POLE POSITION DU 7 NOVEMBRE 2017

POLE POSITION – Le P.R.C.F. COMMENTE L’ACTU sur son site www.initiative-communiste.fr – Par Floréal, PRCF

 

VIVE LA REVOLUTION D’OCTOBRE !

« Vous reconnaîtrez l’arbre à ses fruits », est-il dit quelque part dans l’Evangile, un texte souvent plus matérialiste qu’il n’y paraît… eh bien c’est à son bilan de catastrophe pour les peuples de l’ex-Camp socialiste, pour la paix mondiale, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour les droits des travailleurs, des femmes, pour l’environnement livré au tout-profit, que l’on peut saisir à quel point nous ont menti les pseudo-progressistes et les pseudo-progressistes qui nous ont présenté comme un « grand bouleversement démocratique » la CONTRE-révolution des années 80/90. Il n’est que de voir comment, en Russie ou dans la plupart des pays ex-socialistes, la masse des travailleurs expropriés par la restauration capitaliste regrette amèrement, sur la base comparative de l’expérience vécue, les ACQUIS BIEN REELS DU SOCIALISME.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut idéaliser la première expérience historique de construction d’une société socialiste : il faut au contraire en tirer les leçons positives et négatives, non pour renier le passé et s’autoflageller en s’abandonnant lâchement aux impasses de la social-démocratie et la « construction » européenne, mais pour que la prochaine étape de la révolution socialiste- mondiale soit en état de l’emporter irréversiblement sur le mortifère monde capitaliste qui mène l’humanité dans le trou.

Et quel pire contresens peut-on faire sur la contre-révolution à l’Est que d’accabler Marx, Lénine, le parti d’avant-garde, le pouvoir populaire, en les rendant responsables de la chute d’Etat qu’ils ont au contraire rendus possible… avant que de diverses manières, certaines directions « communistes » ne se détournent du combat de classe ?

Alors qu’approche le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre, le rôle des communistes véritables n’est pas d’alimenter la « repentance » face à un monde capitaliste qui n’a jamais autocritiqué la bibliothèque noire de ses crimes innombrables.

En tous les cas, nous, PRCF, continuons et continuons de porter haut et fort le drapeau rouge frappé de l’emblème ouvrier et paysan et de répondre de Lénine et de Stalingrad, comme nous répondons de cet autre géant sans cesse calomnié de notre histoire : Maximilien Robespierre.

 

LE CAUCHEMAR AMERICAIN

Qui préférez-vous du fascisant et imprévisible Trump, catalysant sur des bases de droite le sentiment d’exclusion croissant de la classe ouvrière « blanche » et des couches moyennes précarisées, ou de la belliqueuse Clinton éclatant de joie au spectacle de Khafaffi lynché par de courageux « révolutionnaires » armés par l’Occident ?

Voilà où en est, débat de caniveau à la clé, la « grande démocratie américaine » dont les prisons regorgent de monde et où quotidiennement, de jeunes Noirs sont descendus par la police au moindre geste suspect. Et bien entendu, c’est cela que nos médias de droite et de la gauche bobo nous « vendent » comme l’avenir démocratique de la France, « primaires » à l’appui…

La réalité est que le monde capitaliste en crise structurelle devient de plus en plus imprévisible et dangereux pour l’espèce humaine. La vérité, c’est qu’en l’absence d’une véritable reconstruction du Mouvement communiste international et du Parti communiste français, tous deux détruits par l’opportunisme et par le révisionnisme, la seule « alternative » qui s’offre de plus en plus aux masses populaires désemparées, oppose les tenants d’un euro-mondialisme néolibéral débridé et dévastateur, à ceux d’un identitarisme étroit et rance, non moins porteur à terme de fascisation et de mondialisation des guerres impérialistes.

Mais cela ne doit pas nous faire mettre la tête sous l’aile, bien au contraire : partout, y compris aux Usa sous la forme certes très inconséquente de la candidature Sanders, l’aspiration confuse à marcher vers le socialisme et à reprendre la voie trahie du socialisme, émerge de nouveau. Le rôle des vrais communistes, qui travaillent à reconstruire des conceptions, des pratiques et de vraies organisations marxistes-léninistes, n’est pas de mépriser ces aspirations, mais de les travailler d’une manière fraternelle et inventive pour leur donner une orientation anti-impérialiste et anti-oligarchique claire, pour permettre à la classe ouvrière organisée de jouer son rôle dirigeant dans la transformation sociale, en un mot, pour redonner aux peuples les outils politiques, syndicaux et culturels indispensables pour passer de la défensive perdante à la contre-offensive gagnante.

Et vu les énormes prédations sociales du capitalisme en phase impérialiste/exterministe, il y a urgence !

 

 

UN SALAUD EST UN SALAUD

A droite, c’est à qui prendra le plus aux pauvres pour donner aux riches.

Alors que les « petites gens » et leurs aïeux durement conquis, au prix de luttes séculaires, des statuts, des conventions collectives, une Sécu arrachée au patronat comme un salaire différé et socialisé, des retraites par répartition, des conventions collectives, une répartition progressive de l’impôt, des services publics, c’est à qui, de ces Messieurs de la primaire « LR », voudra le plus éliminer de fonctionnaires (infirmières, pompiers, professeurs…), sabrer dans les statuts et dans les CDI, couper les indemnités de chômage, renvoyer les accords salariaux aux entreprises (donc au rapport des forces très défavorable aux salariés dans certaines entreprises), repousser la retraite à 65, voire à 67 pendant que les jeunots continueront de « tenir les murs », supprimer le SMIG (Le Maire), fliquer comme jamais les chômeurs et privatiser Pôle Emploi…

Et à l’inverse, il s’agit pour ces riches messieurs-dames gavés d’actions et de dividendes, de supprimer l’impôt sur la fortune, de multiplier les subventions publiques au profit privé, de privatiser, de délocaliser et de privatiser encore, tout cela dans le cadre de la belle Europe pilotée par Berlin, dominée par le tout-anglais « transatlantique » et adossée à son « partenariat stratégique » avec l’OTAN.

Mais comment appeler des gens qui veulent prendre aux travailleurs, à ceux qui gagnent mal et durement leur vie, aux chômeurs, aux retraités, pour que les très riches gagnent toujours plus sans se fatiguer ? Merci à nos lecteurs de nous dire si, dans le dictionnaire français, il existe un mot plus approprié que « salauds » pour désigner des personnages de cet acabit, dont certains battent d’ailleurs des records d’inculpation et de procès.

Et y a-t-il un autre mot qu’ « hypocrite » pour désigner ces « socialistes » qui, déjà sous Mitterrand, plus encore sous Jospin, et sans plus aucune limite sous Hollande-Valls, ont encouragé cette fringale réactionnaire en détruisant le code du Travail, en sabotant l’école publique, en bloquant de fait les salaires, en avalisant toutes les contre-réformes sarkozystes, en subventionnant sans limite le MEDEF et en obtempérant servilement à toutes les exigences de l’OTAN et de l’UE supranationale du capital ?