INITIATIVE COMMUNISTE
Pas de résultat
Voir tout les résultats
  • PRCF
    • PRCF
    • Le Programme du PRCF : un programme communiste à 100%
    • PRCF 59 – 62
    • PRCF 81 – 12
  • JRCF
    • JRCF sur Initiative communiste
    • JRCF, le site
  • Rubriques IC
    • PRCF
    • JRCF
    • Lutte des classes et renaissance communiste
    • International
    • Europe: en sortir, s’en sortir !
    • Culture débats
  • Contactez-nous
    • Contactez-nous
    • Abonnez-vous
    • ABONNEMENT ÉTINCELLES
    • Bibliothèque IC mensuel
  • Liens
    • Tags Sujets
    • Plan
    • Liens
  • Adhérez au PRCF, Rejoignez le combat !
jeudi, 26 février, 2026
INITIATIVE COMMUNISTE
  • PRCF
    • PRCF
    • Le Programme du PRCF : un programme communiste à 100%
    • PRCF 59 – 62
    • PRCF 81 – 12
  • JRCF
    • JRCF sur Initiative communiste
    • JRCF, le site
  • Rubriques IC
    • PRCF
    • JRCF
    • Lutte des classes et renaissance communiste
    • International
    • Europe: en sortir, s’en sortir !
    • Culture débats
  • Contactez-nous
    • Contactez-nous
    • Abonnez-vous
    • ABONNEMENT ÉTINCELLES
    • Bibliothèque IC mensuel
  • Liens
    • Tags Sujets
    • Plan
    • Liens
  • Adhérez au PRCF, Rejoignez le combat !
Pas de résultat
Voir tout les résultats
INITIATIVE COMMUNISTE
Pas de résultat
Voir tout les résultats
Accueil articles Billet Rouge

Fwd: Euthanasie, suicide assisté… et société capitaliste

26 février 2026
Temps de lecture7 mins de lecture
A A
0
Share on FacebookShare on Twitter

Pour débattre des « fins de vie » – Une réflexion de G. Gastaud 


Alors que cette question débattue en tous sens depuis vingt ans est en passe de trouver un délicat aboutissement au Parlement, le débat « philosophique » sur la fin de vie ne cesse de rebondir entre deux camps: d'un côté, le camp laïco-progressiste qui défend le droit à l'euthanasie et au suicide assisté au nom de la liberté dont chacun dispose inaliénablement d'user, voire d'abuser de son corps. De l'autre côté, le camp religieux et traditionnaliste est vent debout contre cette évolution sociétale car à ses yeux, Dieu seul dispose du droit de vie et de mort, les droits de l'être humain étant par destination subordonnés à ses devoirs envers Dieu. En outre, ajoutent les théologiens catholiques, n'y a-t-il un danger sociétal majeur à institutionnaliser une forme de droit de (se) tuer ou de se faire tuer? 


Ce débat légitime, et qui suppose une écoute mutuellement respectueuse, pourrait sans doute rebondir à l'infini et l'on devine aisément de quel côté se situerait alors l'auteur de ces lignes qui s'est déjà prononcé sur cette question dans Sagesse de la révolution (chapitre De la mort volontaire) ainsi que dans un commentaire (intitulé La vie éphèmère) des Cahiers philosophiques paru en 1984 à propos d'un passage d'Epicure tiré de La Lettre à Ménécée.

