Hôtel-Dieu, notre vigilance et notre mobilisation ont fait reculer la direction sur son projet néfaste. Dans un courrier adressé aux personnels, elle annonce la réouverture des urgences pour le 16 décembre 2020.

Prétextant qu’elle avait dû prendre cette mesure dans le cadre de la crise sanitaire, l’AP-HP souhaite pourtant toujours vendre une une partie de l’Hôtel-Dieu.

Le combat continue !

§ – La poste – Rueil Malmaison

Hauts-de-Seine. Nouvelle grève dans certains bureaux de La Poste avant Noël
Les facteurs du sud des Hauts-de-Seine, notamment dans les bureaux d’Issy-les-Moulineaux et de Clamart-Meudon, ont mené une nouvelle journée de grève lundi 21 décembre 2020.

https://www.google.com/amp/s/actu.fr/ile-de-france/issy-les-moulineaux_92040/hauts-de-seine-nouvelle-greve-dans-certains-bureaux-de-la-poste-avant-noel_38277145.html/amp

§ – Permaswage – Clayes-sous-Bois

Yvelines. Les Clayes-sous-Bois : l’activité partielle maintenue chez Permaswage
Sous la menace de licenciements économiques, les salariés de Permaswage aux Clayes-sous-Bois (Yvelines) ont obtenu la mise en place d’une activité partielle pendant deux ans.

https://www.google.com/amp/s/actu.fr/ile-de-france/les-clayes-sous-bois_78165/yvelines-les-clayes-sous-bois-l-activite-partielle-maintenue-chez-permaswage_38242378.html/amp

§ – Ikea – Franconville

Deux élus CGT, salariés d’Ikea à Franconville ont été mis à pied après avoir participé à une grève. Ils se préparent à attaquer l’enseigne pour « atteinte au droit de grève ».

https://amp.ouest-france.fr/economie/entreprises/ikea/deux-elus-cgt-d-ikea-mis-a-pied-a-titre-conservatoire-apres-une-greve-7104464

§ – Total Grandpuis

Lundi 04/01, les salariés de la raffinerie se sont mis en grève dés 6h du matin, ne prenant pas leurs relèves. Personne ne touchera leur outil de travail tant qu’ils n’auront pas obtenu satisfaction sur l’emploi, leurs conditions de travail et salariales.

https://www.facebook.com/100864731789060/posts/168054508403415/

§ – Disneyland Marne la vallée

Réduction des effectifs à Disneyland Paris: la CGT rompt les négociations

La CGT de Disneyland Paris a annoncé mercredi avoir claqué la porte de négociations entamées fin novembre sur le départ volontaire d’environ 1 000 salariés du parc d’attractions dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective (RCC).

Interrogée par l’AFP, la direction d’Eurodisney n’a pas souhaité faire de commentaire.

Les négociations se poursuivent avec quatre autres syndicats (CFDT, CFTC, Unsa et CFE-CGC) dans le cadre d’“une réorganisation qui date d’avant le coronavirus”, selon Djamila Ouaz, déléguée CFDT

§ – Grid Solutions : le patron de General Electric profite d’un bonus de 47 millions de dollars

La situation est tendue à Grid, avec plusieurs centaines d’emplois menacés par un plan de sauvegarde de l’emploi, et des mouvements de grève pour s’opposer à ces départs. Cela n’empêchera pas Larry Culp, PDG de General Electric dont Grid est une filiale, de toucher un bonus de 47 millions de dollars.

47 millions de dollars, c’est la somme que devrait empocher Larry Culp, président de General Electric, alors même que l’entreprise prépare un vaste plan de restructuration de sa branche Grid à l’échelle européenne. Une restructuration qui menace depuis plusieurs mois les salariés de Grid Solutions à Villeurbanne (285 postes menacés) et à Saint-Priest (une soixantaine de postes menacés).

Les travailleurs s’étaient mis en grève pour sauver des emplois, d’autres avaient approfondi cette protestation en allant plus loin, en se lançant dans une grève de la faim. Ces manifestations avaient permis de sauver 81 emplois. Le but de cette restructuration ? « Permettre à ces divisions de retrouver une situation financière viable  » selon un communiqué de General Electric. Un argument qui ne tient pas pour Serge Paolozzi, élu CGT General Electric, à la vue du bonus octroyé à Larry Culp : « Une honte quand on nous rabâche qu’il faut licencier des milliers de salariés, délocaliser des activités stratégiques pour le pays pour retrouver une bonne situation économique saine ! » s’indigne le syndicaliste. Un bonus qui pourrait même monter jusqu’à 230 millions de dollars si l’action GE venait à atteindre les 17 dollars d’ici 2025.

Commentaire de lecteur “Info Luttes : Covid 19, crise financière, faire payer les grandes fortunes plutôt que nous faire les poches !