Qu’il se taise enfin! – Par Floréal, PRCF

Secoué par les grèves et par les blocages, redoutant sans l’avouer la convergence des luttes, échouant à faire l’union sacrée derrière son bellicisme hyper-atlantiste, « Jupiter » a subitement cessé d’être l’ « homme à la parole rare » : le voilà qui s’exhibe, de TF1 en BFM, toujours sur des chaînes privées, pour dispenser son message olympien : « petit peuple, je te casse la gueule et tes cris m’indiffèrent, mais admire comme je suis beau, élégant, souriant et omniscient ! ».

Seulement, une fois passées les émissions-spectacles, la réalité demeure : celle d’une politique qui foule au pied le droit international (attaquer sans mandat de l’ONU un pays qui ne vous a rien fait s’appelle un crime de guerre), la constitution (la loi de 1905, qui sépare l’Etat des Eglises, interdit au président de haranguer une assemblée d’évêques), la langue française (à laquelle Macron substitue à tout propos l’anglais ou le franglais), la souveraineté nationale (en rejetant l’euro-constitution en 2005, notre peuple a refusé la « souveraineté européenne », la « défense européenne », le « drapeau européen » et l’ « hymne européen »… qu’ignore le Traité de Lisbonne !), sans parler des conquis de 36, de 45 et de 68 que Macron saccage gaiement sur mandat de l’UE et du MEDEF.

Pis, chaque fois que Macron discourt, il annonce un nouveau mauvais coup contre les salariés qui pourtant, ne l’oublions pas, forment 85% de la population active française. Dernière macro-vacherie en date, l’idée lumineuse de supprimer un nouveau jour férié (après le lundi de Pentecôte déjà sucré par Raffarin…), prétendument pour financer la dépendance (que n’écorne-t-on pour cela les dividendes énormes que s’attribuent les PDG du CAC-40), en réalité pour accroître et accroitre encore l’exploitation capitaliste puisque, si cette proposition chère au MEDEF prend corps, le patronat fera trimer ses salariés un jour de plus sans bourse délier…

Un tel « président » est certes une bénédiction pour les dix % de grands bourgeois et de parasites qui les courtisent, mais il est une cata permanente pour le monde du travail, pour la nation, pour la démocratie et la paix.

Si nous ne voulons pas que, dans quatre ans, le mot « République française » ne désigne plus qu’un « espace » de l’Empire germano-américain ravagé par la course au profit, il faudra bien « sortir » ce fondé de pouvoir de l’oligarchie ; et aussi, dans la foulée, sortir la France de l’euro, de l’UE et du capitalisme-impérialisme destructeur d’humanité. Dans l’immédiat, soutenons à fond la grève cheminote et toutes les occasions de convergence de lutte, 19 avril, 1er mai, 5 mai, etc.

Faisons, en attendant, une suggestion : lors de la prochaine, et vraisemblablement très proche, prestation télévisée du sieur Macron, pourquoi ne pas BOYCOTTER COLLECTIVEMENT, par ex. par des concerts publics de casseroles à heure dite, ce « président de tous les Français » qui n’est rien d’autre en fait que le chef de file des « LREM » (la Loi des Riches et de Maastricht) !

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