DEBAT LAÏCO-REPULICAIN
Si le débat n'était que philosophique, il serait assez facile à trancher, du moins d'un point de vue dia-matérialiste, laïco-républicain et communiste. On doit certes respecter l'idée que des croyants puissent refuser pour eux-mêmes ce qu'il ressentent comme une forme d' « hubris » exercé par l'humain sur lui-même. Seulement il ne s'agit pas de ce que chacun peut et veut faire de sa propre fin de vie, une société laïque, donc séparée de toute emprise cultuelle, laissant évidemment à chacun la liberté de vivre et/ou de mourir selon ses convictions pourvu que, comme le chantait Georges Brassens, chacun se bornât « à ne pas trop emmerder ses voisins »… Libre donc au croyant de convaincre l'incroyant de refuser l'euthanasie et le suicide, assisté ou sans assistance mais libre aussi au croyant de changer d'avis si le libre débat, l'expérience personnelle ou l'accompagnement insoutenable de la mort d'un proche viennent à l'y conduire. Mais pour cela, il ne faut pas tabler sur un interdit légal d'inspiration cléricale, il faut exclusivement soumettre la discussion à un échange d'arguments rationnels puisque nul ne ne parle de nos jours d'obliger qui que ce soit à recourir à l'euthanasie contre son gré: ce sont historiquement les Eglises qui ont criminalisé durant des millénaires le recours au suicide ou à l'euthanasie en en refusant l'accès, sous peine de sanctions lourdes et de damnation éternelle, aux incroyants comme aux croyants. Si bien que l'on voit mal pourquoi une société laïco-républicaine ne pourrait pas ouvrir un tel droit à ceux qui, après mur examen et décision dûment motivée, concluraient pour eux-mêmes avec le sage Epicure que « l'art de bien vivre ne se dissocie pas de l'art de bien mourir » (« eu thanein » en grec). Ou bien qui, à l'inverse penseraient, comme Baruch Spinoza (un philosophe clairement républicain et anticlérical pourtant!), jugeraient que le suicide n'exprime pas la plus haute liberté de l'homme mais bien son plus haut degré d'impuissance et de dépendance. Simplement, souvenons-nous du jeune tétraplégique Vincent (son patronyme m'échappe), devenu qui plus est muet et aveugle, qui n'avait pu obtenir du corps médical qu'il consentît à mettre fin à son calvaire: cet état physique et mental insoutenable avait forcé sa maman, qui n'en pouvait plus de voir son fils subir cette interminable crucifixion travestie en « soin », à procéder illégalement à cet acte d'amour… Un acte certes tragiquement inhumain tel que le devient, dans certains cas-limites, l'acte consistant pour une maman dévastée à donner la mort à celui qu'elle a porté et mis au monde. Qui ne voit qu'au minimum dans de tels cas, cet acte ultime doive être dûment assisté par un tiers, et par un tiers techniquement savant qui sache ne pas transformer l'acte d'euthanasie en un involontaire boucherie finale ?
Seulement le problème n'est pas seulement philosophique; et c'est bien là que le bât blesse! 

OU L'ON RAPPELLE QUE LA FIN DE VIE (HOULEUSE…) DU CAPITALISME PESE SUR NOTRE CAPITAL « FIN DE VIE » !
En effet nous vivons dans une société capitaliste, impérialiste, guerrière, antisociale et de plus en plus fascisante où, sous la pression permanente de l'Union européenne néolibérale – laquelle ne cesse d'ailleurs d'enjoindre la France de diminuer fortement ses dépenses de santé! – le « droit » à l'euthanasie pourrait  être demain dévoyé en sommation directe ou insidieuse, consciente ou « sbuliminale », d'avoir à y recourir contre ceux qui sont « trop » ou « de trop ». Trop vieux, trop malades, trop diminués, trop seuls, trop abandonnés, trop dépressifs, trop coûteux; si bien que, dès lors que l'on n'a « plus les moyens » de soigner vu que desdits moyens, « on » en a « besoin » (qui ça, « on »?) pour préparer et fignoler la guerre mondiale et nucléaire de demain. Si bien que, dans de telles conditions, l' euthanisme, si l'on peut risquer ce néologisme, peut faire symétriquement pendant en fin d'existence à l'eugénisme nataliste que certains émules de Gobineau et des partisans modernes du transhumanisme prônent à demi-mots pour « améliorer la démographie » en éliminant la « partie dégénérée » (sic) de l'humanité et de la Nation… 

QU'IL Y A CONSENTEMENT ET CONSENTEMENT…
On voit bien en outre que dans une société où le marché fait loi, où les moeurs des CSP + des métropoles font rapidement loi « de proche en proche » pour la société toute entière (quoi de plus antidémocratique que la mode?), tout progrès sociétal authentique fait sur le champ l'objet d'une surenchère sur fond de captation marchande ? En outre, la « liberté » de faire ceci ou cela est secrètement conditionnée, pour toute la partie prolétaire de la population, par le manque absolu de moyens d'existence. Pensons au « droit » des femmes ukrainiennes de devenir des « mères-porteuses » dans la belle patrie néolibérale, otanienne et néo-bandériste de Zelensky: combien de prolétaires ukrainiennes y ont-elles sacrifié leur corps, leur santé et leur dignité, au profit de couples occidentaux friqués, tout cela dans l'espoir de pouvoir nourrir leur famille privée de toute autre ressource ? A l'inverse, combien d'épouses d'oligarques ukrainiens, français ou autres, se sont-elles dit un jour de manière très chrétienne: « tiens, si je prêtais donc mon utérus à un couple stérile d'ouvriers immigrés en leur remettant le jour venu le fruit de mes entrailles »? Commerce de la vie, commerce de la mort, commerce de l'indignité sont en réalité inséparables de la société capitaliste. 

