MONTPELLIER : NON à l’AGRESSION FASCISTE ! – par A. Manessis, fils de Résistants antifascistes

MONTPELLIER : NON à l’AGRESSION FASCISTE ! – par Antoine Manessis et Georges Gastaud, fils de Résistants antifascistes

24 mars 2018

Un commando fasciste armé a fait irruption dans un amphithéâtre de la faculté de droit occupé par une quarantaine d’étudiants. Trois d’entre eux ont été hospitalisés. La collusion de brutes fascistes et du doyen de l’Université de Montpellier et de ses vigiles est non seulement un événement grave mais il est un signal. Un signal de plus de la fascisation en France et en Europe. 

Les grands médias ne réagissent  même plus quand les néonazis autrichiens participent au gouvernement en accaparant les ministères régaliens.  Ni quand les communistes polonais sont traînés devant les tribunaux et menacés de prison comme dans nombre de pays membres de l’UE. Sans que celle-ci ne lève le petit doigt. Sinon en amalgamant fascistes et communistes, ce qui revient à une réhabilitation crapuleuse sans nom du fascisme.

Le PRCF national et départemental, les JRCF ont évidemment exprimé leur indignation et leur volonté de lutte face au très grave incident de Montpellier en lançant un appel commun à la riposte antifasciste unitaire la plus large. 

Une riposte unitaire large doit s’organiser à Montpellier, mais la vigilance contre la fascisation, en passe de franchir un seuil qualitatif inquiétant en France et dans le reste de l’Europe, doit être généralisée. La riposte antifasciste doit cesser de cibler uniquement l’extrême droite identifiée : c’est indispensable, mais cela ne suffit plus. L’UE elle-même doit être ciblée comme un facteur majeur de fascisation en Europe. Il n’est que de voir son récent diktat, servilement exécuté par le renégat Tsipras, visant à rendre impossible la grève en Grèce.

Plus que jamais la « construction » européenne, totalement antinomique des conquêtes sociales, patriotiques et antifascistes de 1945 et du CNR, doit être identifiée par toute la gauche populaire comme un agent majeur de la fascisation, tant il est clair que ses directives scélérates, destructives des acquis sociaux, du « produire en France », des salaires et des services publics, sont vomies par les peuples et nécessitent en réponse une brutale répression policière de la part des autorités européistes, Macron-MEDEF en tête : désormais, il n’y a pas quatre chantiers militants, celui de la lutte contre la casse antisociale, celui de l’euro-dissolution de la souveraineté nationale, celui de la défense des libertés, celui de la lutte contre les guerres impérialistes qui forment l’arrière-plan de la fascisation de l’UE et des USA, il y a un seul chantier, celui du combat de classe contre le capitalisme-impérialisme et contre l’ensemble de ses institutions et de ses entreprises prédatrices.

Dans les luttes sociales du printemps, il faudra donc porter aussi bien plus fort la défense des libertés démocratiques, le refus de l’augmentation insensée du budget militaire de l’OTAN (France otanienne en tête), celui de la défense de l’indépendance nationale contre les incessantes sommations de l’UE acceptées et amplifiées par Macron-MEDEF.

 Bref il faut activer la compréhension que les agents de la fascisation sont avant tout les Macron, le MEDEF et l’UE dont la politique de régression sociale et de destruction des souverainetés des peuples est le ventre fécond d’où ressurgit en continu la « Bête immonde » de la fascisation.