
« C’est un système pourri jusqu’à la moelle » : le président de la Liga (le championnat de football de première division espagnole) Javier Tebas, lui-même loin d’être exempt de tout reproche pour sa gestion de ladite Liga où règnent les clubs criblés de dettes du Réal Madrid et du FC Barcelone, ne mâche pas ses mots à l’égard du président de la Fédération internationale de Football Association (FIFA), Gianni Infantino, en poste depuis 2016. Il est vrai que la 23e édition de la coupe du monde de football qui s’est déroulée sur près de six semaines dans trois pays différents (Etats-Unis, Canada et Mexique) a « brillé » par l’atmosphère fascisante régnant aux Etats-Unis et par les frasques d’Infantino et de son grand copain Donald Trump.
Au moins Javier Tebas peut-il se consoler en célébrant le 2e titre mondial de la sélection espagnole ; là aussi, tout un symbole au regard du lourd contexte ayant surplombé l’ensemble de la compétition. Et jusqu’au bout, Trump et Infantino, désireux d’apparaître comme les principaux acteurs de la compétition, auront cherché à se retrouver au centre l’attention, comme l’atteste la photographie de la célébration du titre mondial par l’équipe espagnole après la remise du trophée au capitaine de la Roja, Rodri. D’ailleurs, Donald Trump, hué à son arrivée au stade à l’occasion de la finale, n’a pu s’empêcher de monopoliser l’attention comme à son accoutumée : « ça a été quatre fois plus grand que n’importe quel Mondial organisé ».
Discriminations et racisme débridés
Dans les faits, il apparaît pourtant clairement qu’il s’agit probablement de l’une des pires, si ce n’est la pire, éditions d’une coupe du monde de football jamais organisée, et ce à plus d’un titre. D’emblée, le ton était donné avant même le début de la compétition : Omar Abudlkadir Artan, arbitre somalien qui devait représenter son pays pour la première fois dans l’histoire de la compétition, a ainsi été interdit d’accéder sur le territoire états-unien au motif non démontré qu’il entretenait des liens avec des « membres présumés d’organisations terroristes » ; parallèlement, de nombreux supporters écossais, qui avaient programmé leur voyage depuis des mois, ont vu que leurs visas ESTA – le système électronique d’autorisation de voyage nécessaire pour entrer aux États-Unis – ne leur permettaient finalement plus de rentrer sur le territoire américain, sans explication apparente.
Cette atmosphère nauséabonde s’est répercutée sur la délégation iranienne de football, qui avait envisagé un temps de ne finalement pas participer à la coupe du monde face à l’ensemble des discriminations que celle-ci subissait : l’ambassade d’Iran en Turquie a ainsi dénoncé, avant le début de la compétition, le fait que « les visas ont été refusés à une grande partie du personnel de direction et d’encadrement, à des conseillers techniques et d’autres personnes qui font partie intégrante de l’équipe nationale ». Dans le même temps, le peuple iranien continue de subir les bombardements féroces de la part de l’hégémonisme états-unien…
Que le racisme décomplexé se soit manifesté dans ses grandes largeurs, ce ne sont pas les supporters algériens, dont les éléments les plus radicaux se sont confrontés aux supporters les plus durs de l’Albiceleste – la sélection nationale argentine – à Times Square à New York, qui diront le contraire. Ce n’est certainement pas non plus l’attaquant français Kylian Mbappé – et au-delà, la sélection nationale française – qui démentira non plus, lui qui a été la cible de propos abjects de la part d’une obscure sénatrice paraguayenne, Céleste Amarilla, qui a qualifié le meilleur buteur de la coupe du monde de « Camerounais colonisé » tout en déclarant que : « Cette brute n’a même pas appris à écrire. Au lieu du lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. » Récidiviste, elle qualifiera par la suite Kylian Mbappé de « fils de pute ».
