Confinement – crise de paréidolie.

Le ne confine pas la pensée. Au contraire elle doit avoir libre cours. Et cela lui permet de se projeter, d’imaginer. Au-delà du visible et du directement perceptible, l’humeur du moment interprétant au-delà du rationnel les signes que l’on perçoit.

paréidolie, littéralement fausse forme, autrement dit, tendance instinctive à trouver des formes familières dans des images désordonnées (dans les nuages, les constellations…). Mais quelles images pourrait-on projeter des décisions prises par le régime Macron. De sa priorité de mettre les français sous un régime d’ausweis tout en leur enjoignant d’aller travailler quoi qu’il en coûte, de dépenser des dizaines de millions d’euros pour acheter des drones pour les surveiller. De vouloir installer de nouvelles applications de flicage dans nos téléphones plutôt que de nous donner des tests et des masques… Et surtout de dépenser des centaines de milliards pour combler les pertes du CAC40 après avoir creusé les déficits de l’hôpital public fermant les lits qui permettraient de nous soigner, liquidant les stocks de masques qui nous protégeraient, démolissant le tissu industriel qui nous permettrait de disposer des tests pour isoler et soigner les malades. Oui quelles images ?

Alors ce serait délire que de voir des complots là-dedans alors que le régime Macron démontre chaque jour un peu plus son incompétence criminelle en matière de santé. En revanche, tombant le masque, le régime MACRON-UE- MEDEF révèle ses horribles traits fascisants, encore plus sous la crise sanitaire qu’il ne l’avait déjà fait face aux manifestations du 1er mai 2019, des Gilets jaunes ou pour le retrait de la réforme des retraites…

IC laisse ainsi place aux divagations paréidoliques du billet d’humeur d’un jeune militant confiné. Sans oublier que le propre des images paréidoliques c’est qu’elles ne sont pas la réalité.


Complot !
Confinement 3ème semaine Crise de paréidolie

Le confinement est un truc terrible.

Il altère comme un mirage de chaleur sur le bitume.

Tout un tas de trucs bizarres surgissent du fond des tasses de café

et d’angoissantes chimères émergent de la vétusté du plafond.

Complot Kezako ?

Tout le monde en parle.

L’eusses-tu cru ?

Personne ne l’a vu.

Qui dit complot,

pense illico,

coup d’État, Révolution ou “Regime change” ;

une prise du pouvoir brutale par une faction adverse.

Qu’avons-nous donc aujourd’hui ?

Une sinistre tragédie de Palais

surréaliste et croquignolesque

copieusement scénarisée chaque minute qui passe,

par quantité d’experts autoproclamés qui opinionent tout et son contraire

au point d’orgue de l’illusoire agora du cirque médiatique.

Les Augustes et les clowns blancs

Les Pieds Nickelés du manche à balai ;

Marvel et la Foire du trône d’un seul jet

(que les véritables artistes me pardonnent cette avanie ) ;

Bref, du grand n’importe quoi.

Beaucoup s’interrogent.

Qu’y a-t-il d’inavoué derrière cette cavalcade du coronavirus ?

Quels Fantomas intriguent sournoisement derrière les manettes ?

Dans quel obscur dessein ?

Voici donc un petit inventaire à la Prévert

des impétrants de la pétaudière.

Les Américains ?

Derrière l’assassinat de leur Président John Kennedy,

d’aucun pouvait subodorer des rivalités de Gotham City.

Cuba, Vietnam, Amérique Latine, anticommunisme viscéral,

voilà d’avérés sujets de litiges et de grabuge

pour les virtuoses de l’OSS.

Aujourd’hui, l’URSS s’est dissoute,

le péril rouge n’est plus qu’un crépuscule

et l’Union Européenne, de Berlin à Bruxelles,

de la France des Macron, Hollande et Sarkozy (le triangle d’or)

y mange docilement dans la main des gringos.

Quant au terrorisme international,

chacun sait qu’il est le fils caché mais légitime des officines yankees.

Leurs tours sont déjà tombées.

Rien de ce côté-là pour justifier un coup tordu made in CIA, NSA ou autres.

Les Chinois ?

Le patronat français, petit, gros et gras, est bien heureux de délocaliser ses industries,

de se défausser d’une main d’œuvre toujours hors de prix à son goût

dans l’Empire du Milieu qui lui offre rentabilité et flexibilité,

et d’ainsi gonfler sa “petite pelote” en dehors de toutes Conventions Collectives.

La Chine est bien aise de valider son appétence à devenir l’Usine du Monde.

Tout le monde est d’accord.

Il n’y a rien à voir par ici non plus.

Les Russes ?

