CLASSE OUVRIERE, PROLETARIAT, SALARIAT : quel devenir à l’heure de la financiarisation et de l’ « ubérisation » de l’économie ? [23/04 conférence débat Lens 62]

Université populaire ch'ti guevaraUNIVERSITE POPULAIRE CH’TI GUEVARA

Réunion-débat à Lens le samedi 23 avril, à partir de 14 h 30- salle du Bon Accueil, rue du Stade (près du grand parking du Stade Léo Lagrange),

 CLASSE OUVRIERE, PROLETARIAT,  : quel devenir à l’heure de la financiarisation et de l’ «  » de l’économie ?

Débat animé par Jean-François Dejours, professeur de philosophie, syndicaliste.

conférence débatExposés introductifs de

  • Stéphane Sirot, professeur à Sciences Po, historien du syndicalisme
  • Georges Gastaud, philosophe, secrétaire du Pôle de Renaissance Communiste en France (),

avec la contribution de syndicalistes de lutte.

www.initiative-communiste.fr et www.prcf.62.fr

3 Commentaires de lecteur “CLASSE OUVRIERE, PROLETARIAT, SALARIAT : quel devenir à l’heure de la financiarisation et de l’ « ubérisation » de l’économie ? [23/04 conférence débat Lens 62]

  1. alain harrison
    15 avril 2016 at 21:48

    Bonjour

    L’ UBÉRISATION est vraiment un phénomène vicieux qui s’inscrit dans la stratégie de privatisation aux fins du profit, la valeur ultime du néo-capitalisme sauvage.
    Il y a d’autres tactiques comme l’entreprise progressiste, ici au Québec l’état de droit permet l’incorporation des médecins, d’ailleurs le ministre de la santé Gaétan Barrette ne manque pas de parler de médecin-entrepreneur.
    Il y a une vaste offensive des mots, et c’est par les mots que le “conditionnement” s’installe, du moment que la victime les faits siens, ces “mots identitaires” .
    La lecture du chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall, tous manipulateurs tous manipulés, est un incontournable pour mener à bien la révolution alternative.
    J’emploi les mots révolution alternative parce que le deuxième terme fait la coupure avec les récupérations antérieures. Et je pense au PS de Hollande qui dénature le mot socialisme et confond la gauche avec la droite, et dans les médiats (monopoles) on n’y manque pas une !
    Des manipulations de mots qui ont pour objectif de dissoudre toute possibilité de concevoir toute alternative!
    Le psychologique est joué à plein par les armadas (médiats, politiciens affairistes , les BHL de ce monde……) du néo-capitalisme sauvage. D’ailleurs le mot socialisme et le mot démocratie sont utilisés à toutes les sauces et amalgames des faux partis progressistes. Vous vous souvenez du parti démocrate chrétien italien grand allié de la mafia, à cette époque régnait l’OMERTA: la mafia, mais ça n’existe pas.
    L’UMP devenu Républicain.

    Il faut élaborer les étapes de formation des organisations du Peuple.
    S’établir sur un terrain solide, un fondement claire dont tous peuvent en reconnaître les bienfaits collatéraux sur tous les aspects de la vie et du quotidien. Les objectifs politiques !

    Mais nous avons un problème, nous les travailleurs, le temps. La solution est le temps partagé NON OUI.

    Le voyez-vous.

    Une métaphore:

    Comment voulez-vous comprendre les choses d’en haut, si vous ne comprenez pas celle d’en bas.

    Qu’est-ce qu’un consensus, si ce n’est une compréhension commune d’un fait. Et le temps est un fait absolu, hier n’existe plus, sauf dans nos mémoires, pas plus que demain. Y a-t-il consensus? Ici sur cette assertion. Est-ce une opinion ou un fait ? Est-ce que les mots décrivent une réalité ?

    Sinon, nous errons.

    Les objectifs politiques, ce sont bien les objectifs concrets touchant la vie, le quotidien à court , moyen et long terme. NON OUI

    Il faut se concentrer sur les objectifs politiques à court terme.
    Et cela passe par les lois et les décrets, et des référendums pour donner la base réelle. la base réelle étant la Souveraineté du Peuple, et quel meilleur moyen que de donner la parole au Peuple Souverain en se prononçant définitivement par référendum. Donner le pouvoir exécutif aux référendums de question fondamentale. Il faut des critères. Une question fondamentale est la question qui touche tout le monde de la même manière, dans le même sens de chacun.

