Laurent Nardi “Aujourd’hui plus que jamais défendre les nations, des nations progressistes et internationalistes est une position anti-capitaliste. révolutionnaire”

INTERVENTION de pour le PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE – Réunion internationale Milan le 17 février 2018

Chers camarades,

Le PRCF, remercie le pour son invitation à cette belle initiative internationaliste. Le PRCF et le ont des analyses politiques très proches et des relations suivies et fraternelles que nous voulons approfondir à l’image du projet de bulletin internationaliste commun sur internet avec les camarades anglais. PRCF et continuent ainsi la longue tradition de luttes communes qui ont toujours unis les communistes italiens et français.

Compagni, en France, avec l’arrivée d’ Emmanuel Macron comme Président et de sa majorité, nous avons franchi une étape nouvelle dans l’offensive menée depuis une trentaine d’années par les tenants d’un capitalisme pur et dur.

Après Sarkozy et Hollande qui ont bien servi ses intérêts, la caste financière a réussi à trouver un nouvel homme pour aggraver la même politique.

Les attaques frontales contre le monde du travail, contre les idées progressistes, contre la nation et contre la démocratie sont d’un niveau rarement atteint.

Avec Macron la grande bourgeoisie française veut réaliser son rêve historique, se débarrasser de ce qui a fait la force de notre pays : sa solidarité sociale.

La liste est déjà longue :

– Augmentation de la Contribution sociale,

– Réduction des indemnités de licenciements et de chômage.

– Exclusion des droits au chômage.

– Casse du code du travail,

– Baisse des allocations logements,

– Démolition de la Sécurité sociale,

– Casse de ce qui reste des services publics, (Il y a seulement deux jours, privatisation SNCF et casse statut cheminots, retour 60 ans en arrièrre)

– Suppression de 120000 postes de fonctionnaires.

– Hausse des tarifs des soins hospitaliers,

– Réforme territoriale qui vise à supprimer la démocratie locale.

– Etat d’urgence à perpétuité…

Dans le même temps, c’est table ouverte pour le grand patronat et la finance :

  • Division par deux de l’impôt sur la fortune.
    Forte baisse de l’impôt sur les sociétés.
    Maintien des énormes avantages aux entreprises.
    Cadeaux fiscaux qui vont permettre un gain de 150 000 € par an aux 280 000 foyers les plus riches de France.
    Sans oublier les 20 milliards d’évasion fiscale contre laquelle rien n’est fait

Il y a en France officiellement 9 millions de pauvres, 4 millions de chômeurs, des millions de travailleurs précaires.

Il s’agit pour les classes dominantes de transformer la société en une société du « tout économique » où toute la vie humaine sera assujettie à l’économie,c’est à dire sera mise au service des intérêts privés et du capital.

Cette société sera ouvertement une société à deux vitesses, celle des riches et celle des pauvres, écrasés économiquement, socialement et idéologiquement.

Comme dans tous les pays capitalistes cette politique s’inscrit dans le cadre d’une stratégie internationale du capital mondialisé sous l’égide de l’Union Européenne et de toutes les structures de l’internationale financière.

Il faut savoir que Macron est un européiste et un atlantiste convaincu.

Il veut des listes transnationales aux élections européennes ; il souhaite au plus vite un « gouvernement de la zone euro » ; une « défense européenne complémentaire de l’OTAN » ; la fin de la République une et indivisible au profit des « grandes régions » européennes, sans parler de l’abandon de la langue française au profit de l’anglais, la langue des affaires. Donc on voit le lien direct entre la politique nationale de Macron et l’Union Européenne.

L’UE est un maillon faible du capitalisme. L’opinion des masses a fortement évolué à son égard, on est passé du soutien aux interrogations, à la méfiance et à la remise en cause. Il faut apprécier tout le chemin parcouru.

Toutefois, une grande question reste posée et nous est posée : pourquoi tant de gens, y compris progressistes restent-ils encore partisans de l’, ne veulent pas sortir de l’UE ?

Répondre uniquement avec des arguments et des démonstrations économiques et sociales ne suffit pas parce que la bourgeoisie a réussi à faire passer dans la tête de beaucoup de gens des croyances puissantes :

– L’Europe c’est l’union des peuples.

– L’Europe c’est la paix.

– L’Europe c’est la démocratie.

– L’Europe c’est le contre-poids des EU, de la Chine, de la Russie,

– L’Euro c’est notre monnaie commune qui nous rend fort.