Des attaques décomplexées que ne dissimulent même plus les forces réactionnaires et fascisantes, à l’image de l’ancien Premier ministre espagnol néofranquiste, Mariano Rajoy, estimant que l’équipe de France « ne compte aucun joueur français dans ses rangs » ; ou de Hebe Casado, vice-gouverneure de droite de la prospère province de Mendoza en Argentine qui, dans la foulée du match France-Paraguay au Mondial (1-0), a posté un message sur X disant : « Bien, Paraguay. L’équipe africaine, sans aucune manières. Je ne supporte pas Mbappé. »
L’hégémonisme destructeur contre le « soccer »
Outre cette atmosphère raciste décomplexée et inédite depuis la coupe du monde de football organisée en 1978 en Argentine – alors sous la coupe de la dictature militaire de Videla et compagnie –, le Mondial 2026 a démontré l’intensité de la corruption gangrénant la Ma-Fi(f)a, déjà épinglée avec le prédécesseur Sepp Blatter à sa tête dans les ouvrages Le scandale de la FIFA d’Andrew Jennings et FIFA Maffia de Thomas Kistner. Le fameux coup de téléphone de Donald Trump à Infantino pour lui demander de permettre à l’attaquant états-unien Folarin Balogun, expulsé lors du seizième de finale contre la Bosnie-Herzégovine, de participer au huitième de finale contre la Belgique en levant sa suspension… ce qu’Infantino a accepté, ouvrant ainsi une brèche pour toute contestation future (même si, l’on s’en doute, faire aboutir une telle requête sera délicat selon le « poids » de l’équipe concernée). Ce qui n’aura toutefois pas empêché la sélection belge d’humilier les Etats-Unis et d’atteindre les quarts de finale.
Il n’empêche : la boîte de Pandore était ouverte et même Aleksander Ceferin, le président slovène de l’Union européenne de football association (UEFA), a manifesté sa colère à l’encontre de cette décision inique, jusqu’à boycotter la finale de la coupe du monde à laquelle il a refusé d’assister. Loin de nous d’idéaliser une UEFA qui, en appliquant le funeste « arrêt Bosman » adopté par l’Union européenne en 1995 – qui applique la « totale liberté de circulation » aux sportifs en mettant fin aux quotas par nationalité… avec pour conséquence l’explosion des prix des transferts –, en organisant une « Ligue des Champions » au service des géants des championnats espagnols et anglais et en démultipliant les matches de football pour des raisons financières, a largement contribué à l’état déplorable dans lequel se trouve désormais le football professionnel (et, de fait, amateur) en Europe.
Tout ceci ne devait cependant pas ternir la compétition pour Trump et Infantino, pratiquant grossièrement de la politique tout en cherchant à dissimuler les contestations et critiques. L’une des plus virulentes contre l’ordre euro-atlantique aura été sans conteste celle du sélectionneur égyptien Hossam Hassan, véritable légende vivante en Egypte comparable à Messi ou Ronaldo et qui a introduit la question palestinienne au cœur de la compétition, déclarant ainsi à la veille du huitième de finale contre l’Argentine : « Celui qui ne ressent rien pour le peuple palestinien n’est pas un être humain. Qu’il soit arabe, européen, américain ou autre. Partout, si un animal est maltraité, les gens se lèvent pour les droits de l’homme, les droits des animaux, les droits de tout. Mais quand, chaque jour, des êtres humains par milliers tombent, des enfants, des femmes, des hommes meurent… (…) Je dis que c’est une honte pour nous tous, pas seulement pour le monde arabe. Une honte pour les dirigeants qui abandonnent des êtres humains comme nous. (…) Je ne parle pas d’islam, de christianisme et de judaïsme. Ce geste est venu de mon initiative car je suis un être humain comme ces gens qui meurent. Mon message est qu’il faut utiliser le foot comme soft power. Je presse les médias, les sportifs, comme nous le faisons pour les slogans de la FIFA, « respect » et « fair-play », nous voulons du fair-play dans nos vies, du respect pour l’être humain. » À l’issue de ses propos, plusieurs journalistes ont applaudi le sélectionneur. Cela n’a pas empêché l’Egypte, pourtant proche d’un exploit, d’être éliminée dans les derniers instants par l’Argentine, avec ce désagréable sentiment que les pressions extérieures et celles des joueurs argentins – qui auront « brillé » par leurs attitudes destructrices tout au long de la compétition – à l’encontre de l’arbitre auront eu raison du sort du match.
