#syrie : Cette soit-disant gauche porte voix de l’OTAN et témoignage d’un humanitaire français à Alep.

npa-otanAlors que la campagne de bourrage de crane pour soutenir la impérialiste menée par l’Axe Euro Atlantique et les forces de l’ en a redoublé de plus belle avec la libération d’Alep, comment ne pas s’étonner de voir certains, prétendument de gauche ou syndicalistes, se faire les portes voix de l’OTAN et de sa de guerre.

C’est ainsi que le n’a eu de cesse – soit disant au nom de la révolution – que de soutenir des groupes islamo fascistes. Pourtant, dès le début de la guerre et depuis, les communistes syriens dans leurs différentes tendances n’ont eu de cesse d’expliquer ce qu’était la situation en Syrie, celle d’une intervention militaire étrangère impérialiste. www.initiative-communiste.fr a ainsi été sans doute le seul média français à faire entendre la voix des marxistes et progressistes syriens en France, et cela dès 2011.

Dans une tribune, le spécialiste en relation international Bruno Guigue – et figure de la défense du peuple palestinien – dénonce ainsi les positions calquées sur celle de l’OTAN du NPA. Ce qui n’a rien de nouveau, on se souvient des prises de positions de la lors des guerres de démantèlement de la Yougoslavie.

Face à la propagande de guerre, alors que la machine médiatique en France se borne à diffuser les communiqués provenant directement du Quai d’Orsay et des quartiers généraux de l’OTAN, un humanitaire français, présent depuis plus d’un an à Alep s’indigne.  Et témoigne de ce qu’il voit et de ce qui se passe en Syrie. Ainsi qu’un article du journaliste de nos amis de legrandsoir.info V Dedaj qui en quelques questions simples démasque le bourrage de crane médiatique en cours.

Sur la syrie : à lire les positions et analyses des communistes syriens

Cette “gauche” qui sert de supplétif à l’OTAN

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu’un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin.

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu’on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c’est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s’est d’abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé cul sec le false-flag de l’attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d’une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d’abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l’a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s’interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d’une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d’analyse politique. La gauche française n’a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n’était pas celui qu’elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d’une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l’analyse concrète d’une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d’humilité devant le réel, l’extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu’elle avait envie de voir.

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n’était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l’imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s’est pas aperçu de l’énormité de cette confusion. Il n’a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d’un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

Poussant le déni de réalité jusqu’aux frontières de l’absurde, le NPA, au lendemain de la libération d’Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu’un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l’extrême-gauche française est victime du théâtre d’ombres qu’elle a elle-même dressé. Faute d’entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n’existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d’admettre en 2016 qu’on s’est complètement fourvoyé depuis 2011.

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenues. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l’ont parfaitement analysée, mais la gauche française l’a ignorée. Elle a fait comme si elle n’existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l’admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l’action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d’une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d’un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l’aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l’opposition, tandis qu’une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s’est laissé enrôler par les gouvernements d’un Occident à l’impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l’agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l’a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l’Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

L’histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l’OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d’un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l’homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n’exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l’aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu’on puisse dire est qu’il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

Bruno Guigue

Syrie : deux questions qui fâchent.

Viktor DEDAJ

Ca vous arrive de poser des questions qui fâchent ? Moi, ça m’arrive tout le temps. Parfois je ne le fais pas exprès et parfois je ne connais même pas la réponse. Ce n’est pas le cas pour celles-ci. Celles-ci, je les pose exprès et je connais les réponses, qui n’en sont d’ailleurs pas (des réponses) puisqu’il n’y en a pas (de réponses – oui, je sais, ça a l’air tordu, mais attendez, vous allez comprendre). C’est par rapport à la Syrie. (oui, je sais, c’était précisé dans le titre).

La Syrie, donc. Petit rappel : cela fait 5 ans que les médias nous parlent d’une guerre civile avec, (je simplifie) d’un côté le régime du boucher hitlérien de Damas qui ne mérite pas de vivre et, de l’autre côté, des rebelles démocrates et modérés gênés dans leur combat par la présence impromptue de terroristes venus d’un peu partout, qui se financent en vendant du pétrole à on ne sait trop qui parce que que voulez-vous, des camions-citernes dans un désert, c’est pas facile à suivre… (Ah ben, non, finalement, je n’ai pas simplifié tant que ça, j’ai juste présenté la version de France-Inter.)

Bref. Cinq ans donc que la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar (j’en ai sûrement oublié) financent et arment les rebelles modérés. Vous suivez ?

Depuis cinq ans, donc, tous les jours, à la télé, à la radio, dans les journaux… On a le temps d’en dire des choses, non ? Non ? Des choses qui devraient être dites assez « naturellement ».

Par exemple :

1 – Quelles sont les organisations syriennes modérées armées par les pays sus-dits ? Ont-elles un nom, une idéologie ? Si oui, lesquels ? Si non, ah bon ?

