“Non à une Histoire officielle”, dictée par le Parlement européen !

En ce 9 novembre nous reproduisons, ci-après, la contribution d’intellectuels belges, professeurs d’Université et artistes, publiée le 2 octobre dans le journal “La Libre ”, ainsi que l’appel lancé par les gaulistes de Penser la France


La résolution assimilant les régimes communiste et nazi, votée par une grande une majorité des députés européens, interpelle. Les historiens doivent pouvoir poursuivre leurs recherches à l’abri de toute intimidation politique.Par un collectif d’académiques, d’intellectuels et d’artistes (voir ci-dessous)

Le 19 septembre dernier, le a voté à une large majorité -de l’extrême-droite au centre-gauche et aux Verts- une résolution dont se dégagent trois idées-forces : 1. La deuxième guerre mondiale a eu pour déclencheur le Pacte germano-soviétique, autrement dit les responsabilités sont partagées entre Hitler et Staline. 
2. Leurs régimes totalitaires, communiste et nazi, doivent être également assimilés et condamnés. 
3. Les symboles “totalitaires” persistent en Europe, mais heureusement plusieurs pays ont interdit les partis et les symboles communistes. 

De quoi parle-t-on, de quels faits concrets ? 

Une guerre d’agression et d’anéantissement a été déclenchée le 1er septembre 1939 contre la Pologne par l’Allemagne hitlérienne, qui venait de s’emparer de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, et avait assuré, en compagnie de l’armée fasciste italienne, la victoire de la dictature de Franco en Espagne. 
Le Pacte germano-soviétique “de non agression” a été signé le 23 août 1939, après l’échec des essais soviétiques, tout au long des années trente, de nouer avec l’Angleterre et la France, une alliance tripartite contre Hitler, le dit “pacte de sécurité collective”. Mais les dirigeants britanniques et français de l’époque ont préféré “l’apaisement” avec Hitler et Mussolini, soit les “Accords de Munich” de 1938 qui ont ouvert la voie au démantèlement de la Tchécoslovaquie, au sauvetage de laquelle l’URSS avait proposé une action commune. 
C’est dans ce contexte –”oublié” par la résolution européenne- que la diplomatie soviétique fut réorientée et “purgée” par Staline. Le Pacte lui offrait la possibilité de retarder un affrontement auquel l’URSS n’était pas prête. 
Le régime stalinien fut imposé par la violence dans les territoires “récupérés” en Pologne et dans les états baltes par l’URSS. Tandis que les nazis entamaient la “ghettoisation” et l’extermination des Juifs, prélude au génocide qu’ils ont poursuivi à grande échelle en URSS. 

Mais les députés européens croient-ils qu’un agresseur génocidaire, fondé sur le racisme biologique et l’antisémitisme éradicateur soit équivalent à l’URSS et aux régimes et partis se réclamant du communisme ? Libres à eux de relativiser ainsi le nazisme, voire, pour certains, de réhabiliter les “héros” de la collaboration, en leurs nouveaux habits de “résistants aux régimes totalitaires”. 

Ce qui n’est pas acceptable, c’est qu’ils en fassent une “” officielle, assortie de menaces pour ceux qui n’avaliseraient pas leur révisionnisme, qu’il s’agisse d’états (comme la Russie) ou de formations politiques qualifiées de “communistes”. Les historiens doivent pouvoir poursuivre leurs recherches à l’abri de toute intimidation politique. 

En citant en exemple des régimes de l’Est qui interdisent des partis de gauche, dont certains réhabilitent leurs anciennes “gloires” fascistes et collaborationnistes, on devine ce que risque d’annoncer cette résolution du Parlement européen : un révisionnisme agressif et la restriction des libertés publiques. 


=> Signataires : Mateo Alaluf, prof honoraire de l’ULB; Jacques Aron, prof honoraire, essayiste; Nicolas Bardos, prof émérite UCL; Jean Marie Chauvier, journaliste retraité, essayiste; Lydia Chagoll, cinéaste-écrivaine; Paul Delmotte, prof retraité IHECS; Marc Delrez, Pro ULiège; Jean Delval, comédien/éditeur; Serge Deruette, prof de Sciences politiques UMONS; Vincent Engel, écrivain, prof UCL; Pierre Galand, ancien sénateur; Eric Geerkens, prof ULiège; Pierre Gillis, prof honoraire UMONS; José Gotovitch prof hon. d’histoire contemporaine ULB; Catherine Gravet, Vice-doyenne, Chef du Service de Communication écrite UMons; Geoffrey Geuens, prof ULiège; Patrick Italiano, chercheur en sociologie ULiège; Marc Jaquemain, sociologue, prof honoraire ULiège; Hugues Le Paige, journaliste réalisateur; Anne Morelli, prof honoraire de l’ULB ; Jean Moulin, Dr en Sciences physiques ULB; Christine Pagnoulle, chargée de cours à la retraite ULiège; Jean Salmon, prof émérite ULB; Daniel Soil, diplomate Wallonie-Bruxelles honoraire, écrivain public; Jean-Maurice Rosier, prof honoraire ULB; Emy Spelkens, historienne, Insp.Gén.Hon. de WBI.

