Russie, Chine… "le Deux poids, deux mesures" des médias occidentaux continue – Par G. Gastaud, 31 janvier 2021

Dimanche 31 janvier 2021: nos “libres” médias qui jugent constamment (et avec quel mépris de classe!) les mobilisations sociales françaises toujours “en baisse” ou “en demi-teinte”, n’ont désormais d’yeux que pour Alexandre Navalny, la tête de pont de la nouvelle “révolution orange” que l’Empire euro-atlantique voudrait susciter en Russie après s’y être déjà évertué,
avec le désastre humain qu’on sait, en Géorgie et en Ukraine. Et après avoir
piteusement – et fort heureusement pour les travailleurs biélorussiens… – échoué à Minsk. 

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Il n’est pas nécessaire d’être un admirateur de Poutine et de ses méthodes musclées contre le mouvement ouvrier russe pour comprendre que, ni le
peuple travailleur de Russie, ni la paix mondiale, ni le droit des peuples à
disposer d’eux-mêmes sans subir d’ingérence impérialiste, n’ont rien à gagner à soutenir A. Navalny, dont toutes les positions néolibérales,
pro-américaines et anticommunistes montrent qu’il n’est rien d’autre, comme l’a dit lapidairement le président du PCFR (KPRF), qu’un “Eltsine en plus jeune”. Sachant qu’Eltsine est, après Gorbatchev, le personnage politique le plus honni des Russes (et pour cause!), les amis des droits de l’homme travailleur et exploité en tireront toutes les conclusions pratiques qui s’imposent…

Car en ce domaine comme en tout autre, les faits et les chiffres (élections comme sondages) sont têtus: ils montrent tous que la vraie force d’opposition populaire en Russie se trouve du côté des communistes dont ne parlent jamais nos médias. Et pour cause, non seulement les communistes russes sont… communistes, ce qui est impardonnable, mais, ce faisant, ils sont patriotes: ils refusent donc, sous couvert de combattre le pouvoir actuel, de livrer leur pays à l’impérialisme occidental comme le firent les renégats « Gorby » et Eltsine quand ils baptisèrent perestroïka (“restructuration”) le grand bond en arrière contre-révolutionnaire qu’ils imposèrent à leur pays (et au camp mondial des travailleurs!) dans les années 1980/90….

Dans le même temps, nos médias “démocratiques” applaudissent sans retenue la nouvelle opération antichinoise lancée par le très anticommuniste Boris Johnson : le Premier ministre anglais prétend attribuer un quasi-passeport britannique aux habitants de Hong-Kong avec la promesse, à terme, de naturaliser en masse les futurs “expats” hongkongais. Décidément, Londres ne renonce pas à la vieille politique coloniale des “concessions” en Chine et espère encore et toujours, par ses manigances contournant la souveraineté chinoise, à pousser l’ex-colonie anglaise à fronder la mère-patrie chinoise, voire à déstabiliser (peine d’avance perdue !) le Parti communiste chinois. 

Pékin vient du reste de montrer au monde sa capacité à juguler la pandémie alors que les deux phares (???) du néolibéralisme
mondial, le Royaume-Uni et les États- d’Amérique, affichent des chiffres catastrophiques de surmortalité virale. 

En outre, en jugeant et en exécutant un milliardaire chinois aspirant au
rôle d’oligarque, Pékin vient de prouver que, jusqu’à preuve du contraire, la République populaire n’est pas prête à laisser chez elle le dernier mot aux grands capitalistes et autres spéculateurs antinationaux : avis aux amateurs ! On peut d’ailleurs refuser la peine capitale dans son principe sans déplorer que l’oligarchie capitaliste n’ait pas encore soumis le monde entier à une dictature “globalitaire” qui menace en permanence l’humanité d’une peine de mort universelle…