Globalement ils ont réussi à faire passer l’idée que l’Europe c’est le sens de l’histoire et qu’on ne peut pas revenir en arrière. Ce sont des arguments qui pénètrent le subconscient et dominent les ressentis sociaux. Nous devons absolument casser ces idées.

1) Non, l’Europe n’a pas été créée pour les populations, elle a été créée pour les affaires, l’économie, le profit. En 1951, ce qui est créé c’est une structure strictement économique : la communauté européenne du charbon et de l’acier. En 1957 le traité de Rome institue quoi ? Une communauté économique. Et chaque évolution de cette construction européenne va correspondre à un besoin nouveau du capital.

L’Europe a été créée par des réactionnaires et des anticommunistes. Rappelons qui sont ceux que l’on appelle les « les pères fondateurs de l’Europe ».

L’Allemand Adenauer . Catholique fervent. Libéral et anti-communiste convaincu.

Le Britannique Churchill. Son anticommunisme maladif en fait le précurseur de la guerre froide

Le Français Monnet. Riche propriétaire terrien, négociant en Cognac.

Il co-préside la Bancamerica de San Francisco. De Gaulle l’a traité de « petit financier à la solde des américains ».

Le Français Schumann. Catholique fervent, il a voté les pleins pouvoirs à Pétain.

L’Italien De Gaspéri. Fondateur de la démocratie chrétienne. Il se disait inspiré par l’encyclique du pape Léon XIII.

On voit vers où convergent tous ces « pères de l’Europe », leur idéologie commune : attachement à l’Eglise catholique, anticommunisme et soumission aux intérêts des capitalistes, en particulier américains. Comment ces hommes pouvaient-ils créer une structure progressiste ?

2) Non l’UE n’est pas un contre-poids aux EU. La constitution européenne garantie « que les états membres travaillent en étroite coopération avec l’OTAN ». Etats-Unis et Europe sont ensemble les garants de l’ordre capitaliste mondial. On le voit aussi dans le projet d’Union transatlantique.

3) Non l’Europe ce n’est pas la paix : Il y a eu la guerre contre la Yougoslavie. Et s’il n’y a pas la guerre en Europe, partout dans le monde les puissances impérialistes soutenues par l’UE font la guerre (Irak, Syrie, Lybie, Afghanistan, Afrique…) L’Union Européenne s’est dotée d’une agence pour l’armement dont le but est d’accroître l’armement de chaque pays membre de l’U.E. Elle est une énorme source de profit pour les groupes capitalistes.

4) Non, l’UE n’est pas la démocratie : c’est elle qui fait actuellement interdire la grève en Grèce, qui ferme les yeux sur la présence de néonazis dans les gouvernements de Budapest, de Vienne ou de Kiev, elle qui cautionne sans états d’âme l’interdiction des partis communistes des pays de l’Est et la répression contre les syndicalistes.

5) Oui, il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne. L’exemple anglais le montre. Le peuple britannique, en particulier les classes populaires ont dit non à l’Europe supranationale. Le Royaume-Uni, la Suisse, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Islande n’ont pas l’euro et même ne sont pas membres de l’Union Européenne et ils se portent mieux que la moyenne de la zone Euro, que ce soit pour l’inflation, la consommation des ménages, le taux de croissance, l’évolution du chômage, les investissements et autres domaines.

6) Non, l’intégration européenne ce n’est pas le sens de l’histoire, c’est seulement le sens que veulent donner au monde les capitalistes pour mieux exploiter les peuples.

Nous devons aussi combattre la fable de l’Europe sociale avancée par les pseudos partis communistes et le Parti de la Gauche Européenne.

Aujourd’hui plus que jamais défendre les nations, des nations progressistes et internationalistes est une position anti-capitaliste. révolutionnaire.

Camarades, si nous menons cette bataille idéologique, en l’appuyant sur les réalités concrètes actuelles nous pourrons accélérer la méfiance des peuples et la transformer en un rejet radical de l’UE qui creusera sa tombe et préparera celle du capitalisme dans son ensemble.


Cari compagni,

Il PRCF ringrazia il Fronte Popolare per il suo invito a questa bella iniziativa internazionalista. Il PRCF ed il Fronte Popolare hanno le stesse analisi politiche e delle relazioni strette e fraterne che vogliamo approfondire, all’immagine del progetto di bollettino internazionalista comune su internet coi compagni inglesi. PRCF e Fronte Popolare continuano così la lunga tradizione di lotte comuni che hanno sempre unito i comunisti italiani e francesi.