    Ex: le travail est une activité qui permet l’épanouissement et la dignité de tous et chacun.

    Mais il faut circonscrire ce que veut dire le mot travail. Le travail est une activité qui rend service à d’autres. Le musicien rend le service d’agrémenter la vie des autres. Le professeur rend service en trans mettant de la connaissance……..Le menuisier rend service en fabriquant une chaise….. Le politicien rend service en élaborant en loi “intelligible” les demandes significatives du Peuple Souverain.

    Seul le Peuple Souverain peut revendiquer la Souveraineté, pas hollande, ce faux rois, le temps des rois est terminé, mais il semble que l’inconscient, et l’inconscient collectif demeurent un puissant élément encore actif ?!

    Ici je ne peux que ramener un article historique:

    Crimes contre l’humanité : L’ultime retour des barbares
    Par Fethi Gharbi
    Mondialisation.ca, 06 août 2014

    La vision globale et le questionnement sont deux outils puissants pour se libérer des aberrations qui bloquent l’évolution humaine. Les progrès servent à faciliter cette évolution et non à contrôler, instrumentaliser et conditionner ou habituer la population à l’infantilisation.

    Est-ce que les innovations récentes permettent l’ÉPANOUISSEMENT ou le CONSUMÉRISME (pensée unique) ?

    Encore ici, l’exercice du questionnement et la vision d’ensemble historique sont les éléments incontournables pour trouver la réponse adéquate. Soit que nous fassions des pas en arrière ou en avant !

    IL est claire pour moi que les solutions fondamentales sont les balises.

    Revenu, travail et éducation.

    revenu pour éradiquer la pauvreté.

    travail pour partager les responsabilités.

    Éducation pour libérer.

    La question du revenu et de la pauvreté saute aux yeux. NON OUI.

    Il peut y avoir un consensus sur cette question. Du moins chez les gens “progressistes”.

    Commençons par régler une question fondamentale à la foi.

    Et cela, est aussi de l’éducation sociétale, car chaque question a ses implications sur la vie et le quotidien. En comprendre les tenants et aboutissants et ses répercussions pour tous et chacun.

    Nous devons tous réfléchir et parfois méditer sur les nombreuses questions qui nous concerne tous pour en arriver à un consensus murement réfléchit.

    Le projet politique doit être murement réfléchit par et pour le simple citoyen.

    N’est-ce pas cela qui c’est fait pendant plus de dix ans au Vénézuéla, renaissance du Chili d’Allende.

    Comment se fait-il que Cuba ne soit pas devenu un bastion des coopératives en plus de 50 ans.

    Et cela n’a rien à voir avec le blocus.

    Et la question se pose.

    Il y a eu une série d’erreurs à examiner. Cela aussi fait parti de la démarche révolutionnaire.

    On diagnostique le problème et on met en branle la solution, progressivement, systématiquement dans le consensus.

    Avec le rapprochement Cuba-US, l’utilisation du $ US, adieu l’alternative des BRICS !?!?

    Il y a tout un virage en vue………….

    Ouais, des erreurs………

    Comment voyez-vous la suite des choses, vous les communistes.

    Moi je suis totalement indépendant, toujours en mode questionnement, et branché sur la vision globale du Big Bang ……..aux solutions qui sont à notre porté, il suffit d’en prendre conscience, et c’est cette conscience partagé par l’ensemble qui s’actualise..

    Alors répandons la conscience du revenu de base-salariat couplé aux coopératives autogérées à temps partagé, les avantages pour tous et chacun (liste) et le potentiel synergique des effets bénéfiques collatéraux pour la vie et le quotidien.