2 – Qui sont les dirigeants (et par conséquent les héros) de ces modérés ? Ont-ils un nom, un visage ? Si oui, lesquels ? Si non, comment ça ?

Et soudain, vous qui me lisez, vous réalisez que vous n’en avez pas la moindre idée, juste un vague sentiment de « savoir quelque chose » que l’on vous répète depuis cinq ans. Si vous réalisez maintenant qu’il manque une pièce monumentale dans ce puzzle, levez la main.

Mouais, c’est bien ce qu’il me semblait.

En conclusion : soit les médias (et tous ceux qui défendent la thèse de la “rébellion modérée”) n’ont rien de « présentable » à nous montrer – et dans ce cas, CQFD. Soit les médias (et tous ceux qui défendent la thèse de la “rébellion modérée”) n’ont pas la moindre idée de quoi ils parlent et – dans ce cas là aussi – CQFD.

Viktor Dedaj
« le diable se cache parfois dans les détails, parfois sous notre nez »

PS : J’ai aussi une version plus courte : “Bonjour, j’aimerais faire un don à une organisation de la rébellion syrienne modérée. A quel nom, le chèque ?”

URL de cet article 31366
https://www.legrandsoir.info/syrie-deux-questions-qui-fachent.html

Témoignage, en date du 27 décembre, d’un français présent à Alep

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Photo Vanessa Bailey, Alep

Le contraste de fêter Noël en distribuant des cadeaux au milieu de quartiers détruits m’a vraiment beaucoup ému. Parfois j’ai l’impression de passer d’un monde à un autre, une photo pour en témoigner. Je l’ai écrit il y a deux jours mais il y a ce petit quelque chose d’extraordinaire quand de l’obscurité la plus totale surgissent des couleurs, des gamins et des sourires, des cris qui arrachent le silence … voilà plusieurs jours que nous distribuons ces cadeaux et que je rencontre de nouvelles familles qui me racontent leurs témoignages ici, tellement de gens sont arrivés ici.

C’est un sentiment d’impuissance terrible quand vous entendez ces gens vous raconter (et je vais publier les témoignages vidéo pour ceux qui voudraient essayer de me faire taire) qu’ils se faisaient affamer alors que les terroristes avaient 1 an de nourriture, que n’importe qui pouvait aller en prison et être torturé pour un oui ou un non avec la sharia à leur sauce (car les vrais musulmans ne prêchent pas la mort, l’esclavage etc les méthodes des terroristes portent le doute sur des millions de personnes et génère des problèmes en boucle qui mènent beaucoup à se marginaliser, à se radicaliser), sharia comme unique loi (la dernière famille, pour avoir supplié de la nourriture à Al Nosra), êtres utilisés au quotidien comme boucliers humains, les enfants n’allaient pas à l’école ils allaient à la mosquée pour leur apprendre le djihad avec des Sheikh, que la nourriture était vendue 100 fois son prix par les terroristes, que les écoles servaient de stocks d’armes, que les hôpitaux et médicaments étaient réservés aux terroristes (et ce sont des dizaines de milliers de kilos de médicaments qui ont été retrouvés ici) que les faux « white helmets » qui ont failli obtenir le prix Nobel de la paix étaient en majorité des terroristes et qu’ils n’aidaient les civils que devant la caméra (ainsi que les volaient), la majorité du temps ils étaient au service des combattants, des mariages forcés, des répudiations forcées, des humiliations, viols, violences. Le pire c’est que beaucoup sont morts en essayant de s’échapper, abattus par les terroristes.

Des fantômes. Voilà des mois que j’essaye de transmettre les témoignages de ces Syriens, tant de gens que j’ai vus mourir, la peur au quotidien et finalement l’ignorance du monde, cette guerre a effacé tellement de vies, tellement de choses qui faisaient des personnes des humains, humains qui ont vécu en fantôme ici pendant ces dernières années, de l’Est et de L’Ouest sans exception. Finalement est-ce que l’on vous a parlé d’humains pendant cette guerre sinon à travers des chiffres ou des photos à sensation ? Non, on vous a montré ce que vous vouliez voir, ce que vous vouliez entendre et on vous a manipulé, on a instrumentalisé votre amour pour des objectifs purement politiques et financiers, on a détruit un pays et de nombreuses générations pour rien. Je l’ai répété pendant des mois, j’ai été fortement attaqué et continue de l’être par des médias (je suis un espion payé par Damas et Moscou pro-Bachar et illuminé et et et) mais je m’en fiche, vous devez absolument ouvrir les yeux sur ce qui se passe ici, ce qui s’est passé dans tout Alep. Je le répète, qui est le mieux placé pour vous dire ce qu’ils ont vécu, des familles Syriennes ou des médias qui n’ont encore une fois jamais mis un poil de cul ici et qui dans la plus immonde ignorance ou malveillance donnent la parole à des terroristes dans nos médias pour orienter le public.

