
Les frères Kononovitch, militants antifascistes et dirigeants persécutés de la Jeunesse communiste en Ukraine, ont réussi à faire parvenir ce message sur les camps de concentration dans l’Ukraine de Zelensky, von der Leyen , Kaja Kallas et Emmanuel.Macron. Les frères Kononovitch, emprisonnés, torturés, sont actuellement maintenus en surveillance sous bracelet électronique à Kiev. Menacés de mort , la solidarité internationale est indispensable pour leur survie. Il faut dénoncer les méthodes fascistes du régime de Kiev, la répression qu’il mène contre les forces antifascistes, syndicales, de gauche et plus spécifiquement contre les communiste. Rappelons que ce régime, qui célèbre ouvertement de plus en plus violemment les forces nazies qui ont collaboré avec le IIIe Reich et participé au génocide et à la Shoah, est totalement financé et armé par l’Union européenne et l’OTAN. Ce régime issu du putsch sanglant d’Euro Maïdan, a plongé l’Ukraine dans la guerre.
Jean Pierre Page, au nom de l’Appel « Vie sauve pour les Kononovitch » soutenu par 335 personnalités internationales, lance l’appel de solidarité : »Vie sauve et liberté pour les frères Konovitch et tous les emprisonnés politiques en Ukraine. »
Dans le même temps, la presse en Ukraine se faisait l’écho d’une enquête contre le directeur de la colonie pénitentiaire de Vinnytisia pour malversation. Dans la région de Vinnytsia, le directeur d’une colonie pénitentiaire est soupçonné de s’être illégalement octroyé une prime de 400 000 UAH. Cela en bénéficiant des dispositions liberticide de la loi martiale en vigueur en Ukraine.
L’Ukraine a transformé la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia en un camp de concentration de travail forcé
Le Comité pour la protection des prisonniers politiques et des droits de l’homme a acquis la certitude, par l’intermédiaire des avocats des prisonniers politiques, que le gouvernement actuel de l’Ukraine a transformé la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia en un camp de concentration de travail forcé, où des citoyens ukrainiens condamnés en vertu d’articles à caractère politique sont détenus dans des conditions inhumaines et bestiales, en plein cœur de l’Europe.
Les détenus de la colonie n° 86 sont utilisés comme main-d’œuvre gratuite, à l’instar des camps de concentration de l’Allemagne nazie, dont l’objectif est de détruire l’être humain tout en en tirant le maximum de profit économique et de bénéfices liés à la corruption.
Il existe plusieurs camps de travail de ce type sur le territoire ukrainien ; ils forment un véritable réseau. À titre d’exemple, on peut citer la colonie correctionnelle n° 122 de Pyatikhat, dans la région de Dnipropetrovsk, ainsi que les colonies correctionnelles n° 86 et n° 122, qui constituent des camps de concentration comparables à Dachau et Buchenwald, mais dans leur version ukrainienne. Le but de ces établissements est le même : l’élimination des opposants politiques, des dissidents et l’exploitation du travail forcé.
Les détenus de la colonie n° 86 sont contraints d’effectuer des travaux pénibles (construction, scierie, production de fil barbelé) sans conditions de travail adéquates ni vêtements de protection, et reçoivent pour cela 190 hryvnias, soit moins de 4 euros par mois. Réfléchissez-y : 4 euros par mois pour la production de fil barbelé ! N’est-ce pas là une forme de servitude pénale ? Il est très facile de le vérifier : il existe des registres, des documents ainsi que des témoignages de détenus.
Les prisonniers ne bénéficient pratiquement d’aucune assistance médicale et aucun hôpital n’est disponible. L’alimentation ne répond pas aux besoins physiologiques d’une personne effectuant un travail pénible. La mauvaise qualité des aliments provoque un épuisement systématique et des maladies. L’administration de la colonie viole de toutes les manières possibles les droits civils des détenus garantis par la Constitution ukrainienne. En particulier, elle refuse l’accès aux avocats, refuse les médicaments vitaux indisponibles dans la colonie, retient délibérément les colis contenant des denrées périssables afin qu’elles se détériorent, rend les détenus dépendants de l’administration pénitentiaire, interdit les appels téléphoniques aux proches et aux avocats pourtant prévus par la loi, afin d’empêcher la diffusion d’informations sur les crimes commis au sein de la colonie n° 86, et maintient un isolement maximal.
