Il y a tout juste un an, nous écrivions « Le 2 mai 2014, les milices de Pravy Sektor, un groupe fasciste pro-Maidan sous les ordres du gouvernement ukrainien, firent brûler la maison des syndicats d’Odessa, tuant « officiellement » 48 personnes. Ce crime n’a fait l’objet d’aucune enquête par les autorités, ni sur le commanditaire de cette attaque, ni sur les causes réelles de la mort de plusieurs des victimes, ni même sur la lenteur de l’intervention policière lors du drame.
Sept ans après, l’élection d’un nouveau président n’a pas amélioré la situation en Ukraine. Le cessez-le-feu vient d’être violé dans le Donbass et une offensive de Kiev contre Lougansk et Donetsk est hautement probable. L’antisémitisme et l’anticommunisme connaissent un regain considérable en même temps que se développent des groupes fascistes comme le bataillon Azov. Ces groupes s’en prennent aux russophones, à tous ceux qui sont en désaccord avec eux, notamment à nos camarades du Parti communiste d’Ukraine. Les dirigeants ukrainiens, non contents du fait que le classement de leur pays culmine au sommet des taux de criminalité et de corruption (amenant d’ailleurs beaucoup d’ukrainiens à demander une réforme de la justice), se plaît à assumer le rôle d’avant-garde de l’Otan face à la Russie. »

8 ans après ce 2 mai 2022, la guerre s’est intensifiée en Ukraine. Après que Kiev a massé ses troupes sur l’ensemble de la ligne de front du Donbass, après que Washington, Londres et l’UE dont la France a intensifié ses livraisons d’armes offensives (notamment de nombreux missiles) tout au long de l’année 2021, que Zelenski a confirmé qu’il n’appliquerait pas les accords de Minsk et que les bombardements lancés par son armés de l’aveux même de l’OSCE se sont intensifiées contre Donetsk et Lougansk traduisant la forte augmentation de la probabilité d’une attaque contre ces deux républiques, la Russie a lancé une intervention militaire ouverte en Ukraine le 24 février 2022.

L’Axe euro atlantique USA OTAN UE sous les ordres de Biden déverse un flot considérable d’armement lourd sur le régime de Kiev dans une volonté désormais très ouvertement affiché d’écraser la Russie, des armements qui vont en priorité aux bataillons nazis (Azov, Aidar, Donbass etc…) qui forme les colonnes de choc de l’appareil militaire otanien en Ukraine.  A l’arrière, dans la continuité de 8 années de célébrations des collaborateurs nazis du IIIe Reich et d’une politique toujours plus xénophobe contre les russes et les minorités d’Ukraine, la chasse aux syndicalistes, aux communistes et plus largement à toutes formes d’opposition s’est intensifié. Après les monuments aux partisans antifascistes soviétiques, c’est même à ceux des intelectuels russes que les autorités de Kiev s’en prennent. Pour établir en lieu et place des statues, des noms d’avenues, à la gloire des Bandera et autres chefs nazis urkainiens. Une fois le parti communiste (KPU) interdit, cela a été ensuite le principal groupe d’opposition à Zelensky qui a été interdit, les chaines de télévisions non controlées par Zelensky ou les oligarques pro OTAN qui ont été fermés.

Ce 2 mai, à Kherson, à Mélitopol, à DOnetsk ou Lougansk, des hommages antifascistes ont été rendu aux victimes de l’attaque de la maison des syndicats d’Odessa. A Odessa, la chasse aux sorcières se poursuivait, tandis qu’à Kiev, les frères Kononovich, jeunes dirigeants communistes du Komsomol ukrainien sont embastillés sans aucune forme de procès.

A Paris, ce 2 mai, les jeunes militants des JRCF ont organisé un rassemblement de solidarité pour la libération des frères Kononovich devant la bourse du travail.

Le massacre d’Odessa et la montée du fascisme en Europe

 

Le documentaire d’Anne Bonnel sur la situation dans le DOnbass en 2014-2015, sous les bombes de Kiev