LE TOUR DE FRANCE SOCIAL DES LUTTES 2018 – Info Luttes n° 27 juillet 2018

Traditionnellement, le Tour de France est largement suivi par les médias qui nous font partager de très belles vues pittoresques de notre géographie française très touristique. Ils nous donnent envie de voyager pour visiter nos belles régions agrémentées de beaux châteaux, de belles églises, de merveilleux ouvrages d’art historiques ainsi que de gastronomie et de viticulture de grand renom flattant nos papilles gustatives.

Cette année, le PRCF invite ses militants et tous les syndicalistes de classe à prendre l’initiative de marquer chaque étape de cet important évènement sportif du sceau des luttes.

En effet, si pour certains, l’été ne tarit pas les dividendes dégagés par la surexploitation de la classe ouvrière et de tous ceux qui produisent, pour d’autres, les orages continuent de noircir leur avenir. Ces orages n’ont rien de météorologique. Ils sont purement économiques orchestrés par le  « macronisme  débridé » de La République en Marche Arrière, par l’UE sous pilotage de la BCE et de l’OTAN prélevant la dîme du capitalisme mondialisé.

Au Moyen Age, les serfs devaient descendre des pierres dans le lit des rivières pour construire des ponts. Puis, leur travail accompli souvent au prix d’efforts héroïques, ils devaient payer un péage pour passer de l’autre côté de la rivière.


Aujourd’hui, la monarchie présidentielle prélève lourdement sur les retraites et les revenus du travail pour construire des autoroutes. Puis, nous devons payer un péage pour y rouler !

Les moyens de production se sont modernisés mais les rapports sociaux demeurent profondément injustes. Il faut que ça change !

CONSTRUISONS ENSEMBLE un Front de Rassemblement Antifasciste Progressiste Populaire et Écologiste qui ne soit pas une répétition de la déviante gauche plurielle mais un virage politique clair en rupture avec le capitalisme pour ouvrir la voie du socialisme.

André Riera commission luttes du PRCF

Les grèves en cours :

Les grèves à venir :

Revue de presse :

Des luttes gagnantes :

A – Gagnante des agents du lycée martin Bret de Manosque (04)

Source : CGT 26/06/2018

La pression et la menace d‘un rassemblement par TOUTE la CGT devant le Lycée Martin Bret de Manosque aura suffi pour entamer un dialogue avec le patron et empêcher la mutation disciplinaire et forcée à plus de 90 kilomètres de leurs domiciles aux 2 collègues.

§  La tentative de mobilité contrainte et forcée a échoué

§  Aucune sanction n’a été retenue

§  Les 2 agents ont pu choisir leur lycée par mobilité normale

Il a été obtenu enfin qu’une enquête administrative soit menée par la Région pour faire le jour et mettre un terme sur les agissements en cours dans ce lycée.

La CGT restera vigilante sur le déroulement de cette enquête

B – Contre la répression dans le Var (83) à la Garde et à Lorgues

Source : CGT 26/06/2018

Barbara, secrétaire générale du syndicat CGT des territoriaux de La Garde faisait l’objet d’une sanction de la mairie demandant sa révocation de la fonction publique.

Le conseil de discipline et de recours qui a examiné sa situation en dernier recours et dont la décision s’impose à la mairie a livré son verdict vendredi dernier :

« AUCUNE SANCTION ! ».

C’est un grand soulagement et la victoire de la CGT contre la brutalité, le cynisme et l’anti-syndicalisme cégétiste de la mairie de La Garde !

Pour Naïma, secrétaire générale du syndicat de la mairie de Lorgues, après 3 ans d’attente au tribunal administratif, l’énoncé (en attendant le délibéré définitif) est aussi une victoire : s’il ne reconnaît pas le harcèlement (ce serait une première pour un Tribunal Administratif), il reconnaît bien les sanctions injustifiées, décision qui peut être porteuse d’une nouvelle procédure pour discrimination syndicale et plus… La lutte continue donc jusqu’à ce que justice soit entièrement faite.

Les camarades de la CSD 83 ont titré « la détermination se paye par la victoire, la CGT, par ses luttes au quotidien, fait gagner tous les salariés ! »

C – Des territoriaux de Grenoble (38)
Source : CGT 29/06/2018

Sur le principe, la CGT est opposée au RIFSEEP qui lie le régime indemnitaire au poste occupé, plus au grade.

Grâce à notre mobilisation, la CGT seule a obtenu :

§  La rétroactivité pour 2018 : versement en septembre des 8 premiers mois de l’année (8×18 + nouveau RI = 144 + 220)

§  La majoration encadrement n’est plus conditionnée aux jours de présence (en cas de maladie)

§  L’augmentation de l’enveloppe prévue pour la prime des dimanches et jours fériés (3/8 à la Ville) : alignement sur le plus haut indice des 5 niveaux définis

§  Le maintien des primes pour travaux insalubres à l’identique et non pas forfaitisées

§  Le maintien de l’IFSE à titre individuel pour tous les agents en poste, dans tous les cas de figure (changement de cotation de poste, mobilité, reclassement, …)

§  L’assurance qu’il n’y aura pas de part variable avec cette municipalité

La CGT continuera à se battre pour obliger la Municipalité à augmenter le budget du personnel afin de considérer les conditions de vie difficiles des plus bas salaires en exigeant l’augmentation du niveau 1 : 18€, c’est inacceptable !