Afin d’humilier et de réprimer l’être humain en tant qu’individu et de porter atteinte à sa dignité, l’administration pénitentiaire recourt à des mesures de répression : les détenus sont contraints de s’agenouiller publiquement chaque jour, de ramasser des excréments et des déchets à mains nues ; il leur est interdit de s’allonger, de s’asseoir ou même de se parler pendant la journée ; ils ne peuvent s’adresser au personnel pénitentiaire qu’en utilisant le terme « monsieur », en s’inclinant de manière humiliante et en retirant leur couvre-chef. Les détenus sont soumis à des actes de torture, notamment par le harcèlement physique et sexuel, y compris la torture sexuelle.
Dans l’enceinte de la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia, ni les lois ni la Constitution de l’Ukraine ne sont appliquées ; les détenus sont privés de leurs droits et placés en dehors de toute protection juridique.
Le Comité pour la protection des prisonniers politiques et des droits de l’homme attire l’attention sur le fait que l’Union européenne, à travers son financement de l’État ukrainien, finance également la colonie correctionnelle n° 86 de Vinnytsia. Par conséquent, l’Union européenne assume une responsabilité politique et juridique directe dans le financement de camps de concentration et de violations des droits de l’homme en Ukraine.
Au vu de ce qui précède, et sur la base de preuves fiables des actes illégaux commis par l’État ukrainien et l’administration de la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia à l’encontre des prisonniers politiques, le Comité pour la protection des prisonniers politiques et des droits de l’homme demande :
- Que la présente déclaration du Comité pour la protection des prisonniers politiques et des droits de l’homme soit prise en considération dans l’intérêt des droits et libertés des détenus de la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia.
- Qu’une commission d’inspection du Parlement européen, de l’Union européenne et de ses institutions soit envoyée à la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia.
- Que l’attribution de l’aide financière de l’Union européenne à l’Ukraine soit suspendue dans l’attente des résultats de cette inspection. Que les résultats de l’inspection de la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia soient liés à l’octroi d’un programme d’aide macrofinancière de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, conditionné au respect des principes démocratiques et des droits de l’homme. Le mémorandum politique de la Commission européenne engage explicitement l’Ukraine à poursuivre les réformes dans les domaines de l’État de droit, de la lutte contre la corruption ainsi que de la protection des droits de l’homme et des minorités nationales.
- Que les dirigeants du Comité pour la protection des prisonniers politiques et des droits de l’homme, les prisonniers politiques ukrainiens Mikhaïl et Alexandre Kononovitch, soient intégrés à la commission d’inspection en qualité d’observateurs de la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia afin de garantir l’objectivité de l’inspection.
- Qu’une enquête soit menée afin de détecter d’éventuels cas de corruption et d’enrichissement illicite de la part de la direction et de l’administration de la colonie pénitentiaire n° 86 de Vinnytsia, celle-ci étant un établissement financé par des fonds publics et par le budget de l’État ukrainien, dont l’Union européenne est l’un des principaux bailleurs de fonds.
- Nous demandons une réponse juridique écrite, conformément au droit de l’Union européenne et au droit international, à l’adresse suivante : Ukraine, Kiev, bureau de poste n° 116, rue Bohdan Havrylyshyn 18, code postal 04116. À l’attention de Mikhaïl Adamovitch Kononovitch — sur demande préalable.
Prisonniers politiques ukrainiens et dirigeants du Comité pour la protection des prisonniers politiques et des droits de l’homme,
Mikhaïl et Alexandre Kononovitch.