Notons d’ailleurs le « deux poids, deux mesures » extraordinaire pratiqué depuis des années par la FIFA (et l’UEFA…) sur les sujets géopolitiques. C’est ainsi qu’à la suite de l’intervention de la Russie en Ukraine à partir de février 2022, l’équipe nationale de Russie et les clubs russes ont été exclus de toutes les compétitions organisées par l’UEFA, y compris les matchs éliminatoires pour la coupe du monde de football, prétextant la guerre pour refuser sa présence à toute compétition ; cette décision a d’ailleurs été prolongée à la veille du début de la coupe du monde de football à la saison 2026-2027. On attend toujours une sanction similaire pour Israël, où les fascistes au pouvoir mènent un terrible génocide contre le peuple palestinien – dénoncé par Hossam Hassan – et détruisent le Liban. Et qu’importe que des experts indépendants mandatés par l’ONU aient exigé des sanctions de la part de l’UEFA et de la FIFA contre Israël colonialiste et ses clubs ; qu’importe aussi qu’en septembre 2025, 48 athlètes, dont les footballeurs Paul Pogba et Hakim Ziyech, ont signé une déclaration demandant à l’UEFA de suspendre Israël des compétitions jusqu’au respect du droit international, dénonçant les violations humanitaires à Gaza et affirmant que « le sport ne peut rester neutre face à l’injustice » : la « théocratie fasciste » israélienne bénéficie toujours de la même impunité. De quoi faire dire à John O’Shea, ancien footballeur international irlandais : « Évidemment, l’UEFA a agi contre la Russie, mais ils n’ont pas agi contre Israël. Nous comprenons parfaitement que ce n’est pas juste. En fin de compte, ce n’est pas juste. » Il est vrai que l’Irlande est prête à appliquer le mandat d’arrêt international contre le criminel Netanyahou pour le faire juger pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide…
Tarifs délirants pour « spectacle » décevant
Et le sport dans tout cela ? Avec 104 matches (contre 64 dans les versions précédentes auxquelles participaient 32 équipes) pour déterminer au bout de près de six semaines de compétition le champion du monde, l’indigestion a gagné les amateurs et spectateurs. D’autant que depuis des années, l’on assiste à une inflation délirante et incontrôlée des matchs dans le monde entier, sans compter les délocalisation farfelue de matchs comme celui entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille à l’occasion du Trophée des champions qui s’est disputé en janvier dernier… au Koweït. Cette inflation finit par avoir des conséquences néfastes sur la qualité du jeu… et sur la santé des joueurs. Que l’on songe au défenseur central français évoluant à Arsenal, William Saliba, auteur d’une saison remarquable mais éreintante au bout de laquelle il vient de craquer à l’occasion de la demi-finale contre l’Espagne : alors qu’il jouait depuis deux mois (!) avec des anti-douleurs, son dos a cédé et le voici victime d’une fracture au dos pour des mois.
