À propos du néo-communisme “boccarien” – Par Floréal, PRCF

M. FREDERIC BOCCARA BOULEVERSE LE MARXISME…

LE NÉO-COMMUNISME “BOCCARIEN”, TEL UN COUTEAU SANS MANCHE DONT ON A JETÉ LA LAME – Par Floréal, PRCF.

Dans la lignée de feu Paul Boccara – qui était bien mieux inspiré quand, “marxiste orthodoxe”, il analysait brillamment le “capitalisme monopoliste d’État” (années 1960/1970) -, M. Frédéric Boccara vient de proposer à la “nouvelle direction marxiste” (???) du PCF un “communisme de notre temps” clés en main: sous sa plume, cela prend la forme d’une “sécurité emploi-formation” sans révolution socialiste, sans dictature du prolétariat, sans socialisation des moyens de production, sans planification nationale et… sans sortie de l’Europe supranationale.

Plus fort que l’Enchanteur Merlin, Majax et Harry Potter, le Boccara Junior!

Antoine Saint-Just, qui était un révolutionnaire sérieux, disait pour sa part que

ceux qui veulent une révolution sans révolution n’ont fait que se préparer un tombeau“. 

Saint Just

À notre époque plus policée, ceux qui rêvent les yeux ouverts d’un néo-communisme sans révolution populaire, sans brutal pouvoir ouvrier, sans discourtoise expropriation capitaliste et sans parti d’avant-garde, et surtout, surtout, sans odieux et “nationaliste” Frexit progressiste, tout cela dans le cadre d’une jolie (et impossible!) Europe “sociale, démocratique et pacifique”, ne risquent plus guère qu’une chose – heureusement pour eux, sinon pour la résistance idéologique aux billevesées réformistes: 

le RIDICULE.

4 Commentaires de lecteur “À propos du néo-communisme “boccarien” – Par Floréal, PRCF

  1. 14 octobre 2020 at 02:25

    Ce sont les mêmes qui ont des années durant justifié le capitalisme par la mondialisation qui nous sortent leur sornette à la Boccara. Ils n’ont rien inventé et qui plus est ils ont camouflé ce faisant leur penchant social démocrate dans les instances du Parti Communiste en vantant les mérites de l’euro-dépendance des syndicats comme cet ignoble et insensé secrétaire national de la CGT qui touche 55 000 € par mois grâce à la Ces ! Merci Martinez !

  2. COLLET
    15 octobre 2020 at 18:53

    Timidité, tiédeur, perspective au rabais, le PCF ne sort pas de son attitude réformiste; la SEF Sécurité Emploi Formation date de 23 ans, ce projet n’est pas un élément capable de remplacer le capitalisme par le socialisme, puis le communisme; c’est une atténuation des méfaits du système. On pourrait, à la rigueur, si dire que l’on va s’en servir pour aller plus loin ; nationalisations, socialisations, des secteurs de première importance, mais pour l’instant, il ne s’agit que de deux banques : BNP et Générale; ce n’est pas négligeable, diable, mais la mobilisation ne suit pas. La dynamique devrait être insufflée depuis la direction, rappelée sans cesse, car il faut répéter et répéter encore, si une idée veut devenir une force, comme dit Marx; mon premier tract pour présenter la SEF : 2000 !!! j’ai fait venir Yves Dimicoli à Annecy pour nous l’exposer, puis avec Paul Baccara à l’IUT à Annecy le vieux, chez Accoyer, Et nous voilà en 2020 ! 20 ans pour mettre l’idée en débat de façon élargie. A l’intérieur du PCF seulement pour l’instant, le public suivra-t-il ?

  3. Bernard Gilleron
    17 octobre 2020 at 21:24

    Feu Paul Boccara a eu, probablement, une période franchement communiste, car franchement Marxiste.Entre 1968 et au moins, 1981, voire un peu plus tard. A l’époque sous sa direction, assisté par Jean-Claude Delaunay, la section économique du PCF et la revue Economie et Politique avaient de la gueule.
    Hélas, sans qu’il me soit possible de postuler que les économistes du PCF ont dérivé et entrainé le parti tout entier dans cette dérive, ou l’inverse, Paul Boccara ne s’est plus intéressé qu’aux crises qui périodiquement secouent le capitalisme en y voyant des “cycles de Kondratiev”, et dans son dernier livre il se décrivait comme co-fondateur d’une “école de la régulation”, avec Michel Agglietta qui avait vite fondé sa propre école. C’était la mode de se proclamer hétérodoxe, pour bien se distinguer de l’orthodoxie libérale.
    Le petit Frédéric n’a pas fait que suivre son illustre père, je crois qu’il a couru devant avec l’aide des grands économistes de la section (devenue ainsi, non plus section, mais carrément secte): Mills, Durand Denis, Dimicoli, et quelques autres inamovibles défenseurs de l’hétérodoxie. Sans scrupule aucun ils se rangeaient auprès du “Nobel” Stiglitz. autre hétérodoxe.
    Enfin, Frédéric est devenu le porte serviette de Sterdyniak, président des “économistes atterrés” qui regroupe tout ce beau monde autour de la doxa néo-keynésienne.
    Marx est bien loin….

  4. Chris
    19 octobre 2020 at 10:22

    Le communisme est le mouvement concret de l’histoire. Partant de ce principe regardons ce qui est déjà là en terme de points d’appuis pour, non pas le socialisme ! , entamer la première phase du communisme.
    Les hypothèses de Friot sont à discuter dans cette perspective. Les analyses de ce que sont les classes ouvrières “monde ” et leurs alliés, restent à faire. La lutte idéologique contre les anti lumières (foucault. Deleuze. Intersectionnalistes. Écologistes capitalo compatibles…) la bourgeoisie transnationale. Les néo nazis de tout bord (religieux compris ) et les replis pro soviétisme bureaucratique.
    Un sacré taf !