Faut-il alors renoncer, parce qu'il y aura des dérives (et qu'il y en a déjà dans certains pays…), à l'obtention d'un droit à l'euthanasie ou au suicide assisté pour peu qu'il s'exerce dans des conditions fortement encadrés ? Sans doute pas, car l'abus possible d'un droit ne sera jamais un argument suffisant à l'encontre de ceux qui en revendiquent l'obtention. Ce sont les abus qu'il faut prévenir et combattre, et non le droit lui-même, si d'aucuns, par ex., voulaient un jour obtenir on ne sait quel droit à mettre fin à la vie de tel individu, voire de tel enfant jugé par d'autres déficient  – par ex. ses héritiers présomptifs ou par ses propres parents ? Et pour prévenir de tels abus, le B.A.-BA de l'action, non seulement sociale, mais morale et civique, est évidemment de revendiquer plus fort qu'aujourd'hui de bonnes retraites pour toutes et tous, des soins de qualité bien remboursés partout, des traitements palliatifs humains, performants et égalitairement répartis sur tout le territoire d'une République française pleinement redevenue une, égalitaire, sociale, laïque et indivisible…

SAGESSE DE LA REVOLUTION, REVOLUTION DANS LA SAGESSE…
Mais même cela ne serait pas suffisant dans une société restée fondamentalement capitaliste-impérialiste, donc tournée vers le profit de quelques-uns et non vers l'égal respect dû à chacun(e). Si bien que la question-clé que ne posent jamais les médias dominants n'est pas exclusivement philosophique: elle est aussi et d'abord socioéconomique et politique. Si bien que l'aspiration à mourir le moins mal possible (car, n'est-ce pas, « tout est mal qui finit mal »…) est objectivement indissociable de la lutte pour une société communiste permettant à chaque humain de vivre pleinement, pour le meilleur et pour le « moins pire », notre humaine, mortelle et commune condition. 

Georges Gastaud, professeur de philosophie

Tags: Billet rouge-Pôle Positions
- -

- -

A lire sur le même thème

BELLICISME PRE-TOTALITAIRE – Par Floréal

24 février 2026

Devoir d’espérance – Par Floréal

22 février 2026

Bellicisme par omission – Par Floréal

9 février 2026
Non à toute intervention militaire !

Ceux qui devraient être en tête de la liste des responsables du terrorisme

9 février 2026
#Venezuela : le peuple dans la rue pour soutenir Maduro et la révolution bolivarienne [vidéo – direct #FreeMaduro #Venezuelalibre ]

Quelle "polarisation" pour la France et le monde?

26 janvier 2026
L’Ancre rouge, par Georges Gastaud

Comparaisons historiques. Par Floréal

19 janvier 2026
Charger plus
  • Comité de rédaction et CGU
  • PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)
  • Contactez-nous
  • Abonnez-vous à IC
  • Plan
Pas de résultat
Voir tout les résultats
  • PRCF
    • PRCF
    • Le Programme du PRCF : un programme communiste à 100%
    • PRCF 59 – 62
    • PRCF 81 – 12
  • JRCF
    • JRCF sur Initiative communiste
    • JRCF, le site
  • Rubriques IC
    • PRCF
    • JRCF
    • Lutte des classes et renaissance communiste
    • International
    • Europe: en sortir, s’en sortir !
    • Culture débats
  • Contactez-nous
    • Contactez-nous
    • Abonnez-vous
    • ABONNEMENT ÉTINCELLES
    • Bibliothèque IC mensuel
  • Liens
    • Tags Sujets
    • Plan
    • Liens
  • Adhérez au PRCF, Rejoignez le combat !

© 2026 JNews - Premium WordPress news & magazine theme by Jegtheme.