Italie, Grèce, Allemagne… soutien populaire à la résistance contre les euro ordonnances #loitravailxxl #12sept #greve12septembre

Italie, Grèce, Allemagne, depuis toute l’ afflue les messages de soutient à la grève nationale lancée en France en résistance contre les euro Macron. www.initiative-communiste.fr se devait de publier in extenso le message des camarades italiens du Fronte Popolare – dont une délégation sera présente à la fête de l’Humanité sur le stand du PRCF – qui démontrent que les ordonnances xxl c’est bien la même chose que le Job Act, Renzi la même chose que Macron. A savoir l’exécution du programme de casse sociale et de renforcement de l’exploitation capitaliste qui est le cœur du but de l’. Cette dictature de la classe capitaliste contre les peuples.

Même soutien depuis la Grèce, avec le message de soutien adressé par le principal syndicat grec le PAME aux travailleurs français dans un message reçu par la commission international du PRCF et que la rédaction d’Initiative Communiste publie également ci après.

En un mot, les travailleurs de France doivent comprendre que leur lutte contre les euro ordonnances c’est une lutte contre la dictature de l’Union Européenne, des multinationales, des monopoles capitalistes et de leurs banques. Cette lutte pour refuser les diktats de la Commission Européenne et du MEDEF, ce combat pour briser les chaines de l’Union Européenne a le soutien de tous les travailleurs d’europe

Italie : le Fronte Popolare soutient les travailleurs résistant en France contre l’euro destruction des droits des travailleurs :

Le peuple Français et sa classe ouvrière se préparent à lutter contre la nouvelle réforme de Macron.
Les camarades du Pôle de renaissance communiste en France seront en première ligne dans les luttes et les mobilisations du 12 et 23 septembre. Fronte Popolare exprime une solidarité inconditionnelle, contre l’assassinat des droits des travailleurs que le président Macron s’apprête à réaliser.

Le nouvel état de crise perpétuelle et de récession économique est en train de désintégrer le paysage politique dans de nombreux pays occidentaux et européens. Il devient de plus en plus difficile pour la bourgeoisie impérialiste faire avaler aux peuples ses laquais dans les lieux de décision des démocraties capitalistes. Elle est en effet obligée de rechercher constamment des dirigeants qui aient réussi à rompre avec l’ancien système politique, mais qui en même temps donnent de solides garanties de continuité en ce qui concerne les réformes socio-économiques nécessaires pour une tentative libérale de sortir de la crise qui serre l’ancien continent. Les dernières élections présidentielles françaises ont été emblématiques: Emmanuel Macron en est sorti comme le dernier faible espoir des patrons après la désintégration méritée du parti socialiste maintenant détesté. Cependant, même l’épouvantail fasciste n’a pas réussi à convaincre à la convergence au centre et le nouveau président n’a même pas réunis un consensus majoritaire parmi les Français.

Macron, ce nouveau champion de France, aussi désiré en Italie, a maintenant commencé à poursuivre ce qu’il avait promis lors de la campagne électorale par une attaque frontale à la fière et combative classe ouvrière francaise. Comme l’écrit le PRCF sur son site, sous le nom de «transformation de la France» se trouve la « mise à mort du Code du travail national et, dans la foulée, des conventions collectives ». En effet, les ordonnances de Macron ouvrent la possibilité d’imposer des négociations au niveau de l’entreprise, amenant le pays “à la situation d’avant 1936 et 1945 où les salaires, les conditions de travail et d’emploi, étaient à la discrétion d’un patronat de droit divin”. Toujours en citant les mots des camarades PRCF, “il est important de démasquer le méprisant personnage qui trône à l’Elysée en dénonçant le contenu de classe antisocial,antinational, ultra-atlantique et antidémocratique de l’ENSEMBLE de sa politique. “.

Macron se place donc encore plus fermement dans le chemin tracé par les présidents et les gouvernements qui l’ont précédé. Le dernier fut Hollande, qui en 2016 avait déjà introduit plus de flexibilité sur le marché du travail français, en particulier en termes de licenciements et de restructurations. Sa réforme n’a été approuvée que par des votes de confiance parlementaires et a suscité une résistance ouvrière dure et courageuse qui a pu secouer le pays pendant des mois. Ce mois de septembre sera aussi un mois de lutte: deux initiatives importantes ont été lancées. Ce mardi (12 septembre), la CGT a lancé une grève générale. Le 23 sera le tour de la galaxie des insoumis. Les camarades du Pôle de renaissance communiste en France ont adhéré sans délai aux deux dates.

