Gayssot  fut quelque temps dirigeant du PCF, fer de lance de sa « mutation » et à ce titre, ministre des Transports du gouvernement Jospin de 97 à 2002. A ce titre, cet ex-cheminot (on n’est jamais trahi que par les siens) impulsa la privatisation d’Air France (soi-disant pour sauver l’emploi : joli résultat !), de la SNECMA, des autoroutes, il signa un document criminalisant les occupations de péage et il consolida la réforme RFF engagée par Juppé pour mettre la SNCF sur les rails de l’euro-privatisation.

Cinq années durant, ce « communiste » a participé à un gouvernement qui a plus privatisé que la droite, qui a mis en place le désastreux euro et qui a mené la guerre impérialiste en Afghanistan et en Yougoslavie. Mme Buffet participait d’ailleurs à la même équipe jospinesque même s’il faut lui reconnaître le grand « mérite » d’avoir porté un coup d’arrêt… à l’exploitation capitaliste ? aux guerres impérialistes ? Vous n’y êtes pas : au dopage des cyclistes français dans le Tour de France…

C’est aussi Gayssot qui naguère présida à Chateaubriant une cérémonie indécente où le drapeau rouge était interdit dans la carrière de nos martyrs pendant que le drapeau de l’Empire européen flottait à côté du drapeau national.

Sans surprise, Gayssot appelle désormais à voter Valls, l’homme de l’état d’urgence permanent, de la Loi Travail, des cadeaux au MEDEF, des ingérences impérialistes sans fin en Ukraine et en Syrie, du retour total de la France dans l’OTAN… La boucle est bouclée.

Au fait qu’est devenu Fiterman, le prédécesseur de Gayssot au ministère des Transports à l’époque de Mitterrand ? Après avoir copieusement trahi son parti, il finit oublié et sans honneur à la direction du PS. Et Robert Hue ? Devenu sénateur socialiste, voilà qu’il trouve du charme à… Macron.

Camarades du PCF, cela fait plus de trente ans que la direction de votre parti enfante à jet continu des individus qui, non seulement trahissent la classe ouvrière, mais qui montent sur votre dos pour mieux vous poignarder. A la longue, cela ne signifie-t-il pas quelque chose comme une « tendance lourde » ? Qui est prêt à parier sa culotte que tel ou tel membre de la direction de l’actuel PCF-PGE n’aura pas quitté le parti qu’il dirige dans cinq ou dix ans qui viennent, comme l’ont déjà fait les Juquin, Damette, Fiterman, Gayssot, Hue, et tous ceux qui ne manquaient pas alors – hélas soutenus par des militant du PCF aveugles – d’incendier les communistes critiques qui appelaient à reconstruire un vrai parti communiste ?

Et si au lieu d’attendre que les traîtres se muent en héros, nous construisions enfin ensemble, dans les luttes, une intervention indépendante du PCF-PGE pour faire renaître le vrai parti communiste qui fait cruellement défaut aux travailleurs de ce pays ?

C’est la condition pour qu’à nouveau, notre pays puisse compter sur des Cachin, des Sémard, des Thorez, Duclos, Frachon et autre Croizat, aux antipodes des renégats du communisme que symbolise le nouveau soutien du sinistre Valls.