Les liturgies slaves, les poupées Matriochka, la Révolution,

les chapkas, la vodka et les violons tziganes

Ils sont bien trop attelés à refréner les turpitudes meurtrières de leurs voisins fachos

et d’établir une zone d’influence au Moyen Orient, en Syrie

pour perdre leur temps dans un tel scénario

dont on se demande bien ce qu’ils pourraient en glaner.

Parlons franchement

Poutine, Diaz-Canel, Bachar elAssad, Maduro, Xi Jinping et Hassan Rohani

(J’en oublie certainement. NdC)

ont bien d’autres chats à fouetter pour contenir l’hostilité assassine des embargos occidentaux

que de comploter contre un astre déclinant, fut-il européen.

Les héritiers de la synarchie ?

Trop concentrés sur les courbes et les schèmes des aléas boursiers,

ils se contentent de pérenniser la gestion de leur patrimoine,

de leurs châteaux et de leurs œuvres d’art

et accessoirement, comme sport national,

de planquer leur magot dans un paradis fiscal.

Des sociétés secrètes ?

Les Illuminatis, les Roses Croix, les Templiers, l’Opus Dei, le Christ-Roi, Civitas

les supers héros, le Joker et Harley Quinn ?

Laissons cela aux bandes dessinées et aux blockbusters hollywoodiens.

L’OAS, le SAC et la Cagoule ont jeté l’éponge depuis longtemps.

Les nostalgiques du GUD et d’Occident sont bien trop accoquinés avec le régime

pour vouloir en découdre à l’image des Ligues factieuses de février 1934 ;

L’ETA, le FLB ont rejoint le folklore de l’histoire.

Le groupe Bilderberg ou les membres du Dîner du Siècle sont trop notablement prout-prout

pour risquer de se casser un ongle dans des scripts par trop roturiers.

Les groupuscules de la gauche révolutionnaire ?

Bons nombres de ses tribuns ont pactisé avec l’idéologie dominante et l’ordre en place.

Ceux-là ont permuté la lutte des classes par la lutte des places

Il y a des lustres qu’Auguste Blanqui dit “l’enfermé”

en est réduit à luire d’une ombre aseptisée

Quant aux reliquats de la Gauche Plurielle

Il n’y a rien à en dire ; ils n’existent plus.

L’homologation de la catastrophe mitterrandienne n’a toujours pas eu lieu.

Soyons sérieux !

Sans complotiste, difficile d’y voir un complot.

Sauf d’envisager Macron contre Macron en trois bandes !

Ce n’est plus un complot ; c’est une aventure, une tribulation.

Aventurisme et opportunisme

se combinent de bon cœur

au cœur du panier de crabes ou du sac des chats enragés

entre écumeurs, corsaires et forbans de la chevalerie financière.

L’instinct de ces opportunistes de haut vol,

c’est leur aptitude inépuisable à se générer de brillantes opportunités.

Ils y pensent du matin au soir et du soir au matin.

C’est leur obsession, leur grigri à eux. Perso.

À vrai dire ils n’ont que ça en tête; ils ne vivent que pour ça.

L’opportunisme

c’est savoir dénicher dans l’actualité

l’information ou le petit fait divers singulier,

aussi banal et anodin soit-il ;

C’est savoir lire et discerner

dans le flot continu des “big data”

les conditions initiales d’un chaos à venir

qui permettront au prix d’une habile combinaison

l’alchimie de la vile citrouille en carrosse princier.

Avant tout, ce sont des joueurs professionnels

(toujours avec l’argent des autres, c’est leur marque de fabrique)

Ils jouent, ils parient sur tout

sur la fatigue et l’épuisement

sur la vie et la mort

sur les cadences infernales et le blocage des salaires

sur l’efficacité des petits chefs et l’absolutisme du singe en haut du mirador

sur les mains arrachées et les éborgnages

sur les bombes lacrymogènes et les grenades de dés-encerclement

sur le trafic de drogue et la BAC

sur la fidélité des Forces de l’Ordre

sur la misère et la délinquance

sur ce que va rapporter leur énième spéculation.

Ils gouvernent comme à la table de jeux

Une usine Continentale sur le 12

Un Hôtel Dieu sur le rouge

Un marché d’armes sur le pass

Une main arrachée sur le Manque

Une énucléation à cheval

40.000 grenades sur le rouge

10.000 flash-ball sur le noir

La justice sur le 0

Faites vos jeux ; Rien ne va plus.

Les Forces de l’Ordre protègent le croupier

L’armée est garante de la banque.

À face ils gagnent, à pile tu perds.

Leur rapacité est sans limite.

