Nouveau coup de couteau dans le dos de JLM et surtout de la gauche qui refuse d’ être le larbin de Macron c’est-à-dire du MEDEF et de l’UE.

Pour battre le FN il faudrait donc voter pour celui qui l’a fabriqué et lui a permis de prospérer. Avec d’autres évidemment (Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, Valls etc.).

Cela est illogique ? Pas aux yeux des chefs du PCF-PGE. On se demande jusqu’où ils seront capables de s’abaisser. De trahir. De se renier. D’insulter les militants sincères du PCF, il en reste.

Mais finalement il y a la une logique : celle qui a amené l’ancien secrétaire national du PCF, Robert Hue, à voter Macron dès le premier tour. En fait l’actuel et l’ancien chef de file du P"C"F se retrouvent, rassurés que JLM n’ait pas gagné. Rêvant de places au Palais-Bourbon ou au Palais du Luxembourg. Se remettant de leur trouille en se blottissant tout contre E. Macron, le futur chef d’un Parti Démocrate placé au centre de la vie politique américanisée.

Macron va démolir la France pierre par pierre, ses conquêtes sociales, ses services publics, sa langue, ce qui subsiste de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale, il va s’aligner comme un roquet à la politique américano-allemande de guerre au sein de l’OTAN mais P. Laurent appelle à voter pour lui.

Sous quel prétexte ? En nous refaisant le coup de 2002 où Chirac fut élu par 80% des voix alors qu’aucun risque réel de victoire des fascistes n’était en vue même si en 2002 un tel positionnement était porté par un réel courant populaire. Cette fois encore le FN ne peut pas gagner : en revanche il est le repoussoir idéal pour fédérer autour du candidat des banques et du grand capital tous les zozos affolés par une propagande mensongère et totalitaire.

Saluons sur ce point le courage de JL Mélenchon qui n’est pas tombé dans le piège au soir du premier tour.

Ayons la lucidité de résister aux hurlement des chiens de garde médiatiques, des Apathie et autre Cohen, qui tentent d’imposer leur terrorisme intellectuel au service de Macron.

Et nous dirons aussi aux travailleurs que pas une seule voix d’ouvrier, pas une seule voix populaire, pas une seule voix d’un patriote, ne doit se porter sur le FN qui est leur ennemi le plus acharné comme toute l’histoire le démontre tragiquement.

Et oui Monsieur Laurent, on ne vote pas Hindenburg pour arrêter Hitler.

 * Le Maréchal Hindenburg (droite) est élu président de la République allemande en 1932 grâce au soutien du Centre (Zentrum) et du Parti Social-Démocrate (SPD) pour "faire barrage à Hitler". Le SPD considère que Hindenburg est la "meilleure garantie que la Constitution ne serait pas violée". En 1933 Hindenburg appelle… Hitler à devenir Chancelier d’ Allemagne !