Solstice d’hiver. Par Floréal

Comparant Eluard à Aragon, le poète contemporain Francis Combes note avec justesse que, si le premier tend spontanément à célébrer la joie d’exister, l’autre grand poète de la Résistance dut constamment lutter contre une certaine propension au désespoir.

Cela n’en rend que plus poignants et plus encourageants ces vers, qu’en ces longues nuits du solstice d’hiver, Aragon continue d’adresser à toutes celles et à tous ceux qui ne prétextent de la l’obscurité des temps contre-révolutionnaires pour baisser les bras et pour s’abandonner aux fauteurs de désespérance :

 

« Sachez-le toujours, écrit Aragon, le chœur reprend la phrase interrompue

Du moment que jusqu’au bout de lui-même le chanteur / A fait ce qu’il a pu ».

Alors, où que nous soyons, et même si nous nous croyons bien seuls, n’interrompons pas le chant du monde !

Et prenons des initiatives communistes !