À l’image des forçats de la roulette et du baccara

Ils parient aux fils de martingales tarabiscotées.

Ils ne sont pas fous à mettre imprudemment tous leurs œufs dans le même panier.

Les bancos et les tapis ne se tempêtent qu’au cinéma ou sur une toile cirée.

Ce sont des professionnels.

Dans leur monde, ils testent, ils essaient constamment une nouvelle astuce.

Ils vérifient et contrôlent inlassablement leurs conjectures.

Ils sont pragmatiques ;

Ils développent ce qui fonctionne et remisent ce qui les chagrine

Ils ne misent qu’à coups sûrs ou presque.

Ils lancent des bouchons pour voir et vérifier

quel poisson mord, celui qui esquive et cet autre qui conteste.

Justement, ils ont une épine plantée dans le délicat peton

et un petit caillou pointu au fond du douillet chausson.

Ces foutus Gilets Jaunes

qui malgré tous les coups, les mutilations, les insultes, les mensonges,

les coups tordus, la flicaille, les gaz et les nasses…

ne réintègrent toujours pas leurs pénates la queue basse.

A contrario ils persévèrent à venir se sacrifier en place publique tous les samedis.

Pire, un monde du travail un tantinet anesthésié et halluciné

qui se réveille hardiment et bruyamment

vers une mutualisation de la question sociale

Retraite, Services Publics, Transports, Santé, Éducation, Justice…

La convergence des luttes s’ébauche

dans un fracas de grèves, de troubles et de mobilisations.

L’œil du cyclone gronde.

Le maelstrom roule et fulmine d’évacuer par la bonde la gadoue de l’ancien monde.

Le peuple aussi est parfois joueur

avec la socialisation des moyens de production,

la mutualisation des Services Publics,

la réquisition des richesses superflues,

et la mise au trou des malfaisants

à l’ombre du goudron et des plumes.

On parle de Front Populaire

et de programme du CNR.

Une seule fois suffit pour entrer dans les livres d’Histoire.

Nos opportunistes ne peuvent rester les bras ballants

face à un tel brouhaha populaire.

D’autant qu’ils ont tout de même de belles réussites à leur actif.

Après avoir testé et vérifié in vivo

(ce n’était pas gagné d’avance)

que les trois corps régaliens armée, police et justice

n’avaient pas faibli d’un iota dans leur mission de maintien de l’ordre fascistoïde ;

Que ce soit pour châtier sèchement les gilets jaunes

ou réprimer brutalement les manifestations syndicales.

Bien au contraire ils ont resserré les rangs d’un chauvinisme de kapo

tout du long de la chaîne hiérarchique,

des simples barrettes aux étoiles, des casques et des képis, des robes des magistrats.

Que leur allégeance était entière comme au premier jour

malgré le tsunami de bavures policières allant jusqu’aux meurtres délibérés,

la mise en batterie d’arsenaux militaires démesurés,

la violence débridée, légalisée et légitimée des stormtroopers,

encadrée par une parodie de justice et de grenouillages avérés.

Flash-ball, grenades, gardes à vue et embastillement de rigueur

Hélicoptère, blindés urbains, canons à eau, drones et tireurs d’élite sur les toits ;

sans oublier les clefs d’immobilisation et le carnet à souches.

Il leur fallait absolument vérifier sur le tas

qu’aucune embûche ne vienne gripper l’attelage.

C’est chose faite ;

Ils peuvent à coups sûrs pioncer peinards sur leurs deux oreilles

et vaquer le cœur léger à leurs turpitudes de fesses et d’oseille.

Aucun trublion ne viendra impunément jeter du sable

autour des pignons bien huilés de leurs manigances.

Dormez tranquilles brave gens ; la Police veille.

Trois ministères : les Armées, l’Intérieur et le Garde des sceaux

tombés dans l’escarcelle des mercenaires au service des gamers à la Rolex Daytona.

Combien d’autres Administrations, d’autre Services Publics, d’autres créations du CNR

pourrait-on empapaouter de cette manière en réchauffant ce Mistral Gagnant ?

Les Transports, la Santé, L’Éducation Nationale, la Fonction Publique…

Mettre la main sur ces Eldorados républicains et leurs pactoles,

privatiser ce qui est rentable,

détruire le reste en le vidant de son contenu professionnel et qualitatif,

booster toutes initiatives privées émergentes de ce champs de ruine.

Rêves de jeunes filles et promesses de banquets pour desperados du Capital.

Des tests grandeur nature réglés comme des manœuvres militaires.

Mais que voilà une idée qu’elle est bonne !

Le coup de génie ne vient pas du coronavirus ;

une vilaine grippe virulente.

