Avec FADI KASSEM et le PRCF, PORTONS L’ALTERNATIVE ROUGE ET TRICOLORE – Communiqué n°36 – 14 septembre 2021 –

Depuis des années, l’extrême-droite fascisante et ses relais réactionnaires ne cessent de diffuser leur haine et de multiplier les violences dans notre pays. Samedi 11 septembre 2021, alors que des manifestants (citoyens pacifiques, travailleurs en lutte, syndicalistes de combat, gilets jaunes) défilaient calmement à Toulouse contre le passe sanitaire, des nervis ont violemment attaqué le cortège sans que la police procède à la moindre interpellation, rappelant au passage la scandaleuse agression ayant visé la CGT à Paris le 1er mai 2021. Au demeurant, la présence de la Ligue du Midi dans les manifestations à Montpellier ou de l’Action française, qui a écrit au sinistre Gérald Darmanin en octobre 2020 pour exiger, sans rire, la dissolution du Parti communiste français (PCF) accusé d’avoir « collaboré avec la peste brune » pendant la guerre (!) dans plusieurs défilés témoigne de la montée du danger réactionnaire et fascisant en France.

Il y a quelques jours, Raphaël Arnault, leader de la Jeune garde Lyon antifasciste (Lyon où les agressions de l’extrême-droite se multiplient), a été sauvagement agressé à la sortie du métro par les Zouaves Paris, des militants néonazis multipliant les exactions dans la capitale, tandis que la candidate PCF aux élections départementales dans les Alpes-Maritimes, Marie-Chantal Guzman, a été agressée par son adversaire RN et que le Conseil régional d’Occitanie présidé par Carole Delga (elle-même vectrice de la fascisation en reprenant l’accusation d’« islamo-gauchisme ») a été envahi en mai.

Quelles que soient les divergences politiques et idéologiques avec les cibles de ces exactions, la solidarité du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) avec les victimes est absolue et totale.

Ces quelques (très peu exhaustifs) exemples illustrent le degré alarmant de fascisation dans notre pays, qui menace de plonger ce dernier dans une véritable guerre civile. Car si d’autres menaces dangereuses pèsent sur la République laïque, une et indivisible (fondamentalismes à prétention ethnique ou religieuse, à commencer par l’islamisme, euro-régionalismes racistes comme en Alsace, différentialismes véhiculés par une « gauche radicale » inspirée de travaux universitaires d’origine anglo-saxonne), les droites réactionnaires et fascisantes bénéficient d’une complaisante couverture médiatique, à l’image de C-News qui a dû, la mort dans l’âme, mettre fin à l’omniprésence du pétainiste Eric Zemmour sur sa chaîne et qui a été épinglée par le (peu démocratique) Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour avoir invité 36% de personnalités d’extrême-droite dans ses émissions entre juin 2020 et juin 2021.

Outre le rôle infâme de médias dominants, la responsabilité de faux « Républicains » désireux de s’allier au RN ou qui l’ont déjà rejoint comme Thierry Mariani, de la prétendue « République en Marche » dont nombre de membres, Macron, Darmanin et Blanquer en tête, reprennent allègrement les thématiques de l’extrême-droite jusqu’à la nausée (insécurité, immigration, islam), et même d’une partie de la soi-disant « gauche » comme le PS ou EELV – voire du candidat PCF Fabien Roussel s’affichant aux côtés de policiers factieux et réclamant l’expulsion des migrants en situation irrégulière –, est immense pour comprendre l’essor de ce climat nauséabond.

Enfin, comment ne pas cibler la mortifère Union européenne, assimilant le communisme au nazisme dans la scélérate résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 (approuvée par la Macronie, le PS et EELV) et qui ne pipe mot face à la montée de la Réaction et de nostalgique du Troisième Reich à Varsovie, Budapest, Riga, Stockholm, Kiev et jusqu’à Berlin ?

Voilà pourquoi Fadi Kassem et le PRCF mènent la campagne pour une Alternative Rouge et Tricolore en 2022, la seule en mesure d’en finir avec la droite réactionnaire et fascisante, mais aussi avec toutes les forces de dissolution de la République laïque, . Cela implique de dissoudre et d’interdire purement et simplement toutes les forces politiques ou associatives se réclamant des idées nauséabondes ayant tragiquement marqué l’Histoire, mais aussi de licencier tous les agents de la fonction publique – en particulier dans la police, la justice, l’armée et l’Education nationale – partageant de telles « idées ». Cela implique parallèlement de lutter farouchement contre tous les obscurantismes en menant une politique prioritaire de reconstruction de la Recherche publique, de l’Enseignement élémentaire, secondaire et supérieur et de la Culture dans le sens de l’émancipation et du progrès pour tous les citoyens et les travailleurs, comme le firent les révolutionnaires de 1793, les Communards, le Front populaire et le Conseil national de la Résistance. Mais pour cela, il faut recouvrir une souveraineté pleine et entière et, par conséquent, œuvrer pour le Frexit progressiste afin d’en finir avec la désastreuse Union européenne qui arase les services publics – à commencer par l’Education nationale mise en pièce par le réactionnaire Blanquer –, détruit les libertés démocratiques et laisse prospérer les formations réactionnaires et fascisantes sur tout le continent.