Italie : Autoritarisme eurocratique contre néofascisme plébiscitaire: c’est la nuit de la République

À propos de la crise politique en , par nos camarades italiens du . Alors que les Italiens sont pour le moment privés d’une organisation de masse pour et par les travailleurs après que le puissant Parti Communiste Italien a été liquidé par les eurocommunistes, l’Italie n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise politique. Les dernières élections ont dégagé le premier ministre en place, M Renzi, le macron local, mais faute d’alternative, il n’y a pas de majorité. Le parti néofasciste de la Ligue du Nord tente une alliance avec le , mouvement dont le programme politique est fortement d’inspiration néolibérale mais qui fait campagne avec des accents populaires. Ces deux partis, grands vainqueurs des élections témoignent de l’aspiration à la sortie du carcan de l’Union Européenne et de l’Euro d’une large majorité des Italiens. Ce sera pourtant la première des mesures qu’ils mettront de coté. Pas suffisant pour que le Président de la République valide leur proposition d’un premier ministre.

Autoritarisme eurocratique contre néofascisme plébiscitaire: c’est la nuit de la République

Déclaration du Secrétariat Central de Front Populaire (Italie)

L’échec de l’essai de Giuseppe Conte de former le gouvernement, déterminé par le veto opposé par le Président de la République Mattarella à la nomination de Paolo Savona au Ministère de l’Economie, est une page noire pour la démocratie italienne. Malgré le véritable acte de foi européenne fait par Savona dans les dernières heures, s’est imposée une censure de fond contre les positions euro-critiques avec laquelle le Président de la République a provoqué une rupture sans précédent par rapport aux normes démocratiques les plus élémentaires. Le message est qu’aucune position n’est légitimée à s’exprimer au sommet de l’État, en dehors de l’orthodoxie technocratique bénie par Bruxelles et Berlin. La démagogie fasciste de la Ligue de Salvini a donc été légitimée comme représentante de la demande de changement d’un pays étouffé par la crise économique et épuisé par sept années d’autoritarisme technocratique voué à l’austérité imposée au sommet de la République avec le coup d’État de novembre 2011 d’où est né le gouvernement Monti  continué par les cabinets Letta, Renzi et Gentiloni.

L’observance par le Parti démocratique d’une soumission liberticide et classiste aux diktats de la technocratie européenne et aux compatibilités atlantiques, incarnée enfin aussi par l’attitude adoptée par le Président de la République, ouvre tragiquement la voie à l’autoritarisme néo-fasciste de Salvini, qui n’a jamais voulu se proposer comme alternative au contenu fondamental des compatibilités européennes. La candidature du Mouvement 5 Etoiles à représenter ces mêmes compatibilités a été inutile: le pays est donc écrasé sur l’imposition d’une continuité de la nomenclature de l’ « état profond» qui s’est stratifié pendant soixante-dix ans de fidélité atlantique, comme seul garant de la négation absolue, envers le peuple italien et tous les peuples d’, de toute liberté de choix.

La perspective d’un gouvernement sans le soutien du Parlement pour conduire l’Italie aux élections, qui semble s’ouvrir en ce moment, ouvre la voie à un scénario sombre de dégénérescence de la dialectique politique en faveur d’une opposition faussée et mortelle pour ce qui reste de notre démocratie entre d’un côté les partisans discrédités de la soumission aux diktats européens, principalement le Parti démocrate et Forza Italia, et de l’autre côté les représentants d’une véritable révolution passive – selon la définition de Gramsci -, voué à la canalisation de la colère populaire dans la direction d’un autoritarisme plébiscitaire aux caractéristiques inédites et tout aussi dangereux, sous la direction de la Ligue avant même que du M5S.
Face à ces dangers, pour construire une démocratie réelle, capable d’hériter et d’innover l’héritage de la Constitution de 1948, qui aujourd’hui a été définitivement étouffée par la conduite du Président de la République, le devoir de tous les vrais démocrates est celui de l’unité. À la lutte contre la technocratie perchée au pouvoir représentée par Mattarella et à la résistance contre l’autoritarisme plébiscitaire et de toute façon soumis aux logiques impérialistes représentée par Salvini et Di Maio, il faut donner un contenu de révolution active, de transformation réelle et profonde de l’existant, qui puisse se proposer avec crédibilité comme capable de construire une alternative qui puisse guérir vraiment et profondément la pourriture de notre société, dont les résultats du 4 Mars ont été une démonstration flagrante.

En faisant appel avec toute notre force à développer la pleine conscience de l’insuffisance à cet égard des options électorales proposées à gauche à l’occasion du vote de Mars dernier, Fronte Popolare rappelle que seul un mouvement politique et social large, sérieux et capable de conjuguer l’esprit internationaliste avec une ferme défense de la souveraineté nationale, sera capable de remplir cette tâche indispensable.

Dès maintenant, nous déclarons notre disponibilité pour travailler avec toutes les forces qui voudront essayer de donner vie à l’unité nécessaire dans la construction d’une option politique, mais aussi électorale, avec ces caractéristiques. Dans les prochaines semaines nous nous engagerons au mieux de notre capacité pour mettre ce besoin au centre du débat politique à gauche et pour aider à surmonter les tactiques, les attentes et les tendances au sectarisme qui, dans une phase politique si critique, ne font rien que détourner l’attention des problèmes réels et éloigner la possibilité de produire vite une réponse au niveau de l’urgence démocratique dans laquelle le pays est aujourd’hui tombé.