    Un exercice d’articulation de discours

  2. Le.Ché
    16 avril 2016 at 16:51

    On a beau tourner dans tous les sens, avec la mondialisation capitaliste c’est toujours Marx qui a raison, il faut nationalisé les grands groupes capitalistes du CAC 40 en ce qui concerne la France et les banques, d’ailleurs Eric Toussaint du CADTM parle lui de socialiser les grands groupes capitalistes et les banques ce qui est une pensée très voisine.

  3. alain harrison
    17 avril 2016 at 20:54

    Bonjour.

    J’ai trouvé un petit vidéo qui parle de l’ORDOLIBÉRALISME et M. Mélenchon y est pour quelque chose.

    Très intéressant pour les débats politico-économique versus social.
    La question qui se pose, la société est-elle faite pour les humains prioritairement ou pour le marché ?
    La question se pose à ce moment-ci de l’Histoire Humaine.

    J’ai retenu ce commentaire sur le sujet. Vous trouverez l’adresse sur l’ ordolibéralisme à la suite.

    Fabien07 (—.—.—.71) 13 mars 12:37

    Si on en croit Steve Keen, la théorie libérale ne rend pas compte de la complexité de la réalité. Pire, elle se trompe complètement à bien des égards. Aussi l’enjeu est de « faire coller » la réalité avec la théorie que personne ne veut questionner. Il y a donc un intérêt majeur à uniformiser les comportements pour que ça « colle » à la théorie et que donc « enfin » ça fonctionne. Et je crois que c’est ce qui est en cours depuis de nombreuses années, par la publicité, la télévision, les journaux, la littérature et l’école…
    On parle d’intervention de l’Etat en matière de régulation des prix et de lutte contre les monopoles. Mais il me semble que la raison principale pour laquelle on se retrouve avec le moteur à explosion à faible rendement, les centrales nucléaires, des objets inefficaces, qui polluent et qui ne durent pas, des tas de gadgets à l’utilité très discutable, ou encore une ribambelle de médicaments inutiles voire nocifs, c’est parce que la politique n’intervient pas assez dans l’orientation des choix de production et de recherche. De même, l’Etat ne limite pas la consommation et donc le gaspillage des ressources et la pollution.
    L’économie planifiée (mon Dieu, pourriture de communiste !) pourrait nous permettre de résoudre un certain nombre de problème. Un des leviers utilisable serait que le crédit soit exclusivement géré par l’Etat (entendez un Etat qui serait le peuple, donc géré par les citoyens – et il y a du boulot pour instaurer une démocratie).
    Je prends un exemple : Mr. veut se lancer dans la production de réfrigérateurs. L’administration étudie sa demande en fonction de la pertinence de sa proposition, des ressources disponibles, de l’état de la demande et décide si oui ou non elle lui octroie les crédits pour mener à bien son projet (éventuellement on vote même). Par exemple, on pourrait estimer que les besoins sont déjà comblés et l’orienter plutôt vers une collaboration avec les acteurs présents (la nécessité de la concurrence est discutable lorsqu’on a la possibilité de contrôler ce qui se fait et comment). Ou alors, on pourrait estimer qu’on peut faire bien mieux que des frigos qui durent 8 ou 10 ans et refuser toute proposition à moins de 100 ans de durée de vie (en tenant compte des capacités techniques du moment), et qui n’intègre pas le recyclage des pièces en fin de vie… On pourrait conditionner l’octroi du crédit à un certain nombre de critères : centralisation de la production, conditions de travail, impact environnemental etc.
    En clair : les choix technologiques, de production et de distribution seraient conditionnés par la volonté de satisfaire au mieux les besoins de TOUS, de la manière la plus EFFICACE possible et à un moindre coût environnemental. Je n’ai pas employé le mot profit, car il ne doit plus faire partie de l’équation.
    Aujourd’hui, ce sont les banques privées qui font la loi, et qui décident seules de ce qui sera ou non financé, selon des critères qui sont loin d’être humanistes mais qui reflètent plutôt la soif de profit et de pouvoir, et une certaine « philosophie » du « après moi, le déluge »…
    Je crois qu’il est temps de questionner nos systèmes politiques, économiques et sociaux, si l’on veut sauvegarder ce qu’il reste de la civilisation.
    http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/l-economie-independante-de-la-52599

    J’ai retenu ce passage.
    «« Je prends un exemple : Mr. veut se lancer dans la production de réfrigérateurs. L’administration étudie sa demande en fonction de la pertinence de sa proposition, des ressources disponibles, de l’état de la demande et décide si oui ou non elle lui octroie les crédits pour mener à bien son projet (éventuellement on vote même). »»

    Il implique un des rôles essentiels de «« l’État Démocratique »».

