Mécontent qu'un footballeur étatsunien ayant écopé d'un carton rouge ait été écarté, comme il se doit, de la suite de la compétition, Trump s'est directement plaint au président de la FIFA. Lequel a, sur le champ, aboli la sanction.
Tant pis pour les éternelles dupes du sport-spectacle que rien ne dégoûtera jamais, et merci au président de la FIFA et au Roi Trump d'avoir ainsi de nouveau démontré que le « sport » pro de haut niveau (on le savait déjà depuis les six Tours de France « gagnés » par Amstrong…) est une mascarade. En sont notamment exclus les sportifs russes, ne parlons pas des Palestiniens génocidés par Israël, ni des Cubains assiégés sur leur île, tandis que cela ne gêne aucun des « journalistes sportifs » du « service public de l'audiovisuel » que le pays le plus belliqueux du monde (de l'Irak à l'Iran en passant par le Liban et la Palestine massacrés par les bombes livrées par Trump à Netanyahou) puisse organiser chez lui la Coupe du monde de « soccer » alors même que l'US Marine, celle-là même qui a glorieusement ouvert la seconde guerre d'Iran en massacrant cent fillettes iraniennes, n'est pas encore rentrée du Golfe persique…
Plus généralement, le minable et scandaleux comportement de la FIFA, après la « performance » non moins odieuse de l' « arbitre » ouzbek laissant sans mot dire les joueurs paraguayens casser les tibias des joueurs français durant 90 minutes, est emblématique à son niveau d'une époque sinistre où le président-empereur étatsunien se vante d'ignorer l'ONU et le droit international, où Netanyahou peut signer un traité le matin et le violer l'après-midi. Et où, pour ne pas être en reste, la clique européenne peut décider que, sans le moindre jugement de cour, le géopolitiste suisse Jacques Baud, que son pays soi-disant « neutre » laisse aussitôt tomber, ne pourra plus accéder à ses comptes bancaires (donc payer son loyer et s'acheter à manger!) vu qu'il ne partage pas le narratif occidental mensonger au sujet de la guerre en Ukraine*.
Cela s'appelle l'unilatéralisme: « à bas l'arbitre! », « à bas les règlements! » que, du reste, le maître du monde euro-atlantique change à sa guise à la tête du client.
Et si le mot « unilatéralisme » paraît un rien pédant à nos lecteurs, il en est un autre que tout le monde comprend et qui semble parfaitement approprié au moment historique que nous vivons: n'en déplaise à ceux qui ne « prédisent » les dangers que quand ils sont arrivés vingt fois, le terme qui convient pour ce vers quoi nous naviguons toutes voiles dehors porte un nom: fascisme globalitaire.
*Cette gentille Ukraine si « démocratique » et pacifique où l'aimable dame qui a fait exploser un oligarque kievien réfugié à Monaco ainsi que sa maîtresse (amputée des jambes…) vient elle-même d'être assassinée à Kiev.
Bien entendu, cela n'a rien à voir avec la corruption endémique dans ce pays, ni avec les règlements de comptes entre oligarques fascistes, ni avec le fait que quelqu'un a voulu empêcher la tueuse de révéler l'identité de ses gentils commanditaires.
Mais c'est sûrement un nouveau coup des Russes, n'est-ce pas Messieurs-Dames de BFM, de LCI et du « service public de l'audiovisuel » qui racontiez encore récemment sans rire que les Russes avaient eux-mêmes saboté le terminal de LEUR oléoduc Nord-Stream (tant ces gens sont stupides!) ?