Cari compagni, in Francia, con l’arrivo di Emmanuel Macron come Presidente e la sua maggioranza, abbiamo fatto un nuovo passo nell’offensiva condotta negli ultimi trent’anni dai sostenitori di un capitalismo puro e duro.

Dopo Sarkozy e Hollande che hanno servito bene i suoi interessi, la casta finanziaria è riuscita a trovare un uomo nuovo per aggravare la stessa politica.

Gli attacchi frontali al mondo del lavoro, contro le idee progressista, contro la nazione e la democrazia, sono di un livello raramente raggiunto.

Con Macron la grande borghesia francese vuole realizzare il suo sogno storico, sbazzarsi di ciò che ha fatto la forza del nostro paese: la sua solidarietà sociale.

L’elenco è già lungo :

– Aumento del contributo sociale,

– Riduzione delle indennità di licenziamento e di disoccupazione,

– Esclusione dei diritti di disoccupazione

– Distruzzione del codice del lavoro,

– Riduzione delle indennità di alloggio,

– Demolizione della sicurezza sociale e dei servizi pubblici,

– Soppressione di 120000 posti di funzionari

– Aumentazione del prezzo di cure ospedaliere,

– Riforma territoriale per sopprimere la democrazia locale.

– Stato di emergenza in perpetuo…

Allo stesso tempo, è tavolo aperto per il grande patronato e la finanza :

• Divisione per due della tassa sulla fortuna

• Brusco calo dell’imposta sulle società.

• Nuovi enormi vantaggi per le imprese

• Regali fiscali ai pui ricchi : le 280 000 famiglie più ricche vanno guadagnare 150 000 € all’anno.

• Senza dimenticare i 20 miliardi di evasione fiscale contro la quale non ci fa niente.

Ci sono in Francia ufficialmente 9 milioni di poveri, 4 milioni di disoccupati, milioni di lavoratori precari.

Si tratta per le classi dominanti di trasformare la società in una società del “tutto economico” in cui tutta la vita umana sarà soggetta all’economia, cioè sarà messo al servizio degli interessi privati e del capitale globalizzato.

Questa società sarà apertamente una società a due velocità, quella dei ricchi e quella dei poveri, schiacciati economicamente, socialmente e ideologicamente.

Come in tutti i paesi capitalisti, questa politica rientra in una strategia internazionale del capitale globalizzato, sotto l’egida, dell’Unione europea e di tutte le strutture dell’Internationale finanziara.

Macron è un europeista e un atlantista convito.

Vuole liste transnazionali nelle elezioni europee;

Vuole il più presto possibile “un governo della zona euro”;

Vuole una “difesa europea complementare della Nato”;

Vuole la fine della Repubblica indivisibile a favore delle “grandi regioni” europee,

per non parlare dell’abbandono della lingua francese a favore dell’inglese, la lingua degli affari.

Vediamo quindi il nesso diretto tra la politica nazionale di Macron e l’Unione europea.

L’UE è l’anello debole del capitalismo. L’opinione delle masse si è evoluta molto al suo riguardo. Si è passato del sostegno alle interrogazioni, alla sfiducia ed alla rimessa in causa. Bisogna apprezzare tutta la strada cosi percorsa.

Tuttavia, una grande domanda rimane : perché tante persone, anche fra i progressisti, sono encora partigiani dell’Europa, non vogliono uscire dell’UE ?

Rispondere unicamente con argomenti economiche e sociali non basta perché la borghesia è riuscita a fare passare nella testa delle persone delle credenze potenti :

– L’Europa è l’unione dei popoli.
– L’Europa è la pace.

– L’Europa è la democrazia
– L’Europa permette di fare une contro-peso agli Stati-Uniti, alla Cina, alla Russia.
– L’Euro e la nostra moneta comune che ci rende forti,

Sonno riusciti a fare passare l’idea che la costruzione europea è il senso della storia e che non si puo tornare indietro. Dobbiamo assolutamente rompere queste idee perchè entranno nel subconscio e dominano l’esperienza sociale.

1) No, l’Europa non è stata creata per le popolazione, è stata creata per gli affari e il profitto. Nel 1951, ciò che viene creato è una struttura strettamente economica: la Comunità europea del carbone e dell’acciaio. Nel 1957 che cosa instituisce il trattato di Roma ? Una Comunità economica. E ogni evoluzione di questa costruzione europea corrisponderà ad un bisogno nuovo del capitale.

