#vidéo Pour battre le fascisme, 500 000 manifestants défillent derrière le drapeau tricolore et drapeau rouge, chantant la Marseillaise et l’Internationale – 14 juillet 1935 !

liberté rouge marianneAlors que trop de militants – mal informés ou à la mémoire courte – délaisse les symboles de la révolution et de la souveraineté populaire que sont le drapeau tricolore et la marseillaise, il est important de se souvenir que les militants antifascistes conséquent à l’aube de lancer le , barrant pour un temps la route au fascisme en France, se sont rassemblés dans l’unité d’action lors d’une manifestation massive de 500 000 personnes derrière justement : le drapeau tricolore et le , chantant le poing levé la Marseillaise et l’.

Il est d’ailleurs assez symbolique de rappeler que l’Internationale a été écrite sur la mélodie de la Marseillaise. L’air de l’Internationale n’étant lui même écrit que bien après l’écriture du texte.

Ce n’est qu’unis et organisés que les travailleurs peuvent changer la donne. Et c’est bien lorsque les travailleurs de notre pays ont su unir drapeau rouge de la classe des travailleurs, et drapeau tricolore de la souveraineté populaire et de la révolution française qu’ils ont réussi à obtenir – avec le front populaire, avec le Conseil National de la Résistance – les plus grandes victoires sociales et démocratique de notre pays.

Ce document retrace la journée décisive du . Face à la menace représentée par la montée des ligues fascistes et l’accession de Pierre Laval à la présidence du Conseil, les forces de gauche proclament leur union lors d’une gigantesque manifestation allant de la Bastille à la Porte de Vincennes. Première manifestation unitaire, cette journée clé préfigure le Front Populaire.

Le s’ouvre sur les assises du Rassemblement populaire, qui se sont tenues le matin même au vélodrome de Buffalo à Montrouge. Devant des gradins remplis, les dirigeants communistes, socialistes et radicaux, de même que des représentants des deux C.G.T., les Chrétiens de la Jeune République, les représentants de la F.S.G.T. (Fédération Sportive et Gymnique du Travail), le comité de vigilance et la Ligue des droits de l’homme, font le serment solennel de rester unis pour défendre la paix et la démocratie et élaborent un programme commun en vue des élections législatives d’avril 1936. La diversité des orateurs qui se succèdent à la tribune atteste de la réussite de ces assises : SFIO, PCF, CGT, Ligue des Droits de l’Homme…

On rejoint ensuite le défilé qui a lieu l’après-midi entre la Bastille et la Porte de Vincennes. Des différents quartiers de Paris converge une foule immense et joyeuse, qui défile le poing tendu en entonnant la Marseillaise et l’Internationale. Deux voitures, l’une arborant le drapeau rouge, l’autre le drapeau tricolore, ouvrent la marche – Jacques Duclos a le matin même à la tribune proclamé l’union des deux drapeaux. En écho à Buffalo, une immense banderole traverse le cortège : “Nous faisons le serment solennel de rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine.”

Outre la photogénie de la manifestation sous le soleil de juillet, ce document est également remarquable pour sa bande sonore : le son a été enregistré, ce qui témoigne de l’importance accordée à l’événement, et permet d’entendre les chants et cris scandés par la foule : “Du Travail et du pain!”, “L’unité vaincra!”, “Front Populaire!”…

Générique: « Le comité national d’organisation du Rassemblement populaire du 14 juillet 1935 présente le Défilé des 500.000 manifestants de la Bastille à la Porte de Vincennes. Réalisé avec le concours du service cinématographique SFIO et de l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires».
Sauvegarde : Staatliches Filmarchiv der DDR.
Production : Comité National d’organisation du Rassemblement populaire du 14 juillet 1935.
Musique : au-devant de la vie, La Marseillaise, Gloire au 17e (fanfare). Son direct : La Carmagnole, « Du travail et du pain» , « Unité Action »…
Personnalités : Victor Basch, Julien Racamond, Jacques Duclos, Henri Barbusse, Edouard Herriot, Léon Jouhaux, Octave Rabaté….(c’est le savant Jean Perrin, prix Nobel de physique, qui donne lecture de la déclaration unitaire)
Lieux et monuments : Paris (stade de Buffalo, métro, Porte de Vincennes…)

Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives françaises du film, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, BNF, Forum des images

source: http://parcours.cinearchives.org/Les-films-565-639-0-0.html

L’Internationale changée sur l’air de la Marseillaise