Bégaudeau démasque les bourgeois !

Dans une note de leur site internet, nos jeunes camarades des JRCF reviennent sur un entretien accordé par l’écrivain François à la radio Sud Radio. Un entretien autour de son dernier livre, Histoire de ta bêtise, où l’écrivain dresse le portrait de la , et tout spécialement de cette qui se pense de gauche, mais qui est surtout bourgeoise, au sens de l’oppression et de l’exploitation capitaliste contre le peuple.

Anthropologie de la bourgeoisie

C’est assez rare que des marxistes ou des personnes s’affirmant de ce courant aient le droit de parler à la radio ou à la télé. C’est ce que l’on constate malheureusement. Seule la fausse gauche, celle social-libérale, qui défend les minorités (non par engagement réel mais parce que c’est à la mode et qu’elle l’oppose à la lutte sociale), européiste et atlantiste, qui ne sont finalement que les représentants de la classe bourgeoise, au même titre que les gens de droite qu’ils ont soi-disant pour contradicteurs.

C’est ce que dénonce François Begaudeau dans son dernier livre sur la bêtise bourgeoise et qu’il vient présenter dans une émission du 24 février.

Pendant 53 minutes c’est un régal pour tous les marxistes habitués aux débats Zemmour-Enthoven, l’intervenant faisant une analyse de classe de la société française et du mouvement des gilets jaunes. On prend du plaisir quand il remet sur la table le terme barbare pour toute la gauche à la Glucksmann de “prolétariat”, mais aussi quand il montre le vrai rôle joué jusqu’à maintenant par le FN pour cette classe bourgeoise, celle d’épouvantail pour faire passer ses politiques. On est étonné encore – et ses contradicteurs aussi- lorsque l’écrivain rappelle la notion de “capital” et l’extorsion de la plus-value du travailleur par le capitaliste, celui-ci volant une partie de la valeur produite pour son propre compte.

Bref, il fait une anthropologie de la bourgeoisie, et en presque une heure c’est rafraîchissant ! On peut certes le critiquer quand il nie l’existence du concept de dictature du prolétariat chez Marx, mais ne boudons pas notre plaisir pour si peu !