Autoritaritarismo eurocratico contro plebiscitarismo fascista: è la notte della Repubblica

Dichiarazione della Segreteria Centrale di Fronte Popolare

Il fallimento del tentativo di Giuseppe Conte di formare il governo, determinato dal veto opposto dal Presidente della Repubblica Mattarella alla nomina di Paolo Savona al Ministero dell’Economia e delle Finanze, rappresenta una pagina nera per la democrazia italiana. Nonostante il vero e proprio atto di fede europeista compiuto da Savona nelle scorse ore, è prevalsa una censura di merito sulle posizioni euro-critiche con la quale il Presidente della Repubblica ha dato luogo a uno strappo senza precedenti rispetto alle più elementari norme democratiche. Il messaggio è che non esiste nessuna posizione legittimata a esprimersi ai vertici dello Stato, al di fuori dell’ortodossia tecnocratica benedetta da Bruxelles e da Berlino. La demagogia fascistoide della Lega di Salvini viene così legittimata a rappresentare le istanze di cambiamento provenienti da un Paese soffocato dalla crisi economica e prostrato da sette anni di autoritarismo tecnocratico votato all’austerità, impostosi alla guida della Repubblica con il colpo di mano del novembre 2011 da cui nacque il governo Monti e proseguito dai gabinetti Letta, Renzi e Gentiloni.

L’osservanza del Partito Democratico nei confronti di una sottomissione liberticida e classista ai diktat della tecnocrazia europea e alle compatibilità atlantiche, infine incarnata anche dall’atteggiamento tenuto dal Presidente della Repubblica, spiana tragicamente la strada all’autoritarismo di marca neofascista di Salvini, che di fatto non si è mai voluto porre in alternativa reale rispetto al contenuto fondamentale delle compatibilità europee. A nulla è valso il candidarsi del Movimento 5 Stelle a rappresentare quelle stesse compatibilità: il Paese si trova dunque schiacciato sull’imposizione di una continuità della nomenclatura dello “stato profondo” stratificatosi in settant’anni di fedeltà atlantica come unica garante della negazione assoluta, nei confronti del popolo italiano come di tutti i popoli europei, di qualunque libertà di scelta.

La prospettiva di un governo senza fiducia delle Camere che traghetti l’Italia al voto, che sembra profilarsi in questo momento, apre la strada a uno scenario lugubre di degenerazione della dialettica politica verso un’opposizione falsata e mortale per quello che resta della nostra democrazia, con da una parte gli screditati fautori della sottomissione ai diktat europei, in primis Partito Democratico e Forza Italia, e dall’altra gli esponenti di una vera e propria rivoluzione passiva intesa in senso gramsciano, votata a incanalare la collera popolare verso un autoritarismo plebiscitario dai contorni inediti e altrettanto pericolosi, sotto la guida della Lega prima ancora che del M5S.

Contro questi pericoli, per la costruzione di una democrazia reale capace di ereditare e innovare il lascito della Costituzione del 1948, oggi definitivamente soffocato dalla condotta del Presidente della Repubblica, il dovere di tutti i sinceri democratici è quello dell’unità. Alla lotta contro la tecnocrazia arroccata al potere rappresentata da Mattarella e alla resistenza contro l’autoritarismo plebiscitario e comunque sottomesso alle logiche imperialiste rappresentato da Salvini e Di Maio, occorre dare un contenuto di rivoluzione attiva, di trasformazione reale e profonda dell’esistente, che si possa candidare credibilmente a costituire un’alternativa in grado di sanare davvero e in profondità lo stato di putrefazione in cui versa la nostra società e di cui i risultati del 4 marzo sono stati una lampante dimostrazione.

Nel fare appello con forza a sviluppare la piena consapevolezza dell’inadeguatezza in tal senso delle opzioni elettorali avanzate a sinistra in occasione del voto di marzo, Fronte Popolare ribadisce che solo un movimento politico e sociale ampio, serio e in grado di coniugare lo spirito internazionalista con una salda difesa della sovranità nazionale sarà in grado di assolvere a questo compito irrinunciabile.

Dichiariamo da subito la nostra disponibilità a lavorare insieme a tutti i soggetti che vorranno tentare di dar vita alla necessaria unità nella costruzione di un’opzione politica, ma anche elettorale, con queste caratteristiche. Nelle prossime settimane c’impegneremo al massimo delle nostre possibilità per portare questa necessità al centro del dibattito politico a sinistra e per contribuire a superare i tatticismi, gli attendismi e le tendenze all’autoreferenzialità che, in una fase politica così critica, non fanno altro che distrarre dai reali problemi e allontanare la possibilità di produrre a breve tempo una risposta all’altezza dell’emergenza democratica in cui il paese è ormai precipitato.

Commentaire de lecteur “Italie : Autoritarisme eurocratique contre néofascisme plébiscitaire: c’est la nuit de la République

  1. mimi
    28 mai 2018 at 15:22

    Fin du droit de vote… par les laquais de l’Europe.