Il en résulte ainsi la transformation des footballeurs en athlètes sur-préparés… mais au risque de perdre la qualité technique. Nombre de matchs ont été d’un ennui profond – et ceci depuis au moins la coupe du monde 2018, voire depuis 2002 –, la nécessité de bloquer et d’empêcher de jouer primant désormais : l’équipe du Paraguay a « excellé » dans ce domaine dans une parodie de match en huitième de finale contre la France. Ce n’est certes pas une tendance nouvelle : le catenaccio pratiqué par l’Italie des années 1960 avait largement ouvert la voie à une telle logique et des matchs de coupe du monde ont déjà révélé la brutalité d’équipes destructrices, à l’image de la Bulgarie de 1966 qui détruisit l’attaquant brésilien Pelé. Mais elle s’est démultipliée eu détriment de la créativité et de la capacité de dribble, y compris chez les joueurs brésiliens dont l’équipe nationale a été éliminée sans gloire par la « surprise » norvégienne en huitième de finale. Le temps du « joga bonito » de Zico et Socrates – qui avait initié la « démocratie corinthienne » dans son club de football, en opposition à la sanguinaire dictature militaire dans les années 1970-1980 – ou des créateurs comme Michel Platini ou Zinedine Zidane, le Portugais Rui Costa, l’Argentin Diego Maradona, le Néerlandais Johan Cruyff, le Brésilien Ronaldinho ou les Italiens Francesco Totti et Andrea Pirlo est révolu : place aux accélérations et aux exploits individuels faisant des statistiques un élément central dans le football actuel… jusqu’à le dénaturer et le transformer en objet de contentieux.
C’est un fait que le football suscite depuis des décennies des contestations de décisions arbitrales et des situations injustes, à l’image du but de la « main de Dieu » de Maradona contre l’Angleterre en quarts de finale de la coupe du monde 1986 ou de sa main, beaucoup moins connue, qui empêche un but soviétique lors du Mondiale 1990 en Italie : à chaque fois, l’arbitre fut dépassé par la situation. C’est la raison pour laquelle la vidéo a été désormais introduite et systématisée pour juger des situations délictueuses, avec la fausse promesse que la vidéo allait résoudre les problèmes. Or, non seulement les problèmes demeurent voire se démultiplient du fait de l’interprétation forcément humaine de situations (et déjà de mains dans les surfaces de réparation débouchant, ou non, sur des penalties), mais de plus, comme le pressentait Michel Platini hostile à l’usage de la vidéo en fustigeant la déshumanisation et la perte de l’esprit jeu au détriment de la procédurisation technologique. Et nous voici à attendre parfois des minutes interminables pour valider un but, pour refuser un hors-jeu à un orteil près, ou pour refuser un but comme à la Croatie dans son seizième de finale contre le Portugal du fait d’une… déviation du bout des cheveux d’un joueur croate décelée par le capteur situé dans le ballon.
Il est cependant vrai que la démultiplication des mauvais gestes, et notamment de simulation, pousse à justifier l’emploi de ce qui dénature le football. Le joueur suisse Breel Embolo en a fait l’expérience à l’occasion du quart de finale contre l’Argentine : auteur d’une grossière simulation à la suite d’une présumée « faute » de la part d’un joueur argentin, le joueur suisse a fini par exclure par l’arbitre, après visionnage de la vidéo, pour un deuxième carton jaune pour simulation. Le plus déplorable, au-delà de ces simulations désormais monnaie courante, a été la réaction de ses partenaires remettant en cause l’intégrité de l’arbitre sur cette décision, fustigeant un « deux poids deux mesures » dans l’application du règlement. Et il est vrai que le recours à la technologie, loin d’avoir uniformisé l’arbitrage, a au contraire démultiplié les situations litigieuses et les contestations, avec cette impression que les décisions profitent surtout aux plus puissants ou plus influents…

Et c’est donc à ce « spectacle » auquel auront assisté plusieurs millions de supporters, mais à des prix faisant du football un sport populaire… mais sans les classes populaires. Si le tarif le moins élevé pour un match de premier tour (pour les places les moins prisées) coûtait 60 euros, la somme grimpait à 150 euros (prix le plus bas) pour un seizième de finale… et 700 euros (prix le plus bas) pour la finale. Bien entendu, les prix ont explosé au fur et à mesure que la compétition avançait : sans même parler du marché noir ou de la revente des billets, le prix le plus bas pour la finale est finalement monté à… 4.450 euros, tandis que le prix le plus haut s’établissait à 188.803 euros. Le montant de deux millions de dollars a même été atteint comme prix de revente de billet acheté au préalable. On appréciera le système de la « concurrence libre et non faussée » appliquée aux « spectacles » sportifs… Il est vrai qu’il fallait rémunérer les acteurs de la mi-temps de la finale, qui a duré 27 minutes (contre 15 réglementaires) pour permettre à Madonna, entourée des anciennes gloires brésiliennes Ronaldo et Ronaldinho, de réaliser une « performance » digne d’une finale du Superbowl états-unien. Autant de chiffres qui donnent le tournis et ont provoqué le dégoût de l’attaquant espagnol Borja Iglesias, qualifiant les prix des places pour la finale de « honte ».