    Le gouvernement a impérativement comme mandat d’avoir une vue d’ensemble des ressources et des besoins sociétaux. Afin d’y répondre adéquatement selon les priorités du «« moment »».
    Exemple: si la pauvreté est un frein à l’épanouissement de l’ensemble de la société, son intervention est de régler le problème de la pauvreté-misère à court et moyen terme. Ce qui est loin d’être entrepris par l’état de droit.

    Cela se ferait si nous étions dans un État Démocratique , ce qui n’est pas le cas, car nous sommes dans un état de droit, qui démontre, de plus en plus, son incapacité à résoudre les problèmes écolos-sociaux-économiques. C’est un constat.
    Tout au contraire, l’état de droit, loin de résoudre les problèmes, c’est contenté de gérer, mais depuis un certain temps, il a agit de telle sorte que les problèmes, déjà complexes, se sont compliqués, au point que nous ne distinguons plus les effets des causes.
    Donc, nous sommes dans l’impossibilité de diagnostiquer les problèmes. Alors comment pouvons-nous jamais résoudre le moindre problème ?!?!
    Le questionnement et la vision d’ensemble.

    Un texte qui vient compléter l’ordolibéralisme.
    (un simple coup de pouce)

    Une discipline inspirée de la psychologie comportementale
    Pire que l’autre, la nouvelle science économique
    par Laura Raim // Source : Le Monde Diplomatique

    Longtemps, les économistes classiques ont élaboré leurs modèles comme si les humains étaient des machines à calculer. Echec. Nourrie de psychologie, l’économie dite comportementale étudie donc nos réactions et nos décisions afin de les anticiper. Et de les influencer par des incitations subtiles. Il suffirait en effet d’un simple coup de pouce pour remettre travailleurs et consommateurs sur le droit chemin.
    par Laura Raim, juillet 2013

    http://www.ere-ethique.net/?p=7330

    Nous devons faire deux choses, réfléchir continuellement, questionner continuellement, partager continuellement…..Mais faire le point de temps en temps et consolider l’agenda politique citoyen-travailleur, et s’assurer d’initier l’ORGANISATION TRAVAILLEUR-CITOYENNE. Ça c’est incontournable !
    L’autre chose, éclairer et promouvoir systématiquement les fondements de l’ALTERNATIVE.

    Trouver les concepts rassembleurs, les concepts adéquats qui parlent au simple citoyen, la classe moyenne qui fait confiance…..

    Ma suggestion pour débrouiller les imbroglios conceptuelles est d’utiliser les concepts connus et les enrichir.

    Mon exemple:

    Passer de l’état de droit à l’ÉTAT DÉMOCRATIQUE.

    Il suffit de les situer l’un par rapport l’autre.

    L’état de droit, démontrer qu’il est en faillite……………
    Que l’imbroglio est de parler de faillite de la démocratie, alors qu’il s’agit de la faillite de l’état de droit, etc…
    Quand les économistes du capital «« parlent »» de problème structurale en terme d’avancé sociétal (les services publiques), «« démontrer »» qu’il s’agit dans les faits, des crises de la finance, que c’est la structure même de la finance qui est le fameux problème structurale. ACDTM et Attac et cie. sont des acteurs essentiels à cet effet.
    De distinguer la teneur entre l’état de droit et l’ÉTAT DÉMOCRATIQUE.
    Que le rôle de l’état est d’avoir une vue d’ensemble écolo-social-économique afin d’intervenir adéquatement dans la résolution de problèmes et de faire avancer ce qui marche sur le plan écolo-social-économique.
    Selon les indications de la démocratie citoyenne-travailleur.

    Je dois admettre, en regard du commentaire de Fabien 07, que j’ai du travail à faire sur mes commentaires.
    Je dois l’en remercier.