D Paris aux canaux, la lutte paie, des emplois seront enfin créés !

Source : CGT 29/06/2018

Le 29 Mai 2018, la direction du syndicat des eaux était reçue à la DRH afin d’aborder une nouvelle fois les dysfonctionnements de service ainsi que la grande difficulté dans laquelle les agents se trouvent à la veille d’effectuer de grands travaux sur les canaux dans le cadre de la préparation notamment des jeux Olympiques.

D’une part, le manque d’effectifs éclusiers et, d’autre part, l’absence d’évolution de carrière claire pour les agents et, notamment, l’absence du cadre d’avancement de carrière que représente le TSO, technicien services opérationnels des canaux, qui reste à créer.

1) Concernant les effectifs éclusiers, après de longues heures de négociation, la DRH s’est engagée à ouvrir un concours pour 10 postes avec une liste complémentaire de réserve.

Un recrutement dès maintenant de 3 agents par le biais de la mobilité interne.

2) Concernant le TSO, la DRH n’est toujours pas disposée pour l’instant à nous donner satisfaction bien que les missions des chefs de postes entrent dans la catégorie de ce grade ; c’est pourquoi notre organisation syndicale ne peut se satisfaire de cette réponse et continuera le combat avec les personnels pour obtenir, comme d’autres professions de la ville de Paris, satisfaction sur cette revendication.

Enfin, sur les effectifs d’adjoints techniques de l’atelier de Pantin et d’entretien des espaces verts, la DRH propose un recrutement par voie interne et externe sur présentation de CV avec possibilité d’une dé-précarisation, si l’agent est sous contrat.

Ces avancées sont le fruit d’une mobilisation sans faille de l’ensemble des agents des écluses, des Canaux Saint Martin, Saint Denis et de l’Ourcq.

Bien sur notre vigilance restera au plus haut niveau, dans l’attente de l’arrivée des nouveaux agents.

Revalorisation des allocations chômage – malgré l’unité des organisations syndicales, le patronat bloque une vraie augmentation .

Des grèves et manifestations :

1 – Gaziers et électriciens : l’autre grève que personne ne regarde

Source : CGT 28/06/2018

Alors que depuis trois mois les yeux sont rivés sur la grève des cheminots et le nombre de trains en circulation, Enedis et GRDF sont touchés depuis plusieurs semaines par un mouvement de grève et d’occupation des gaziers et électriciens. À la veille de la journée de grève interprofessionnelle du 28 juin, date de mobilisation des salariés de l’énergie, 140 sites sont bloqués ou occupés dans un silence médiatique assourdissant.

Médiatiquement, c’est un mouvement coincé en région. Si l’ensemble des quotidiens de la presse régionale se font l’écho des occupations, des grèves et des coupures de courant, le sujet est quasiment absent de la presse nationale, des radios et des journaux télévisés. Silence radio, malgré une mobilisation prenant de l’ampleur.

Pourtant, la semaine dernière, la CGT Mines-Énergie à l’origine du mouvement annonçait 285 sites touchés par des grèves, dont 140 par des occupations. Les taux de grévistes données par les directions d’Enedis (ex-ERDF, filiale d’EDF) ou de GRDF (filiale d’Engie, ex-GDF) oscillaient nationalement entre 20 et 25 %. « C’est un mouvement avec des taux équivalents à ceux des grands conflits de 1995, 2004 ou 2009 », assure Loïc Delpech, le coordinateur des luttes de la fédération Mines-énergie de la CGT. Sur les sites mobilisés, les chiffres varient de 30 à 100 %, selon lui. Mardi 26 juin, date du dernier décompte effectué par le syndicaliste, le mouvement reste important.

Une grève peut en cacher une autre

Si un train peut en cacher un autre, une grève, celle des cheminots, a masqué un mouvement prenant de l’ampleur, semaine après semaine, chez les gaziers et électriciens. Présents lors de la journée de grève de la fonction publique du 22 mars, les salariés des secteurs du gaz et de l’électricité ont été appelés dès le mois d’avril par la CGT à un mouvement de défense du service public de l’énergie. La convergence avec les cheminots et les étudiants est à l’ordre du jour. Après un démarrage timide en avril, des actions communes avec les cheminots en mai, le conflit s’ancre à Marseille juste avant le mois de juin.

