Le comté libre de Jones : un film à voir sur la lutte contre l’esclavage [The free state of Jones]

free-state-of-jonesDans les années 1860, pendant la guerre de Sécession, Newton Knight, modeste et vaillant fermier du Mississippi, prend la tête d’un groupe de paysans déserteurs et d’esclaves en fuite.

Engagés contre l’injustice, fervents anti-esclavagistes, Knight et ses hommes se rebellent contre l’armée des Confédérés et luttent férocement pour l’abolition de l’. Face à des ennemis plus nombreux et mieux armés, cette troupe de révoltés mise alors sur la connaissance du terrain avant de vouloir fonder l’Etat libre de Jones, une communauté où les Noirs et les Blancs vivent libres et égaux..

Malgré les réserves soulignées par la critique, “L’Express” en l’occurrence, “The Free State of Jones” (2015), sorti sur nos écrans ce jour, doit impérativement retenir notre attention. Réalisé par Gary Ross et interprété par Matthew McConaughey dans le rôle-titre, le s’appuie sur un personnage et une authentique. Newton Knight (1837-1922) fut un fermier du Sud dirigeant une insurrection contre les propriétaires esclavagistes et, ceci, en pleine guerre de Sécession. Il parviendra, de fait, à contrôler une “zone”, un petit “Etat” en quelque sorte, où fut proclamé, pour la première fois, la fin de la ségrégation raciale, un siècle avant le Civil Rights Act. D’autre part, Newton Knights mit en place – avec ceux qui le suivirent – une organisation sociale fondée sur des principes communistes. Bien sûr, tout cela fut combattu et réprimé. Mais, qui aurait pu, d’une manière générale, croire qu’en terre etats-unienne, existât, sporadiquement certes, un embryon de territoire communiste ? Pourtant, je suis absolument convaincu que Newton et ses compagnons n’ont jamais pensé, d’une façon aussi théorique et tranché que moi, qu’il s’agissait-là de communisme. La propriété privée des moyens de production et d’échange n’est donc pas une chose aussi naturelle que l’on veut bien tenter de le faire accroire. Quoi qu’il en soit, pour aussi mineur qu’il puisse être dans l’ du , le film de Gary Ross constitue, bel et bien, une pierre de touche remarquée dans l’histoire, contée par le septième art, de l’esclavagisme, aux côtés de “12 Years a Slave” de Steve McQueen ou du prochain “The Birth of a Nation” de Nate Parker.