Pour eux et pour tous les Français qui se préparent à la lutte, nous lançons notre appel à une solidarité inconditionnelle avec des vœux sincères pour une résistance difficile et courageuse qui sera capable de réaliser la cause des travailleurs et des travailleuses d’Europe. Il y a toujours quelque chose à apprendre du prolétariat français.

Les partisans convaincus de la réformabilité de l’UE devraient se rappeler comment les lois qui détruisent les droits des travailleurs européens ont été approuvées dans tout notre continent sous la pression des bureaucrates de l’UE et de la BCE. Ici en Italie, il a été attaqué par le «jobs act» de Renzi. Ainsi, l’efficacité du Statut des travailleurs de 1970 a été détruite. Nous ne devons pas cesser
de répéter comment c’est l’Union européenne elle-même qui remet en question la dignité du travail. L’établissement d’un régime libéral qui plie le pouvoir de négociation des travailleurs est inhérent au projet social et économique de l’UE.

La lutte des camarades et des ouvriers français est notre lutte!
Secrétariat central du Fronte Popolare

 

Les syndicalistes grecs du PAME soutiennent la résistance contre les euro ordonnances Loi Travail XXL

LES MESURES ANTI-OUVRIERES QUE PREPARE LE GOUVERNEMENT MACRON EN FRANCE

La « Relance » des profits des entreprises, l’entreprenariat et la compétitivité du capital imposent l’attaque des acquis et des droits des travailleurs. Pour cela, indépendamment de pays ou d’étiquette politique de chaque gouvernement, Union Européenne et partis du capital, imposent des reformes anti-ouvrières qui ont comme but la baisse des salaires, des retraites etc., et en même temps dressent des obstacles contre (s’ils ne l’abolissent pas totalement) l’action commune et la revendication des travailleurs, les droits syndicaux et les libertés de la classe ouvrière.

Soit avec des mémorandums soit sans, l’attaque contre tous les travailleurs en Europe est uniforme, permanente et continue.

Au moment où le gouvernement de SYRIZA continue le mensonge du « Développement Juste », utilisant la visite du Président Macron en Grèce, il est important de voir quelques mesures prises en France et contre lesquelles la classe ouvrière de la France se met en grève le 12 septembre.

  • Au nom de la lutte contre le chômage le gouvernement Macron propose la baisse des indemnités de licenciement
  • Les Prud’hommes subissent des reformes réactionnaires, p.ex. la baisse des délais de rétractation pour qu’un salarié se tourne contre son employeur mais aussi quels licenciements seront considérés justifiés ou non
  • En même temps, les reformes donnent aux entreprises plus de pouvoir pour qu’elles adaptent le temps de travail et les salaires en fonction des conditions du marché dans le cadre d’accords d’entreprise pris sur majorité simple
  • En se basant sur l’expérience grecque des « Unions d’Individus », la voie est ouverte pour une détérioration des Conventions Collectives à travers l’abolition des Négociations Collectives pour des entreprises employant jusqu’à 50 travailleurs. Là, les employeurs créeront des « Unions de travailleurs » pour qu’ils signent « librement » sans donner la parole aux organisations syndicales. Ceci s’appuie sur la réforme antérieure (loi El Khomri) qui permettait aux conventions d’entreprise d’avoir des conditions plus défavorables pour les travailleurs que les conventions collectives

Toutes ces mesures anti-ouvrières arrivent après l’annonce du gouvernement français que l’imposition des entreprises baissera de 33% à 25%.

Nous appelons la classe ouvrière et ses syndicats de préparer notre réponse sur les lieux de travail et les secteurs. Contre la politique anti-ouvrière et l’attaque du capital, qui se matérialise uniformément par les gouvernements de tous bords en Union Européenne.

Communiqué du PAME le 8 septembre lors de la visite de Macron à Athènes :


Allemagne : les syndicalistes de Verdi souhaite la résistance des travailleurs français contre les ordonnances loi travail XXL

Alors que Merkel félicite son protégé Macron pour l’exécution zélés de ses ordres de casses sociales, en application du programme fixée par l’union européenne, la musique est bien différente du coté du peuple allemand. En témoigne cet appel à la résistance du dirigeant du premier syndicat allemand du secteur des services – Ver.di – qui espère une forte résistance des travailleurs français contre les euro ordonnances.