L’Europa è stata creata da reazionari e anticomunisti. Dobbiamo ricordare e spiegare chi sono i cosiddetti “padri fondatori dell’Europa”.

Il Tedesco Adenauer. Cattolico fervente. Liberale e anti-comunista convinto !

Il Britannico Churchill. Il suo anticomunismo malaticcio lo rende il precursore della guerra fredda.

Il Francese Monnet. Ricco proprietario terriero, mercante di cognac,co-presidente della bancamerica a San Francisco. De Gaulle lo chiamò “un piccolo finanziere nella paga degli americani.”

Il francese Schumann. Un cattolico fervente che ha votato i pieni poteri a Pétain.

L’italiano De Gaspéri. fondatore della democrazia cristiana che diceva essere ispirato dall’ enciclica del papa Leone XIII.

Vediamo l’ideologia comune di questi “padri del Europa” : attaccamento alla Chiesa cattolica, anti-comunismo e sottomissione agli interessi dei capitalisti, soprattutto americani. Come questi uomini potevanno creare una struttura progressistà ?!

2) No, l’UE non è un contropeso agli Stati Uniti. La Costituzione europea garantisce “che gli Stati membri lavorano in stretta cooperazione con la Nato ». Stati-Uniti ed Europa, insieme sono i garanti dell’ordine capitalista mondiale. Quello si vede anche nel progetto dell’Unione transatlantica.

3) No, l’Europa non è pace : C’è stata la guerra contro la Jugoslavia. E se non c’è guerra in Europa, le potenze imperialiste sostenute dall’Unione europea portanno la guerra fuori, in tutto il mondo (Iraq, Siria, Libia, Afghanistan, Africa…). L’Unione europea ha un’agenzia di armamenti con lo scopo di aumentare l’armamento di ogni paese membro. E una fonte enorme di profitto per i gruppi capitalisti.

4) No, l’UE non è la democrazia :

attualmente sta vietando lo sciopero in Grecia. E lei che chiude gli occhi alla presenza di neo-nazisti nei governi di Budapest, Vienna o Kiev, e lei che approva il divieto dei partiti comunisti dei paesi dell’est e la repressione contro i sindacalisti.

5) Sì, è possibile uscire dall’euro e dall’Unione europea. L’esempio inglese lo dimostra. Il popolo britannico, soprattutto le classi popolari, ha detto no all’Europa sovranazionale. Regno Unito, Svizzera, Norvegia, Svezia, Danimarca, Islanda non hanno l’euro e alcuni non sono nemmeno membri dell’Unione europea e stanno meglio che la media della zona euro, che si tratta di inflazione, consumo domestico, tasso di crescita, evoluzione della disoccupazione, investimenti.

6) No, l’integrazione europea non è il senso della storia, è solo il senso che vogliono dare al mondo i capitalisti per sfruttare i popoli.

Dobbiamo anche combattere la favola dell’Europa sociale avanzata dai partiti pseudo-comunisti e dal partito della sinistra europea.

Oggi, più che mai, difendere la nazione, una nazione progressista e internazionalista è una posizione anticapitalista, rivoluzionaria.

Compagni, se conduciamo questa battaglia ideologica appoggiandola sulle realtà attuali potremo accelerare la diffidenza dei popoli e trasformarla in un rigetto radicale dell’UE che scaverà la sua tomba e preparerà quella del capitalismo nel suo insieme.

Commentaire de lecteur “Laurent Nardi “Aujourd’hui plus que jamais défendre les nations, des nations progressistes et internationalistes est une position anti-capitaliste. révolutionnaire”

  1. Luci
    5 mars 2018 at 15:19

    Merci Laurent pour l’analyse que tu nous livre tant il est vrai que l’Europe qui cherche à se montrer comme le rempart aux puissances n’est en fait que la démonstration de la force des puissances de l’argent et de la course effrénée à l’armement. Les apôtres ont payé cher de leur vie, faisons leur payer cher dans la rue ces 2 mois afin d’instaurer un rapport de forces qui contrefasse leurs coups durs contre la classe ouvrière et la classe moyenne ! Tout en ouvrant la perspective des 4 sorties et du Socialisme pour la France .
    Antoine Luci pour la commission luttes