On a reçu le faux maire d’Alep à l’Elysée (élu par des terroristes), on à reçu les « White Elmets » à l’Elysée en grand partie des terroristes eux-même de Al Nostra (Al Qaïda), on éteint la Tour Eiffel pour le dernier quartier d’Alep Est majoritairement composé de 3 groupes armés (regardez sur google) Jabhat Al Norsra, Fatah Al Islam, Nouredine Zinki, sois disant pour la démocratie, les civils, mais est-ce que vous savez que ces civils qui restaient dans les quartiers de l’Est n’étaient plus (à 90% env) que les familles des combattants sinon derniers otages ? On a encouragé le terrorisme en éteignant notre symbole national. Ca me tue, je me répète mais en France les mêmes groupes sont appelés terroristes alors qu’ici on les qualifie de rebelles.

Ne venez plus me parler de révolution, s’il y a des gens honnêtes qui voulaient au départ des réformes, et non un changement de gouvernement pour la majorité, car si à chaque fois que les Français voulaient des réformes il fallait changer de gouvernement … et oui, celui-ci n’est pas parfait mais on est loins de pouvoir donner l’exemple. Ca va me couter cher ça je le sens mais c’est une réalité, la population de Syrie soutient son gouvernement et son président en majorité aujourd’hui. Demandez à n’importe qui ici. C’est trop facile de venir faire la guerre chez les autres en annonçant que c’est pour délivrer un pays d’un vilain dictateur qui porte l’enfer sur son dos. Et puis les choses roulent en boucle depuis l’Irak. Avant la guerre ce pays était parmi les 3 les plus sûrs au monde, des touristes par millions, un fort pouvoir d’achat, pas de dettes et le carrefour du commerce. Bref, on trouvera plein de choses à redire là-dessus mais ce n’est qu’une constatation, faites-en ce que vous voulez.

Il n’y a plus de rebelles depuis des années ici à Alep en tout cas. Vous me posez tous des questions sur Bana (honteusement utilisée) qui pose gaiement avec les terroristes de Nouredine Zinki qui il n’y a pas si longtemps arrachait au couteau de cuisine la tête d’un garçon de 12 ans sois disant parce qu’il soutiendrait Bachar Al Assad (et qui n’a jamais écrit par elle-même les tweets pourtant tant relayés, et ne me parlez pas de sa mère qui est proche de Nouredine Zinki) sinon je précise que c’est ce qui attend chacun à l’Ouest d’Alep, simplement pour y être géographiquement, on l’a constaté avec les roquettes les bonbonnes de gaz montées en roquettes, les mortiers, les balles explosives qui tombaient au quotidien ne tuant que des civils, tous les jours des dizaines de civils de familles de gamins (dont vous n’avez jamais entendu parlé n’est-ce pas ? Pourquoi le avions bombardaient les zones terroristes, … démocrates, pardon ? Parce que tous les jours les gens étaient massacrés ici. Pourquoi les civils mouraient tous les jours à L’Est ? Parce qu’ils se retrouvaient au milieu de cette merde sans nom et étaient utilisés comme boucliers humains (les hôpitaux, écoles servaient de quartiers généraux pour les terroristes, pratique non ?) et le pire c’est que les terroristes, au-delà de garder les gens en otage sous ce déluge de feu ils se servaient des cadavres, des enfants etc pour faire du marketing. Les bombardements d’un côté comme de l’autre étaient horribles mais vous devez comprendre pourquoi, non pas de tout banc ni de tout noir.

On les fait tous passer pour des victimes, des héros, qui apportent la liberté, la démocratie simplement pour justifier un changement de gouvernement et toutes les actions menées dans ce sens, quitte à sacrifier des centaines de milliers de vies et utiliser les morts pour transformer votre amour en haine. Je suis triste en écrivant, ceux qui lisent ce que j’écris depuis ces derniers 10 mois savent pourquoi. Quoi qu’il arrive ici, j’espère que vous garderez vos yeux et vos coeurs ouverts pour les gens ici, la guerre n’est pas finie, il y a eu un prix à payer pour libérer les gens d’Alep, beaucoup vivent sans rien et beaucoup paieront de leur vie cette paix que l’on espère tous ici. J’ai aussi peur que ce que l’on a encouragé ici dans des objectifs géopolitiques ne nous revienne comme un boomerang.

Je suis désolé d’écrire un peu fouillis mais ça me met en colère et je n’ai même pas envie de me relire.

Je vous invite à vous faire une opinion, je ne vous demande pas de me croire ni de me faire confiance mais de garder une oreille attentive aux témoignages de ces gens. Ca fait longtemps que je me bats comme d’autres pour entre autres transmettre la réalité, je refuse que la Syrie soit vue comme ça, je refuse que l’on salisse la vie de tous ces gens qui sont encore en vie et qui en ont tant bavé ou celle de ceux qui ont payé de leur vie la passivité agressive de l’Occident.

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