L’euro-gouvernement d’Athènes imite Hollande-Valls et Macron-Philippe : les travailleurs sont attaqués et leurs droits démantelés !

Initiative communiste relaie les déclarations du secrétaire général du Comité central du Parti communiste de Grèce (KKE), Dimitris Koutsoumbas, au sujet de l’adoption d’une scélérate anti-travail adoptée le 16 juin 2021 par les députés soutenant l’euro-gouvernement en place à Athènes depuis 2019 et dirigé par Kyriakos Mitsotakis, clone grec de Macron. À l’image de l’infâme «  Travail » portée par El Khomri, Macron (alors ministre de l’Économie) et Valls au printemps 2016 sous la présidence Hollande – qui entraîna la mobilisation de centaines de milliers de travailleurs pendant des mois – et des « ordonnances Macron défendues par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et Muriel Pénicaud à l’automne 2017, les décisions adoptées à Athènes ne font que retranscrire les « grandes orientations de politique économique » (GOPE) promues par la malfaisante « Union européenne ».

Individualisation du rapport entre les salariés et le patronat dans le cadre du contrat de travail, passage du temps de travail à 10 heures journalières, aucune augmentation de salaire, entrave au droit de grève et à l’action syndicale, licenciement facilité : tout ce qu’ont défendu les pseudo « socialistes » et les macronistes, bien aidés par les faux « Républicains » et EELV, et même le mensonger « Rassemblement national » antisyndical et anti-populaire, se retrouve dans cette nouvelle agression contre les travailleurs qui, comme l’indique fort justement le camarade Koutsoumbas, fait « revenir aux conditions de travail du Moyen Âge ».

Cette grande réinitialisation capitaliste se poursuivra pour tous les travailleurs des pays membres de l’UE tant que ces derniers resteront membres de cette machine à démanteler les services publics (« services d’intérêt économique général » selon le droit européiste), à araser les libertés publiques servant la soupe à la fascisation du continent, et bien entendu à détruire les conquêtes sociales et démocratiques parmi lesquelles les droits des travailleurs.

Plus que jamais, la « réorientation de la construction européenne » dans le sens d’une utopique « Europe sociale » n’est qu’une fumisterie, que ciblait déjà Lénine en son temps : « Les États-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou impossibles ou réactionnaires ». Les travailleurs et citoyens de Grèce en font une nouvelle fois la douloureuse expérience après la capitulation d’Alexi Tsipras et de Syriza face à la maléfique « Troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) à l’été 2015.

Solidaire des travailleurs et citoyens de Grèce en lutte pour survivre face au capitalisme exterministe, le Pôle de Renaissance communiste en France exhorte les travailleurs et citoyens de France à opter pour la seule alternative possible pour échapper au mortifère faux « duel » et vrai duo Macron-Le Pen en 2022 – deux faces d’une même pièce capitaliste, européiste, atlantiste, fascisante et anticommuniste -, à savoir la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme. Le Frexit progressiste est porté par l’Alternative Rouge et Tricolore et son représentant national, Fadi Kassem, afin que la France et la République une et indivisible, en voie d’euro-dissolution, ne connaissent pas un sort semblable au drame social que connaissent les travailleurs et citoyens de Grèce depuis plus de 10 ans.

Pour s’en sortir, il faut en sortir : Frexit progressiste, et vite !


Le monstrueux projet de anti-travail du gouvernement, qui a déjà été rejeté dans la conscience des travailleurs, a été adopté par le plénum du Parlement grec le 16 juin 2021. Il n’a été voté en principe que par les députés gouvernementaux avec 158 voix pour et 142 contre.

Tous les jours précédents, lorsque le projet de était discuté au Parlement, le groupe parlementaire du KKE a fustigé ses dispositions anti-travail, révélant sa nature de classe qui est en faveur des intérêts du capital. Le SG du CC du KKE, D. Koutsoumbas, a pris la parole et a évoqué en détail le mécanisme d’exploitation des travailleurs, qui est encore exacerbé avec ce projet de loi, portant le temps de travail journalier à 10 heures sur la base de contrats individuels entre salariés et employeurs. Le SG du CC du KKE a également évoqué les dispositions qui portent atteinte aux conventions collectives, facilitent les licenciements et entravent le droit de grève ainsi que l’action syndicale en général, soulignant le fait que toutes ces mesures ont déjà été élaborées dans l’UE et mises en œuvre dans de nombreux États membres.

Dans le même temps, des dizaines de milliers de manifestants qui ont participé au rassemblement de grève, protestaient contre le projet de anti-travail dans toute la Grèce.

Les manifestations ont eu lieu non seulement le matin, mais aussi l’après-midi. Le SG du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, ainsi que l’ensemble du groupe parlementaire du KKE et les députés du parti ont assisté au rassemblement de masse devant le Parlement.

