#cinéma : Roubaix, une lumière !

Les courées, peintures de misère et de survie dont une émouvante et comique arnaque à l’assurance : portait bourré de sincérité et d’humanité du bougre aux abois qui invente une bancale histoire d’incendie de voiture évidemment commis par des « barbus ».

Le décor est campé, nous plongeons dans la vie de commissariat et dans celle d’une courée, puisqu’un crime y a été commis. Histoire vraie, qui fit d’ailleurs l’objet d’un documentaire remarqué sur Arte, que nous aimerions revoir.
explore la complexité humaine avec une sensibilité vraie, bien éloignée des injonctions soporifiques à la bienveillance, dont nous connaissons les limites dès qu’il s’agit d’assurer à tous le bien être, si non le bonheur. Despleschins se régale à nous montrer un commissaire incarné par Roschdy Zem dont le visage nous est familier, et son adjoint débutant, chrétien confronté au mal, chacun avec sa technique singulière et mais tous deux pris dans leurs questionnements.
Sans parler bien évidemment de la magistrale restitution des deux meurtrières interprétées par Léa Seydoux et Sara Forestier. Entre condition sociale et histoire de vie suggérée, ressorts psychologiques, enjeux relationnels et affectifs, l’acte des deux amantes est comme la résultante
de forces qui leur échappent aussi en partie.

Ce mérite que nous allions le voir.

Terminant ces lignes, j’entends que Ariane Ascaride a reçu le prix d’interprétation féminine pour son rôle dans le dernier opus de Robert Guediguian, Gloria Mundi. On en reparle!

Françoise pour www.initiative-communiste.fr

La bande annonce

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Roubaix, une lumière
Roubaix, une lumière Bande-annonce VF