Qui aura hélas son lot de victimes.

Au même titre que la grippe annuelle, la canicule, ou les épidémies de dingue, de chikungunya…

L’humanité a toujours su se mobiliser et combattre

d’autres bacilles, d’autres virus bien plus virulents, bien plus mortifères

Le Sida, Ebola, la Variole, la Peste, le Choléra, les MST, la Rage, les maladies infectieuses et tropicales, etc…

D’ailleurs on se demande bien pourquoi

Pasteur, Camille et Guérin par exemple se sont compliqués la vie

à la recherche de la magie de la vaccination

alors qu’une légère mise à distance, un bon savon de Marseille et une pliure de coude,

un minimum de politesse lors des expectations, suffisent à contenir l’épidémie

d’après la quasi unanimité des experts autoproclamés du moment.

Non, le coup de génie ne vient pas de l’isolation du virus Covid 19

performance somme toute assez banale pour les professionnels de la microbiologie ;

mais d’avoir su lire dans la praxis chinoise du traitement de cette infection

des signaux d’un tout autre champ d’action.

Le confinement et l’immobilisation des citoyens à domicile.

Pourquoi la Chine et d’autres pays de “l’axe du mal”

ont choisi cette procédure thérapeutique relève d’un autre débat qui n’a pas sa place ici.

L’accueil fut bon, mi-rigolard, mi-sidéré, mi-incrédule (trois moitiés pour le prix d’une)

très reliquat d’une colonisation d’avant guerres

par le public populaire et les médias européens.

Voilà la vision de l’opportuniste haut de gamme.

L’occasion fait le larron ; dit-on.

Si les Chinois avalisent,

il n’y a aucune raison pour que les européens, les Français s’y refusent.

L’occasion en or d’enclencher un test grandeur nature

pour voir jusqu’où il est tolérable d’enfoncer le clou.

Opérations simples en trois temps :

  1. Vider les centres sanitaires de toute thérapie, de tout matériel de base susceptible de soigner normalement cette infection. Masques, respirateurs, blouses, médicaments… (ce n’est pas le plus dur ; il ne restait déjà plus grand chose)
  2. Chacun chez soi. On ferme. Chacun fait ce qu’il peut. Ils s’en lavent les mains. Mais certains doivent continuer d’aller au turbin.
  3. Bourrage de crâne médiatique effréné. Alliance de la propagande et de la répression policière.

Garde à vous. Fixe. Je ne veux voir qu’une seule moustache

L’Union Nationale, tous derrière le chef.

Le rêve de tout dirigeant qui se prend pour un puissant.

Nul besoin d’un cabinet noir peuplé d’ésotériques comploteurs

pour laisser voguer l’écume du libéralisme.

Continuer d’alimenter à gogo les arsenaux des FDO et de la Gendarmerie.

On ne sait jamais.

Le tour de passe-passe est digne des plus grands.

Faire passer une épidémie grippale, aussi agressive soit-elle,

pour une pandémie de “Mort Noire”

relève d’une prouesse de mentaliste.

Parvenir à rouler le confinement en plébiscite

fait montre d’une grande compétence en escroquerie intellectuelle.

Ils ont obtenu gain de cause :

à justifier une médecine de guerre, sans service des urgences, sans médicaments, sans appareils ;

où les ordonnances médicales et les médicaments sont prescrits par décrets ;

où si vous êtes malades, vous devez rester chez vous et attendre que ça s’aggrave ;

où les masques et autres accessoires indispensables arriveront toujours la semaine prochaine ;

où les professionnels de santé officient sans protection au cœur d’une contagion extrême ;

où tout le monde applaudit cette mascarade à ses fenêtres le soir à 20 heures.

Vous n’avez plus droit de sortir de chez vous sans un ausweis valable et dûment paraphé

dans un temps imparti, dans un périmètre restreint.

Vous n’avez plus aucune vie sociale ni familiale.

Il y a même des drones et des hélicoptères pour surveiller et verbaliser les récalcitrants.

Sur les plages, les parcs, les squares, la forêt de Fontainebleau.

Tous les quidams sont qualifiés comme dévoyés en puissance, à tout le moins antisociaux

Et bien sûr, plus de Gilets jaunes, plus de contestations, plus de manifestations, plus d’opposition

Les citoyens comme ennemis du peuple ; avalisé par le peuple…

Les tests grandeur nature, ce sont aussi :

les écoles et les lycées sans élèves

les Hôpitaux sans matériel thérapeutique

les Postes sans postiers

les Administrations sans fonctionnaires

les Services Publics au minimum des agents

C’est le but de la manœuvre :

Laisser le peuple livré à lui-même

cerclé chez lui

sans aucun soutien d’aucune sorte

sans aucun service, sans aucune liberté

et voir ce qui se passe…

Titiller les limites du supportable

Jusqu’où et jusqu’à quand.