Nikos Mavrokefalos, membre du Secrétariat exécutif du Front militant de tous les travailleurs (PAME) et de l’administration du Centre du travail d’Athènes a prononcé un discours et a souligné entre autres : « Le gouvernement pense qu’il va se débarrasser des travailleurs et des syndicats, qu’elle offrira demain ce projet de loi à ses partenaires européens afin d’obtenir 60 milliards d’euros supplémentaires pour financer les groupes d’entreprises et les ajouter aux 240 milliards d’euros de dette qui pèsent déjà sur les travailleurs et les citoyens. Ils pensent qu’avec cette loi ils vont mettre des obstacles à l’action des syndicats et des travailleurs. Ils pensent que face à l’intensification de l’exploitation par les groupes patronaux, les travailleurs vont rester les bras croisés (…) Ils se trompent lourdement ». Il a ajouté que : « Les travailleurs par leur lutte ont le pouvoir de jeter ce projet de loi à la poubelle. C’est pourquoi nous ne nous arrêtons pas là, chers collègues. C’est par là que nous commençons. Dès le lendemain et chaque jour, chacun doit adhérer à son syndicat ; chacun doit lutter pour que nos besoins contemporains soient satisfaits, tels que dictés par les progrès de la science et de la productivité »._

Cette loi anti-travail restera sur le papier !

Le 16 juin 2021, lors d’une séance plénière du parlement, 158 députés du gouvernement ND ont voté pour l’adoption d’un vilain projet de loi anti-ouvrière, déjà rejeté dans l’esprit des travailleurs, et 142 députés étaient contre.

Le groupe parlementaire du KKE tous ces jours au cours des débats au parlement a critiqué les dispositions anti-travail du projet de loi, révélant la nature de classe du projet de loi, exprimant les intérêts du capital. Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de Grèce D. Koutsoumbas de la tribune du parlement, il a dénoncé le mécanisme d’exploitation des travailleurs, qui est renforcé par ce projet de loi, qui augmente la durée du travail de jour à 10 heures sur la base de la signature de contrats individuels entre le salarié et l’employeur. Le secrétaire général du comité central du KKE a également évoqué les dispositions de la loi qui portent atteinte aux conventions collectives, facilitent les licenciements et portent également atteinte au droit de grève, à l’activité syndicale en général, soulignant que toutes ces mesures sont développées dans l’UE et sont déjà mises en œuvre dans de nombreux pays membres. … À la fin de son discours au parlement, D. Koutsoumbas a déclaré : « Le projet de loi anti-travail que vous vous apprêtez à adopter aujourd’hui, selon le ministre du Travail, est un projet de loi de « l’ère moderne » ! Si tel est le cas, alors pourquoi les conditions de travail nous ramènent il y a cent ans, transformer les travailleurs en esclaves du 21e siècle ? Pourquoi les conditions de travail prévoient-elles des horaires de travail augmentés plutôt que réduits, du travail du matin au soir, le harcèlement des activités syndicales et les briseurs de grève ? À l’ère moderne de développement élevé de la technologie et de la science, moderne est la réduction des heures de travail, moderne est une journée de travail de 7 heures, 5 jours, 35 heures par semaine. Il est moderne d’offrir à chacun un travail, un salaire et des droits satisfaisants, et non un retour aux conditions de travail au Moyen Âge. C’est pourquoi votre vilaine facture restera sur papier, comme beaucoup d’autres lois injustes antérieures. » harcèlement syndical et briseur de grève? À l’ère moderne de développement élevé de la technologie et de la science, moderne est la réduction des heures de travail, moderne est une journée de travail de 7 heures, 5 jours, 35 heures par semaine. Il est moderne d’offrir à chacun un travail, un salaire et des droits satisfaisants, et non un retour aux conditions de travail au Moyen Âge. C’est pourquoi votre vilaine facture restera sur papier, comme beaucoup d’autres lois injustes antérieures. » harcèlement syndical et briseur de grève? À l’ère moderne de développement élevé de la technologie et de la science, moderne est la réduction des heures de travail, moderne est une journée de travail de 7 heures, 5 jours, 35 heures par semaine. Il est moderne d’offrir à chacun un travail, un salaire et des droits satisfaisants, et non un retour aux conditions de travail au Moyen Âge. C’est pourquoi votre vilaine facture restera sur papier, comme beaucoup d’autres lois injustes antérieures. »

S’exprimant lors du rassemblement, Nikos Mavrokefalos, membre du Secrétariat exécutif du Front militant de tous les travailleurs (PAME) et du Bureau du Centre du travail d’Athènes, a noté entre autres : « Le gouvernement pense qu’il va se débarrasser des travailleurs et des syndicats, que demain il présentera ce projet de loi à ses partenaires de l’UE afin de recevoir 60 milliards d’euros supplémentaires qui viendront soutenir les groupes d’entrepreneurs et viendront s’ajouter aux 240 milliards d’euros de dette qui pèsent sur les épaules des travailleurs et des personnes. Il pense que les travailleurs resteront les bras croisés face à une exploitation accrue par des groupes d’entrepreneurs « (…) « On leur dit que ça ne marchera pas pour eux », et ajoute : facture à la poubelle de l’histoire. Par conséquent, nous ne terminons pas la lutte là. Aujourd’hui, nous le commençons.