Campagne présidentielle, lutte … que faire pour faire avancer la classe des travailleurs ? – mobilisez vous avec le PRCF

Ni Trump, ni Clinton, ni OTAN, ni defense européenne ! Ensemble, défendons la !

La campagne électorale ne doit pas faire oublier que les préparatifs de guerre, y compris de guerre continentale, voire mondiale, s’accroissent avec notamment le renforcement constant de l’OTAN et du dispositif guerrier euro-américain et antirusse en Pologne, en Ukraine, en Roumanie, en Bulgarie et dans les Pays baltes : avec son corollaire, la criminalisation des partis communistes des ex-pays socialistes et la réhabilitation, rampante ou cyniquement assumée, des néonazis et autres nostalgiques du Troisième Reich.
En conséquence, le secrétariat national du PRCF appelle les militants et les organisations du PRCF et des JRCF à dénoncer cette escalade belliqueuse occultée par les médias et qui peut dégénérer très vite de manière imprévisible avec des conséquences exterminatrices pour les peuples d’Europe et du monde entier.
Face au « redéploiement impérialiste en cours », qu’a récemment éclairé une analyse des camarades Pranchère, Gastaud et Manessis, il ne peut être question pour les militants franchement communistes, ni de rallier le camp Clinton-Obama, dont les criailleries « antifascistes » cachent mal les liens avec le complexe militaro-industriel, ni de montrer la moindre complaisance envers le fascisant Donald Trump : soyons conscients que, par d’autres voies que celle du « libre-échange » à tous crins d’Obama, le protectionnisme et l’isolationnisme proclamés de Trump mènent eux aussi à la guerre mondiale.

Aucun soutien non plus à la prétendue « Défense européenne » et aux « 2% du P.I.B. des pays européens réservés l’OTAN » (que réclament à la fois Obama et Trump) pour lesquels s’enthousiasment à la fois Fillon, Macron et le social-impérialiste (« socialiste en paroles, impérialiste en fait ! » eût dit Lénine) Benoît Hamon.

Retrait de la France de l’OTAN et de l’UE, qui en est le « partenaire stratégique » affiché ! Pas un centime pour la « Défense européenne », pas de remise indirecte par ce biais de l’arme nucléaire française à l’impérialisme allemand qui accélère son réarmement avec la collaboration de l’oligarchie « française ». Car une telle « Défense européenne » n’a rien à voir avec une défense nationale centrée sur le peuple travailleur telle que l’a décrite Jaurès dans L’Armée nouvelle, un livre que devrait lire le pseudo- « jaurésien » Hamon.

Plus que jamais, faisons le lien entre la lutte pour la paix et les luttes syndicales contre l’euro-austérité : l’argent public doit aller, non pas aux marchands de missiles et de Rafales (qui possèdent aussi les médias : Dassault, Lagardère…), mais aux services publics, à la protection sociale, à la reconstruction de l’emploi productif en France autour d’un large secteur public industriel et bancaire démocratiquement géré.

Union, Action, rupture avec l’attentisme électoral qui peut mener à une très grave défaite du camp populaire

Sur le plan national, il est fort dommageable que, face aux plans dévastateurs des Fillon, Macron, Gattaz et Cie, la campagne électorale continue de se dérouler en dehors de la pression d’un grand mouvement populaire. Alors que les luttes pullulent sur les plans local et sectoriel (EDF, Hôpitaux, VTC, etc.), alors que des millions de travailleurs actifs, retraités, précaires, privés d’emplois, mal logés, etc. vivent si mal, l’attentisme des confédérations syndicales peut mener à une grave défaite des travailleurs.

D’autant que les bases d’une contre-attaque du camp populaire existent comme le montrent, non sans contradictions, les résultats de la CGT aux élections professionnelles des TPE où la CFDT jaune, corédactrice de la honteuse Loi Travail, a subi un échec retentissant que les grands médias passent sous silence.

La construction du tous ensemble en même temps est en outre une question vitale pour les libertés démocratiques : car la multiplication des procès politiques contre les cégétistes et les pratiques barbares de certains policiers contre les jeunes d’origine immigrée (affaires Traoré et Théo notamment) montrent qu’il est urgent d’arrêter la fascisante marche à l’Etat policier.

