La Magie Noire de l’Euro – IC n°159 – Lisez et Abonnez vous à Initiative Communiste

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La magie noire de l’euro

Mi-juillet, Tsipras faisait voter par le Parlement grec les nouvelles mesures d’austérité imposée par l’eurozone en échange d’un troisième plan « d’aide » de 86 milliards, dont tout le monde sait qu’il enfoncera encore plus le pays dans la crise. Un tel résultat n’aurait pas été possible sans cette impayable monnaie qu’est l’euro.

« Génocide social » et mise sous tutelle

La Grèce se voit notamment imposer un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans (62 avec 40 ans de cotisation), des coupes automatiques dans les dépenses publiques si les objectifs budgétaires ne sont pas atteints, et un vaste plan de privatisations dont la moitié du produit, estimé à 50 milliards, servira à recapitaliser les banques, le reste à désendetter l’Etat et relancer les investissements.

La douzaine de députés du parti de droite souverainiste ANEL, qui gouverne avec Tsipras, a approuvé le texte, mais près de quarante membres de Syriza ont voté contre, dont l’ex-ministre des finances Varoufakis, qui a comparé le plan au traité de Versailles, et la présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou, qui a parlé de « génocide social ». 

La souveraineté grecque est réduite à sa plus simple expression : le fonds obtenu grâce aux privatisations sera géré sous la supervision des autorités européennes, et le gouvernement devra « consulter » la Européenne « pour tout projet législatif dans les domaines concernés », avant de le soumettre à son Parlement.

Fuite en avant dans le cercle vicieux

Tsipras lui-même a déclaré qu’il ne « croyait pas » à ces mesures, et qu’elles qui n’allaient « pas bénéficier à l’économie grecque ». Pourtant, selon un sondage, 70 % des Grecs estimaient qu’il fallait les accepter. Le secret : tous les partisans de l’euro, Tsipras en tête leur ont assuré qu’elles valaient mieux qu’un défaut de paiement ou un « grexit ».

L’ennui, c’est que selon le FMI lui-même, les recettes des privatisations sont grossièrement surévaluées : elles ne devraient rapporter que… 7 milliards au lieu des 50 promis ! Par ailleurs, beaucoup d’économistes – et le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble – pensent que la Grèce ne pourra éviter le défaut de paiement sans une décote sur sa dette, ce qui est interdit par les traités sur l’appartenance à la zone euro. D’où la proposition de Schäuble d’un grexit « provisoire » – qui serait forcément devenu définitif : soit la Grèce continuait de s’enfoncer après être sortie de l’euro, et elle ne remplirait pas les critères pour y rentrer ; soit elle allait mieux, et on ne voit pas pourquoi elle y retournerait…

Trancher le nœud gordien

La Grèce finira de tout façon par sortir de l’euro, puisque toutes les mesures prises pour qu’elle y reste l’éloignent des « critères de convergence » imposés par Maastricht. Ne pas l’exclure discrédite la monnaie unique forte, à laquelle le capital allemand tient tant. Mais si le grexit se passe bien, l’euro sera discrédité aussi. Il faut donc qu’il soit catastrophique. Les dernières mesures ont pour véritable objectif de ruiner le pays avant de l’expulser. Et Tsipras les a acceptées au nom de l’euro, au lieu de sortir du piège par la gauche – refus de payer la dette des banques, et début de rupture avec le capitalisme. Si personne ne s’en charge à sa place, c’est une Grèce exsangue qui sera chassée de l’eurozone, pendant que les nazis d’Aube Dorée tireront les marrons du feu de la colère populaire. Et les eurocrates nous diront : « Voyez ce qui se passe quand on sort de l’euro ! »

VF pour Initiative Communiste journal mensuel du PRCF

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