Source : La Libre Belgique

« Pour le Parlement européen, l’histoire de l’Europe est une contre-histoire » (Penser la France) – 15 octobre 2019

Les Clubs “Penser la France” condamnent le négationnisme anticommuniste européen !

Communiqué national du 15 octobre 2019

La Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur « l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe »[1] est une stupéfaction pour nombres de Français.

Véritable tissu de contre-vérités historiques, le Parlement européen propose d’édulcorer l’histoire complexe des nations, l’histoire des peuples, l’histoire des idées et des combats qui ont jalonné les derniers siècles pour « nettoyer » notre mémoire.

Pourquoi ce révisionnisme ? Dans quel dessein secret ?

Dans un fatras de contre-vérités historiques, le Parlement européen ose écrire que : « (…) l’Union soviétique communiste et l’Allemagne nazie ont signé un pacte de non-agression, connu sous le nom de pacte germano-soviétique ou pacte Molotov-Ribbentrop, (…) ouvrant la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale » (article B). Ou encore se répétant, « que la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop » (article 2).

Puis enchainant, le Parlement européen déplore que « des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes » (article 17)  et que « le maintien, dans les espaces publics (parcs, places, rues, etc.) de certains États membres, de monuments et de mémoriaux glorifiant les régimes totalitaires ouvre la voie à la dénaturation des faits historiques relatifs aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à la propagation d’un système politique totalitaire » (article 18).

Les Clubs « Penser la France » condamnent totalement cette résolution.

Nous refusons de la manière la plus absolue de tenir pour égal nazisme et communisme,

Affirmer le contraire est une véritable insulte à notre mémoire, à la mémoire de nos parents, à la mémoire des Français.

Comment ne pas avoir honte en se souvenant de la réalité des combats qui ont vu le sacrifice de nombreux militants communistes au service d’un idéal  – celui de la France libre – alors que les pères même de l’Europe se compromettaient avec l’ennemi nazi ou pactisaient avec les nouveaux maîtres anglo-saxons dès que ce fut nécessaire ?

Comment oublier le contexte particulier expliquant le pacte germano-soviétique après les glorieux « accords de Munich » ?

Comment peut-on oublier aujourd’hui que le rapport de force militaire imposé par l’Allemagne nazi a été inversé en Europe, non pas du fait de quelques divisions américaines débarquées bien tardivement en Europe mais par la grande Victoire de Stalingrad ? [2]

Sans rien minimiser des sacrifices des uns et des autres, pourquoi mentir aux Français après leur avoir désappris leur propre histoire ? [3]

Les Clubs « Penser la France » condamnent sans la moindre réserve cette entreprise de réécriture de l’histoire qui annonce le pire pour les Français : ne plus penser en peuple libre, oublier son propre destin.

Les Clubs « Penser la France » invitent les Français à « Résister » à cette entreprise qui vise à leur voler leur propre mémoire avec pour objectif évident de redessiner un avenir imposé, après avoir dénaturé l’âme profonde de notre nation.

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NOTES

[1] http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2019-0021_FR.html

[2] L’Union Soviétique a versé un tribut de 23 millions de morts, dont 17 millions de civils, pour l’emporter contre le nazisme. La France a perdu 250.000 militaires et 400.000 civils. Quant aux Américains, le bilan est de 400.000 (dont 180.000 péris sur le front européen).

[3] Selon un récent sondage réalisé par l’institut britannique ICM Research dans trois pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, la majorité de la population pense que ce sont les Etats-Unis qui avaient gagné la guerre. Pour être plus exacte, 61% des Français et 52% des Allemands interrogés. Seuls 13% le reconnaissent à l’Armée Rouge. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les chiffres étaient inversés. Les Français attribuaient largement la victoire à l’Union soviétique. Quel mécanisme d’influence a permis un tel retournement ?

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Les Clubs « Penser la France » travaillent au soutien de plusieurs initiatives politiques de refondation autour d’un  « nouveau Conseil National de la Résistance » réunissant communistes authentiques et gaullistes authentiques et au-delà tous citoyens militants pour l’indépendance de la France.

Les Clubs « Penser la France » militent pour les trois sorties immédiates : Sortie de l’OTAN – Sortie de l’UE – Sortie de l’EURO.

Source: www.penserlafrance.fr

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