Accentuer l’intervention communiste dans la campagne électorale

L’indécente affaire Fillon montre qu’après Sarkozy et ses innombrables casseroles, la très cruelle et très égoïste bourgeoisie néo-versaillaise française est dans l’incapacité de trouver dans ses rangs un candidat, sinon probe et incorruptible, tout au moins « présentable » : quoi d’étonnant à ce que de tristes sires qui célèbrent la « sorcière » Thatcher, haïe de tout le prolétariat anglais, que des gens qui encensent le va-t-en-guerre Reagan et dont le seul Evangile véritable est le Veau d’or, que de tristes individus qui ne rêvent que privatisations, délocalisations, déréglementations, casse des conquêtes du CNR et cadeaux fiscaux sans fin aux grands possédants, se comportent eux-mêmes au quotidien avec une cupidité répugnante ?

Pour autant, Macron n’est pas un candidat plus décent que Fillon : cette créature de Rothschild  et de la finance internationale, ce personnage incapable de cacher son mépris de classe pour les ouvriers, cet adversaire déterminé de la langue et de la culture françaises, ce fanatique de la funeste « ubérisation » des salariés et des artisans, cet euro-atlantiste acquis à l’OTAN et à l’Europe allemande, a en fait le même programme thatchérien que Fillon, à ceci près que l’ex-ministre des Finances de Hollande dissimule et travestit ses propositions pour séduire les jeunes et leur vendre l’illusion de l’« entreprenariat » généralisé : ce leurre politique du « tous patrons ! » est d’autant plus mensonger qu’à notre époque, les monopoles capitalistes mondiaux adossés aux Etats bourgeois dominent déjà le « marché » mondial de la tête et des épaules ; en réalité, Macron n’a d’autre but que de bloquer et de dynamiter les retraites, que de briser le statut des cheminots, des électriciens et des fonctionnaires, que de neutraliser les conventions nationales de branche, que de parachever la casse du repos dominical et que d’amputer lourdement les pensions et les remboursements Sécu. En fait de « candidat de l’avenir et de la jeunesse », Macron est un danger aigu pour l’environnement (voir la Loi Macron qui détruit la SNCF au profit du transport routier inter-cités généralisé et de ses pollutions). Il existe aussi des germes de fascisation chez ce candidat qui se vante d’être devenu ministre sans avoir jamais été élu, qui alimente le « ni droite ni gauche » cher au FN et qui bafoue la Constitution quand bon lui semble (notamment sur le plan linguistique quand, dans le cadre de la française, il va discourir en anglais à Berlin « pour être compris de tous »).

Cette décomposition fétide de la Cinquième « République », à la fois plombée par sa structure antidémocratique et par son irréversible dérive maastrichtienne, fait évidemment les affaires du FN qui multiplie les perches en direction des députés LR pour constituer avec eux une majorité présidentielle et législative destinée à « mettre la France en ordre ». Marine Le Pen a ainsi, lors de son meeting de Lyon, parlé de « retour à une monnaie nationale » sans parler de sortir de l’euro. Le fait que l’extrême droite puisse espérer conquérir l’Elysée en France souligne l’accablante responsabilité, non seulement des LR aspirés vers la xénophobie, non seulement du PS qui, de Mitterrand à Hollande, a cyniquement instrumenté la dynastie Le Pen, mais aussi des faux communistes et de la fausse extrême gauche bobo qui, prétextant d’un faux « internationalisme », et s’accrochant au mythe discrédité de l’ « Europe sociale », ont ouvert un boulevard au FN en reniant le « produire en France », la classe ouvrière et la nation elle-même.

Aucun soutien n’est possible non plus pour Benoît Hamon : son vrai but est de sauver le PS en crise existentielle, de recycler les députés vallso-hollandiens, d’accélérer la funeste (dés-)intégration européenne de la France, de prolonger toutes les interventions impérialistes de la France (Syrie, Libye, Mali, Côte d’Ivoire…), de continuer à renforcer l’Etat policier, de vendre à la jeunesse l’espoir faisandé d’une légalisation du cannabis et d’un revenu (misérable) à vie en échange du renoncement à la revendication historique du mouvement ouvrier : le droit pour tous d’exercer un travail débarrassé de l’exploitation capitaliste. Derrière les sourires du candidat, la mission de classe affectée à Hamon est d’empêcher à tout prix, sous couvert d’union des gauches, une force progressiste euro-critique soutenue par de vrais communistes de dépasser électoralement le PS pour la 1ère fois depuis le 10 mai 1981. 

