Parce qu'il s'efforce de reconstituer la pensée et les outils de l'avant-garde, le PRCF dénonce le suprémacisme grossier qui infecte une large partie des masses sous la forme du racisme, et dont l'oligarchie occidentale se sert en permanence pour cimenter l'union sacrée autour de ses entreprises bellicistes et génocidaires au Proche-Orient, en Amérique latine et en Afrique.
Bien entendu il faut combattre aussi le social-imperialisme qui domine la gauche établie et les confédés syndicales acquises au mythe atlantiste de la « construction européenne ». Autant le racisme ouvert de la droite et de l'extrême droite est brutal, voire bestial, autant le social-imperialisme des chefs syndicaux euro-formates dégouline d'hypocrisie sirupeuse puisque c'est toujours au nom des « valeurs de gauche » qu'il s'agit de soutenir les contre-révolutions anti-marxistes, de financer le régime néonazi et corrompu de Zelensky ou d'appuyer les « sanctions » que Macron inflige à la Russie MAIS pas à l'État le plus prédateur de la planète dont la capitale s'appelle Washington.
Mais il est une idéologie impérialiste encore plus insidieuse qu'il faut combattre au quotidien, et parfois chez chez nos propres voisins, collègues et parents : c'est ce qu'il faut bien nommer le libéral-imperialisme qui voit des millions d'habitants des pays impérialistes, France inclue, se désintéresser des génocides en cours et de la marche à la troisième guerre mondiale pourvu que la pizza du vendredi soir, les sorties familiales chez Disney et les petits business privés du quotidien ne soient pas remis en cause. Certes, c'est un bon début quand des travailleurs refusant l'envol du prix des carburants protestent et, mieux encore, entrent en grève. Est-il pour autant moral que, par ex., l'Américain ou le Français moyen se fiche de ce qui arrive aux gosses de Gaza exterminés ou aux malades cubains privés de médicaments par le blocus pourvu que l'Occidental moyen n'ait, lui, aucun souci de fin de mois ?
Entendons-nous bien, il n'y a pas de commune mesure entre, d'une part, les gangsters qui fomentent la guerre mondiale à l'Elysée ou à la Maison Blanche, et d'autre part l'ouvrier, le cadre, le prof qui, désireux de rester « dans la moyenne », suit passivement, entre Mondial et Roland Garros, les joueurs de pipeau qui conduisent l'Humanité au suicide. Néanmoins tout humain doté de raison doit savoir dire stop quand le sort de l'espèce humaine, de sa propre famille et de son propre pays sont en jeu et cela s'appelle la responsabilité.
Quant à nous qui luttons pour reconstituer les avant-gardes qu'ont perverties de pseudo novateurs, continuons de tenir debout en gardant à l'esprit le mot de Jaurès : « le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ».

