À la veille du second tour des élections municipales du 22 mars 2026, Vénissieux s’impose un point politique centrale pour la classe ouvrière. Cette ville des banlieues populaires de la métropole lyonnaise est dirigée par les communistes depuis près d’un siècle. C’est à ce titre qu’elle est particulièrement ciblée par les campagne de la droite, souvent aidée par la sociale démocratie.
La maire sortante, Michèle Picard (PCF), est arrivée en tête du premier tour avec 28,32 % des voix avec 269 voix d’avance sur son rival insoumis Idir Boumertit (25,95 %) et une liste centriste (19,95 %), tandis que l’extrême droite atteint 17,32 %. Si cette avance la place en position favorable, elle reste relative. L’écart serré avec la tête de liste LFI, s’appuyant sur des ralliement du PS local, illustre les divisions de l’électorat populaire, et ce alors que la lisibilité du vote de gauche est perturbée, du moins au niveau national, par les alliances de premier tour du PCF avec le PS, y compris les forces du PS les plus directement et manifestement liées à la Macronie (Paris, Marseille…) tandis que LFI a également poussé à faire cavalier seul. Y compris à l’encontre du PCF. Dans cette configuration, une quadrangulaire s’annonce, rendant l’issue du scrutin particulièrement ouverte. Au soir du premier tour, Michele Picard appelait au rassemblement « Nous partageons la colère contre un système injuste, qui fragilise nos services publics, nos vies, nos entreprises, notre industrie. Il faudra changer de société, refuser les guerres et cette société de la finance pour quelques uns et de la précarité pour beaucoup. Ce sera une longue bataille. Elle commence dans cette élection locale. »
Pour consolider sa position, Michèle Picard a conclu un accord avec une liste de gauche éliminée au premier tour (6,05% des voix), intégrant plusieurs de ses représentants. Ce ralliement, centré sur des priorités comme la jeunesse, le logement et la participation citoyenne, pourrait peser dans un scrutin où chaque voix comptera. Rien ne doit être oublié non plus de l’histoire de cette ville communiste, qui a toujours compté pour défendre les valeurs communistes notamment s’agissant de la paix, du refus des guerres impérialistes de l’OTAN, où nombre des militants communistes de Vénissieux étant engagés contre la mutation du PCF.
Le scrutin municipal s’inscrit aussi dans un enjeu plus large : celui de la gouvernance de la Métropole de Lyon. Les électeurs ont voté simultanément pour leurs représentants métropolitains, qui désigneront ensuite le président de cette collectivité qui, casse anti républicaine par les processus girondins de morcellement et d’éloignement de la souveraineté populaire oblige, concentre en définitive la quasi totalité des compétences. Dans la circonscription des Portes du Sud, qui inclut Vénissieux, les rapports de force sont particulièrement serrés : la droite arrive en tête, tandis que les différentes composantes de la gauche (PCF, LFI, écologistes) sont dispersées, et l’extrême droite progresse également. L’enjeu est donc double pour Michèle Picard : conserver Vénissieux communiste, mais aussi peser dans l’équilibre politique métropolitain. Une défaite ou un affaiblissement des communistes à Vénissieux aurait des répercussions directes sur la majorité à l’échelle du Grand Lyon.
Services publics, solidarité et paix
Face à cette situation, la liste menée par Michèle Picard défend une ligne fidèle à l’histoire politique locale, articulée autour de plusieurs axes :
- Renforcement des services publics locaux : maintien de tarifs accessibles pour les équipements municipaux, développement des politiques sociales et éducatives, et soutien aux familles populaires.
- Logement et urbanisme : poursuite des politiques de rénovation urbaine sans exclusion des habitants, avec une attention particulière aux quartiers populaires.
- Jeunesse et égalité des chances : priorité donnée à l’éducation, à l’accès à la culture et à l’insertion.
Sur le plan politique, la maire sortante insiste sur la nécessité de l’unité populaire pour éviter une bascule vers la droite ou l’extrême droite, qu’elle présente comme un risque majeur pour les politiques sociales locales.
Dans ses prises de position, Michèle Picard met en avant une opposition ferme à l’extrême droite. Elle inscrit également son action dans un cadre plus large, évoquant régulièrement la solidarité internationale, la paix, et la nécessité de défendre des politiques publiques pour les travailleurs contre les politiques capitalistes d’exploitation par les milliardaires. En lançant sa campagne, Michelle Picard avait souligné » Face aux riches défendus par la droite et l’extrême droite, au choix de la guerre plutôt que des urgences de l’hôpital, nous devons nous serrer les coudes, unir, résister, agir ensemble. ». Le PCF de vénissieux avait lui expliqué les raisons, pour ce qui concerne le contexte local de la division avec LFI, en dépit du souhait de rassembler dès le premier tour (lire ici).
Vénissieux : Michèle Picard, le choix de l’union, le rejet des droites et de la division

communiqué – le vénissian.fr
Avec Michèle PICARD nous bâtissons Vénissieux et son avenir.
Nous rassemblons les composantes de gauche et de progrès.
Au second tour, notre équipe s’élargit avec la liste de Mokrane KESSI
Vénissieux a toujours rassemblé contre la droite et l’extrême droite
Aujourd’hui, LFI a choisi la division et l’opportunisme pour des raisons nationales.
Ne prenons pas le risque d’affaiblir notre ville !
En tête au premier tour !
Avec Michèle Picard, l’union de la gauche et des écologistes remercient celles et ceux qui nous ont placé en tête.
Nous avons distancé largement la droite en hausse pourtant partout dans la métropole, mais l’extrême-droite progresse.
Nous appelons tous les progressistes, républicains, humanistes, à nous rejoindre dimanche 22 mars pour l’intérêt général.
Pour donner de la force à nos combats pour changer de société, il faut nous donner de la force dans notre commune, pas la diviser !
Un travail sérieux pour le bien collectif fait mauvais ménage avec l’opportunisme et l’arrivisme politique.
Dans les crises économiques, sociales, écologiques, aux insécurités, aux risques budgétaires, notre équipe a fait ses preuves.
Avec Michèle PICARD pas de fausses promesses, ni collectives, ni individuelles. On unit, on résiste, on agit !
Dimanche 22 mars Michèle Picard, le vote utile pour notre ville et pour la métropole !





