Depuis des années le PRCF dénonce le démantèlement régionaliste de République française une et indivisible qu’organisent méthodiquement les gouvernements Sarkozy/Hollande/Macron sur commande du MEDEF et de l’Union européenne. Alors que les travailleurs et la jeunesse de France auraient tant besoin d’un grand « tous ensemble en même temps » pour l’emploi, les salaires et le progrès social, l’euro-balkanisation en marche de notre pays excite les appétits des baronnies, voire des mafias euro-régionalistes de la Corse à l’Alsace, de la « Catalogne-Nord’ à la Bretagne.

L’approbation récente et quasi sans réserve du gouvernement macroniste aux réclamations des euro-nationalistes corses ouvre la voie désormais aux exigences d’autonomie des agents politiques de l’Institut de Locarn (la branche « bretonne » du MEDEF) dont le meilleur ami reste le baron Le Drian, également membre du gouvernement et qui, pendant des années à la tête de la région Bretagne n’a cessé de donner des gages au patronat européiste local et à ses alliés autonomistes de l’UDB. Ce qui ne l’a nullement empêché par ailleurs, avec son ami Bolloré, d’être le fer de lance de la Françafrique néocoloniale et de la course aux armements orchestrée par l’OTAN.

C’est une véritable régression sociale et démocratique généralisée que permettra l’euro-régionalisation de la France dans le cadre d’un Etat fédéral européen découpé en Länder à l’allemande. Non seulement aucun mandat n’a été donné par le peuple aux élus de la région Bretagne pour « entamer des discussions pour la définition d’un possible modèle d’autonomie pour la Bretagne » ; mais de plus c’est le démantèlement assuré des conventions collectives NATIONALES, des salaires NATIONAUX, de l’éducation NATIONALE, des statuts NATIONAUX de la fonction publique, de la langue française en tant que langue commune NATIONALE (un statut qui n’exclut pas l’organisation républicaine de l’apprentissage d’autres langues vivantes ou régionales, dont le breton ou le gallo) ou encore ce qu’il reste des grandes NATIONALISATIONS (EDF-GDF, SNCF…) issues du programme « Les Jours heureux » du Conseil National de la Résistance et de son application en large partie par les ministres communistes de 1945-47, programme que Denis Kessler, ancien n°1 du MEDEF, appelait à « défaire méthodiquement » du temps de Sarkozy.

La prise de conscience est encore insuffisante chez les travailleurs et citoyens de France en général, et de Bretagne en particulier, sur les dangers, pour leurs conditions de vie et de travail, mais aussi pour l’avenir global de notre pays, que représente ce retour « modernisé » aux baronnies, aux duchés et aux privilèges féodaux qu’avait abolis la Révolution française.

Pour comprendre tous les enjeux liés à cette question, nous vous invitons à venir en parler avec Georges Gastaud, philosophe, enseignant syndicaliste, secrétaire national adjoint du PRCF et rédacteur, entre autres ouvrages, de « Patriotisme et internationalisme » et de « Marxisme et universalisme ».