Une heureuse conclusion et la nécessité de reconstruire un sport populaire

Fort heureusement, cette édition 2026 de la coupe du monde de football a accouché d’un vainqueur, l’Espagne, qui a rappelé que le football était un sport collectif dont le principe est de faire vivre le ballon et de chercher à marquer un but de plus que l’adversaire. Sans être non plus flamboyante, et sans oublier que le football espagnol souffre, lui aussi, de toutes les pesanteurs structurelles évoquées ci-dessus, cette équipe nationale espagnole a permis de réconcilier (un peu) avec le beau jeu… tout en apportant un joli pied de nez géopolitique à Donald Trump qui avait qualifié les Espagnols de « mauvaises personnes » et parlé d’un pays « sans espoir ». Il est vrai que le Premier ministre Pedro Sanchez ose condamner le génocide perpétré contre les Palestiniens, dénoncer la guerre en Iran et refuser de dépenser de manière forcenée pour satisfaire les desiderata de l’OTAN – soit tout le contraire de la Macronie. Et au-delà de l’Espagne, la coupe du monde de football a offert quelques belles épopées, la plus rafraîchissante étant certainement celle de la Norvège, dont le club de Bodo-Glimt, inconnu au bataillon, brille de mille feux dans les compétitions européennes depuis près de deux ans.
Il n’en demeure pas moins que le football ne cesse de susciter les critiques croissantes, légitimes et justifiées, à son encontre. Ce n’est pas un hasard si se sont multipliés les appels au boycott de cette édition 2026, auxquels s’est joint le Pôle de Renaissance communiste en France en participant à la campagne organisée par le Mouvement de la Paix. Et déjà, Gianni Infantino, non avare en idées démesurées, veut faire passer le nombre de participants à 64 pour l’édition 2030 (soit 128 matchs, donc 24 de plus que pour cette édition) qui se déroulera dans… six pays organisateurs, dont trois – Argentine, Uruguay et Paraguay – n’accueilleront qu’un seul match… Quant à Donald Trump, le voici à proposer que le même Infantino devienne… secrétaire général de l’ONU : ni plus, ni moins !
Raison de plus pour contribuer à reconstruire un sport véritablement démocratique et populaire, accessible à tous et dégagé de l’emprise des directives européistes, des marchands de publicité, des mastodontes médiatiques et des forces capitalistes. Et pour cela, comme le propose le programme du PRCF : « la France socialiste encouragera de nouvelles compétitions sportives internationales afin de rompre avec les grandes instances capitalistes corrompues (à commencer par la FIFA et l’UEFA dans le football) et de promouvoir des compétitions populaires et assurant une véritable équité sportive qui n’existe plus comme dans le football. »
Par la commission Sport/EPS du PRCF – 22 juillet 2026
![Ce 25 juillet manifestons à Paris pour NOUS défendre avec Cuba ! [Paris 14H30 – Place Rueff #26Julio ]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260725-manifestation-cuba-350x250.jpeg)