Dans sa Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon, le PRCF a renouvelé son « soutien critique, mais dynamique et constructif » à ce candidat ; car est objectivement le seul aujourd’hui en position de contester le PS sur sa gauche, de dénoncer l’OTAN et de questionner l’appartenance de la France à l’UE. Mais pour convaincre des millions d’ouvriers républicains et patriotes, J.-L.M. doit dialoguer avec les vrais communistes ; il doit placer au cœur de sa campagne sa formule « l’UE, on la change ou on la quitte ! », qui seule peut « faire la différence » avec l’euro-béat Hamon et ouvrir sans frilosité le débat sur le « Frexit progressiste ». Le candidat « insoumis » doit aussi arracher à Marine Le Pen le drapeau usurpé de défense de la langue française que massacrent au profit du tout-anglais les Emmanuel Macron et autre Anne Hidalgo (cf le honteux slogan en anglais qui défigure la Tour Eiffel à l’initiative du Comité « J.O. pour Paris », avec le soutien du Premier ministre Cazeneuve). Il ne s’agit pas là d’exigences déplacées du PRCF mais des conditions objectives qui peuvent permettre à la candidature J.-L. M. de ne pas être broyée aux présidentielles, puis récupérée aux législatives, par la tenaille politique formée par le PS et par l’appareil biface du PCF-PGE. Dénué de candidat crédible aux présidentielles, refusant de proposer une candidature 100% anti-UE qui lui eût permis de rendre espoir à la classe ouvrière, le PCF-PGE a d’abord feint de rallier la candidature « insoumise » ; mais il travaille en sous-main à sauver le PS aux présidentielles dans l’espoir, d’ailleurs bien illusoire, qu’un retour d’ascenseur du PS lui permettra de sauver quelques sièges aux législatives.

Les vrais communistes ensemble à l’entrée des usines avec un programme communiste commun

C’est pourquoi le PRCF presse fraternellement les militants communistes encore membres du PCF-PGE de se dissocier publiquement des basses manœuvres pro-Hamon de leur direction ; car nombre de cadres du PCF-PGE ne cachent même pas leur volonté d’aider Hamon à détruire la candidature J.-L. M.. Plus attachés à la lutte des places qu’à la lutte des classes, leur seul but est de rapetasser l’ « union de la gauche » derrière le PS et/ou de préparer une sorte de Syriza ou de Podemos complaisant envers l’UE et envers la social-démocratie. Pour de vrais communistes, la meilleure manière de fêter le 100èmeanniversaire de la Révolution d’Octobre est au contraire d’agir ensemble sur la base d’un vrai programme commun des communistes, de préférer l’action unie des vrais communistes à l’objectif utopique d’inverser la mutation du PCF-PGE, de préparer dans l’action et le débat les conditions d’un nouveau Congrès de Tours dans notre pays. Et cela pas aux calendes grecques, mais avant que la « France des travailleurs » chantée par Jean Ferrat ne soit irréversiblement détruite !

Rejoindre sans plus tarder le combat du PRCF

Sans attendre que l’unité d’action des communistes ne se concrétise, ce qui reviendrait à cautionner l’unité d’inaction cultivée par certains, le PRCF interpelle en priorité la classe ouvrière et le monde du travail en allant aux usines, aux entreprises publiques, aux quartiers populaires C’est en effet cette unité de la classe laborieuse, de la nation et des communistes qu’a brisée la mutation-dénaturation du PCF rallié à l’UE ; et c’est à reforger l’alliance de combat du drapeau rouge de la Commune, des outils ouvriers et paysans de l’Internationale communiste et du drapeau tricolore de la Révolution française, que travaillent sans relâche les militants franchement communistes du PRCF et des JRCF dans les formes et dans les conditions d’aujourd’hui.

Ensemble, communistes, syndicalistes de classe, travailleurs conscients, étudiants et intellectuels révolutionnaires, patriotes antifascistes, rejoignez le combat salutaire du PRCF !

2 Commentaires de lecteur “Campagne présidentielle, lutte … que faire pour faire avancer la classe des travailleurs ? – mobilisez vous avec le PRCF

  1. Le.Ché
    13 février 2017 at 12:41

    Vous n’êtes pas d’accord avec avec l’ex député européen F.Wurtz du PCF qui ne pense qu’en fonction de cette Europe capitaliste et qui la soutien de toute ses forces en disant que c’est l’avenir. C’est vrai que pour lui çà baigne avec sa retraite de député Européen il y a des gens plus à plaindre que lui pour les fins de mois.

  2. Le.Ché
    13 février 2017 at 12:52

    Éclaircir la personnalité de Macron, c’est dire que cet homme là est un candidat de droite et qu’il roule pour le monde des affaires et en particulier pour la banque Rothschild.