Corrélation entre le cran du curseur de l’insupportable

et la quantité de grenades stockées en prévision d’on ne sait quel débordement.

Des études scientifiques vont être écrites sur le sujet,

peut-être même des thèses d’Instituts prestigieux

des statistiques de bacs à sable, de la sociologie de comptoir

et bien sûr quantité de recettes de cuisine pour mettre à profit

le Monde nouveau accouché aux forceps de cette crise sanitaire.

Mais au fait, dès qu’on évoque la “Crise”

C’est forcément une crise du Capitalisme.

Celles-ci sont toujours des crises de surproduction ;

à contrario des crises d’antan où il n’y avait plus rien à bouffer.

Périodiquement, pour perpétuer les “affaires”

le Capitalisme doit “détruire” du capital, des marchandises

et relancer ainsi la machine productive.

Le capitalisme sait faire cela : les guerres, les conflits, les catastrophes, les caprices.

Les Droits de l’Homme, la météo, les tremblements de terre

Tout prétexte est bon à prendre, surtout s’il comporte un piège à benêts

pour y poisser le chaland avec une bonne dose de moraline.

Casser les jouets pour en refabriquer ; La continuité de la course au profit est à ce prix.

telle est la loi du Capital.

Ils ne lâchent jamais.

Les dégâts collatéraux, la misère induite, les morts, les famines

ne sont pas le problème des capitalistes. Ils s’en foutent complètement

Ce n’est pas leur problème.

Ils sont le peuple élu des Dieux pour diriger la destinée de leur classe.

Ils conservent cependant un mauvais souvenir de la crise de 1929

où des banquiers infortunés se sont défenestrés des buildings

Triste spectacle.

Casser le jouet d’accord… mais qui va payer ?

That is the question.

La réponse est : suivez l’argent !

En ce moment, ils font très fort.

Ils confinent la population

les usines tournent au ralenti, la production est minimale si ce n’est nulle

Devinez qui va courir au chevet des grands industriels tel le chevalier blanc

pour secourir ces pauvres entrepreneurs d’une perte de production

dont de toutes façons ils n’auraient su que faire

si ce n’est les stocker sur un parking géant.

Les voitures de 2018/2019 ne sont toujours pas vendues.

Devinez qui va couvrir le grand patronat

d’une rivière abondante d’aides réparatrices du préjudice subi

et rappelez-vous que ces subventions si largement consenties,

c’est l’argent du contribuable

C’est votre pognon !

Qui passe ainsi directement de votre poche dans celle des oligarques

sans qu’ils aient rien à fournir en contrepartie.

Juste cadeau… de la part du coronavirus. Gling Gling !

La crise sanitaire n’y est pour rien.

Il me semble avoir entendu parler de 1000 milliards d’euros.

Mais c’est juste un bruit…

Chapeau l’artiste (Macron and C°): du génie à l’état pur…

Joli coup…

mais la partie n’est pas finie.

Il est impossible d’en rester là, inerte et apathique.

À tendre l’autre joue pour encaisser la baffe à venir.

En d’autres temps, pour calmer les ambitions des saigneurs de l’époque

certains avaient su trouver la voie difficile et périlleuse

d’une unité populaire tonifiée

les 4 et 5 mars 1936 au congrès de Toulouse

l’alchimie de l’eau et de l’huile,

la réunification de la CGT et de la CGT-U

des “réformistes” et des “révolutionnaires”

coup d’envoi du Front Populaire ;

puis une nouvelle fois

sous occupation allemande

les accords du Perreux de 1943 entre “Confédérés” et “Unitaires”

ont conforté les bases de la constitution du CNR mi-1943

(Conseil National de la Résistance)

jusqu’à l’élaboration du-dit programme du CNR de mars 1944.

Ce qui fut possible sous le fracas des armes

devrait de nouveau l’être par gros temps

Nous est-il possible de faire abstraction

des égos, des nombrils et des plans de carrière

pour relever cette unité indispensable

au renouveau des conquêtes sociales ?

De retrouver cette dynamique conquérante depuis longtemps assoupie.

Bien sûr, il ne peut être question d’un énième rassemblement soporifique et stérile.

De toute façon l’ennemi de classe y contraindra

car lui n’a pas du tout l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

C’est d’ailleurs ce qui le perdra

comme cela en a déjà perdu beaucoup d’autres.

Reitnomud Sined