Le Rouge et le Jaune – par Floréal

Ecarlate éclair des chevauchées prolétaires,

Guignes au sang pareilles, La Havane, Ho Chi Minh

Rouge Gavroche expirant Vengez-nous, frères !

L’été blanc de Moscou aspire aux Monts Lénine…

 

Jaunes gilets d’orgueil qui défient l’Elysée

Disant : gens de rien, on est là, où te terres-tu, Roi ?

Disant : Macron, envoie flics, LBD et Bergers,

On n’est plus des moutons, Macron, toute pique pour toi !

 

Sang et or, mortels rivaux d’hier lors des grèves

Le Rouge solidaire, dur camp des Spartacus

Insulte au chiffon jaune, ce bandeau sur nos rêves

Ce lambeau reptilien où se torcha Crassus

 

Temps neufs : l’Asie jaune, crue pour jamais servile,

Ne sachant plus gémir a rougi l’Orient ;

Et tout revient de l’Est, la soie et l’ustensile

Et c’est à l’Occident de jaunir en riant ;

 

Doré comme un pays, comme un Levant sublime

Finies les fourmis bleues, adieu la termitière !

Les jaunes ont leur patrie, ce n’est pas un « régime »

Désormais ce pays rougi saura tout faire !

 

Danger d’or, péril rouge, la menace n’effraie

Que nos oligarchies assoiffées de butin

Mais pour les travailleurs, pour le monde d’après

Cinq étoiles dorées tendent un drap carmin

 

 

 

 

2 Commentaires de lecteur “Le Rouge et le Jaune – par Floréal

  1. - -
    22 avril 2020 at 22:10

    Bravo et merci

  2. - -
    22 avril 2020 at 22:10

    BRAVO ET MERCI !