C’est un tortionnaire social ! – Par Floréal, PRCF

Tortionnaire social ! – Par Floréal, PRCF

Je viens d’écouter les « vœux » de Macron : avec un cynisme assumé, ce Thatcher installé à l’Élysée par la finance a annoncé qu’il continuerait à massacrer les retraites, les services publics en général et l’Éducation nationale en particulier.

Cet homme n’a plus rien d’un « président de la République », fût-elle bourgeoise. N’ayant d’autre feuille de route que celle, écrite à Bruxelles, de la thatchérisation totale des relations sociales sur fond d’euro-américanisation politique, idéologique, culturelle, militaire, voire linguistique de notre pays, Macron est un Attila sociopolitique. Il ne laissera rien debout du pays des Lumières, de la Révolution française, de Jaurès et du CNR ; du moins si n’émergent pas à temps les conditions d’une alternative politique 100% antifasciste et 100% anti-Maastricht.

Énorme est la responsabilité politique de ceux qui, en mai 2017, ont en chœur rabattu sur le bulletin Macron pour « faire barrage à l’extrême-droite » alors que cet individu sans foi ni loi (souvenons-nous de la manière dont il a politiquement trucidé son mentor Hollande…) avait claironné qu’il ne changerait pas une ligne de son giga-programme de casse, fût-ce pour remercier la gauche bobo de l’aimable apport de ses voix. Cela n’a pas empêché alors les Pierre Laurent, Philippe Martinez, Laurent Berger, Cambadélis, et Cie., non seulement d’appeler à voter pour ce personnage maléfique, mais de traiter quasiment de crypto-fascistes ceux qui, comme les militants franchement communistes du PRCF, disaient que l’on n’arrête pas Hitler en votant Hindenburg et que l’on ne stoppe pas la fascisation lepéniste en encourageant l’euro-fascisation néolibérale qui nourrit le populisme xénophobe.

Considérable serait aujourd’hui la responsabilité de ceux qui continueraient à refuser la proposition du PRCF visant, sans mégoter ni ergoter, à construire une alternative politique centrée sur le progrès social, l’indépendance politique et la paix ; et pour ce faire, à porter à plusieurs voix la perspective d’un Frexit progressiste, antifasciste et anti-impérialiste AVANT que notre pays ne soit plus qu’une province socialement, territorialement, militairement et linguistiquement de l’Empire euro-atlantique qui martyrise AUSSI le reste de la planète.

Ce n’est pas cette direction salutaire que prend hélas la direction du PCF qui vient, une fois de plus, d’appeler à une « union de la gauche » plurielle aux municipales : excellente occasion pour la section hexagonale du Parti de la Gauche Européenne, sinon de nourrir les luttes, du moins de recycler le PS maastrichtien totalement démonétisé. Et à cette fin, de contourner totalement la question du Frexit progressiste.

Renforcez le PRCF amis et camarades pendant qu’il en est temps ; faites grève vous-même si vous le pouvez ou soutenez financièrement la grève MAINTENANT ! Visitez les cheminots, les agents EDF, les raffineurs et les enseignants en lutte ! Et n’hésitez pas à leur parler des propositions du PRCF pour que prenne corps le « tous ensemble en même temps » et pour qu’émerge une perspective politique vraiment neuve visant à sortir la France de l’euro, de l’UE-OTAN et du capitalisme.

C’est indispensable, c’est urgent, c’est même vital désormais si l’on veut dégager À TEMPS les tortionnaires sociaux parvenus au pouvoir par la faute d’une fausse gauche devenue indigne de Robespierre, de Louise Michel, de Jaurès et d’Ambroise Croizat.