anti-fasciste

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Faurisson l’écrivain négationniste et antisémite est mort le 23 octobre 2018 … à Vichy. Pas l’antisémitisme

24 octobre 2018 – par Antoine Manessis.
 
La mort du nazi Faurisson n’est hélas pas celle de l’obscénité dont il était l’un des chantres.
Le négationnisme des crimes nazis et de l’extermination des Juifs d’Europe par le régime hitlériens et ses alliés fascistes  dans tous les pays occupés continue de vivre, bête hideuse qui distille son poison dans les esprits confus et faibles.
Il se trouve des chiens comme Soral ou Dieudonné pour pleurer le falsificateur et continuer la sale besogne de Faurisson. Notre vigilance à l’égard de l’antisémitisme comme d’ailleurs de toutes les formes de racisme, de sexisme, d’homophobie doit être en éveil.

Comme le disait Staline :

Le chauvinisme national et racial est une survivance des mœurs misanthropiques propres à la période du cannibalisme. L’antisémitisme, comme forme extrême du chauvinisme racial, est la survivance la plus dangereuse du cannibalisme.

 L’antisémitisme profite aux exploiteurs, comme paratonnerre afin que le capitalisme échappe aux coups des travailleurs. L’antisémitisme est un danger pour les travailleurs, car c’est une fausse route qui les égare hors du droit chemin et les conduit dans la jungle. Aussi les communistes, en tant qu’internationalistes conséquents, ne peuvent être que les ennemis jurés et intransigeants de l’antisémitisme.

En URSS, la loi punit avec la plus grande sévérité l’antisémitisme comme phénomène opposé au régime soviétique. Selon les lois de l’URSS, les antisémites actifs sont condamnés à la peine de mort.

L’anticommunisme, terreau du négationnisme et de l’antisémitisme

Dans quel contexte les Faurisson et autres sinistres guignols s’épanouissent-ils ?
Ils prennent appui sur l’immense campagne que mène le grand capital international depuis 1917 avec un rebond depuis la défaite de l’ Union Soviétique. Une campagne visant à la criminalisation du communisme. Car c’est bien là que se situe le cœur de l’affaire. Ces propagandistes de la haine trouvent un terreau favorable dans cette criminalisation : du moment que fascisme et communisme sont mis sur un pied d’égalité tous les autres négationnismes peuvent s’engouffrer dans la brèche ouverte par d’ éminents « historiens » médiatiques et par les manuels scolaires eux-mêmes !
Comme Hitler = Staline, comme 27 millions de Soviétiques morts pour libérer l’URSS et l’ Europe sont niés, comme les 500.000 étasuniens morts durant la Seconde guerre mondiale sont présentés comme les libérateurs de l’ Europe occupée, pourquoi ne pas dire qu’à « Auschwitz on n’a gazé que des poux »(Darquier de Pellepoix,Commissaire général aux questions juives de Pétain et Laval, réfugié dans l’Espagne franquiste elle-même soutenue par les États-Unis d’Amérique par haine anticommuniste).
La falsification officielle de l’histoire rejoint et renforce la falsification des nazillons d’ici et maintenant. Sans compter que combattre l’hydre judéo-bolchevique responsable de la mort de milliards d’êtres humains comme l’a fait Hitler, finalement ce n’était pas si mal….quand on sait que le patronat français considérait « qu’il vaut mieux Hitler que le Front populaire » on comprend l’enchaînement logique du passé et du présent. Quand l’ Union Européenne du grand capital organise une « Journée européenne du souvenir de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme » comment ne pas voir là un négationnisme qui autorise le négationnisme à la Faurisson.
Cette « journée » a lieu le 23 août, date du Pacte de non-agression signé entre l’URSS et le Reich
Le message est grossier mais qui dira, aux médias pourris du fric et du pouvoir, aux eurocrates bouffis de cynisme et de haine de classe, que le Pacte fut la riposte nécessaire aux Accords de Munich où les puissances capitalistes indiquaient à Hitler que sa croisade anticommuniste et anti-soviétique était « une divine surprise » et que la Tchécoslovaquie trahie n’était qu’un dommage collatéral.
L’UE, les médias de masse, les manuels scolaires, voilà grâce à qui la gangrène fasciste-négationniste prospère. Ne pas faire le lien c’est préparer des lendemains de nuit et de brouillard.

Souvenez vous : l’antisémitisme et l’anticommunisme vont ensemble

Dans les années 1930, la poussée de l’antisémitisme est largement alimentée par la propagande anticommuniste, contre l’Union Soviétique. Mais également, déjà, par le choix de la social-démocratie de combattre les communistes plutôt que de faire front contre le fascisme.

De fait en France, la SFIO votera en masse l’interdiction du parti communiste et l’arrestation massive de ses députés, élus et cadres.

En Allemagne en janvier 1933, les communistes proposent d’organiser une grève générale en protestation contre la nomination d’Hitler à la chancellerie, mais le SPD s’y oppose.