« Le mouvement s’est transformé en blocage, et s’est inscrit dans la durée », explique Loïc Delpech. Plusieurs sites sont occupés dans les Bouches-du-Rhône. Depuis, la mobilisation fait tâche d’huile site après site, touchant l’ensemble du territoire. Ici, il s’agit d’une grève journalière d’une heure, là d’un blocage du site : charge aux assemblées générales locales de déterminer les formes d’actions les plus appropriées. Parallèlement, les coupures ciblées se multiplient, visant des entreprises, des administrations, et même l’Élysée, privé de gaz pendant trois heures le 21 juin. Une façon de déclarer le cœur de l’exécutif en « précarité énergétique » après la décision de l’État de céder ses dernières parts du capital d’Engie. Les particuliers ne sont pas oubliés avec des passages en heure creuse ou le rétablissement de l’énergie pour les foyers en difficultés financières.

À l’Élysée : pas de dialogue, pas de gaz

Les revendications des gaziers et électriciens se concentrent sur la préservation d’un service public de l’énergie qui réponde aux besoins des usagers. « Ces dix dernières années, les filiales d’Engie et d’EDF ont fait remonter des milliards d’euros aux actionnaires », affirme Loïc Delpech. Pour défendre l’Intérêt général, la CGT Mines-énergie réclame une renationalisation des entreprises du secteur, rappelant que les tarifs du gaz ont augmenté de 75 % en 10 ans de libéralisation. Afin de remplir correctement leurs missions, les grévistes réclament aussi le comblement des départs et une augmentation de leurs rémunérations.

Malgré des demandes de rencontre à l’Élysée, à Matignon et auprès du ministère de tutelle, la CGT n’a pas été reçue par l’exécutif. À l’inverse, les directions d’Enedis et de GRDF ont engagé des discussions, sans parvenir à aucun accord. Sur le statut des entreprises, logiquement, les directions renvoient le sujet vers l’État, muet pour l’heure. Sur les salaires, par contre, elles renvoient vers des négociations de branche, pendant que la question des effectifs patine faute de proposition correspondant aux revendications. Le mouvement est donc appelé à se poursuivre, malgré des négociations site par site sur les demandes locales. « Nous pouvons obtenir le changement de matériel défectueux réclamé depuis des mois par les agents pour pouvoir travailler, mais sur l’essentiel, nous faisons face à une fin de non-recevoir », se désole Loïc Delpech. Du coup, le conflit se durcit.

Signe d’un mouvement prenant de l’ampleur, une intersyndicale composée en plus de CGT, de la CFDT, de FO et de la CGC s’est rassemblée mardi 26 juin, devant le siège d’Engie à La Défense. Elle a protesté contre la décision de l’État de céder ses parts du capital de l’entreprise. Un rassemblement suivi le même jour d’une réunion des fédérations de l’énergie. De leur côté, les grévistes entendent poursuivre la mobilisation. Ils ont déjà reconduit la grève cette semaine et la suivante sur plusieurs sites. L’été ne devrait pas calmer l’ardeur des gaziers et électriciens qui ont à leur disposition un préavis de grève courant au moins jusqu’au 30 août, pour se faire entendre. Et peut-être briser le silence médiatique.

2 – “Extraordinaire” au sens où elle sort de l’ordinaire et a un potentiel considérable dans la situation actuelle.

Source : CGT 28/06/2018

C’est une grève massive, dynamique qui a commencé il y a plus de six semaines du côté de Marseille en appui et coopération à la grève des cheminots lorsque la fédération CGT de l’énergie a appelé à accompagner la lutte qui démarrait à la SNCF par une lutte dans l’énergie sur des revendications propres à l’énergie mais sur des modalités semblables à celle des cheminots et dans un esprit convergent pour la défense du service public.

Cet appel de la fédération CGT de l’énergie a été peu suivi dans les faits sinon essentiellement par les électriciens et gaziers des Bouches du Rhône qui ont tenu leur lutte longtemps. On aurait pu croire que les choses allaient s’arrêter là.

Mais cela a généré de proche en proche une autre grève tout aussi importante que celle des cheminots, voire probablement encore plus.

La première caractéristique de ce mouvement c’est sa force, son importance, sa détermination et probablement sa durée.

En effet, depuis une dizaine de jours environ, surtout depuis une semaine et encore plus ces derniers jours et certainement encore plus les jours à venir, les sites Enedis et GRDF de la distribution sont entrés dans la grève les uns derrière les autres, beaucoup de manière perlée, pour déboucher ensuite et de plus en plus rapidement aujourd’hui vers des grèves reconductibles ou illimitées avec blocage ou occupation, faisant de ce mouvement la plus grande grève dans l’énergie depuis dix ans.

Il est très difficile de chiffrer exactement le nombre de sites en mouvement, depuis ceux avec simple débrayage perlé ou ponctuel et ceux qui sont totalement bloqués voire occupés jour et nuit, parce que tout bouge très vite et change de jour en jour. Pour donner toutefois un ordre d’idée de l’importance du mouvement, à ce jour près de 300 sites sont dans le mouvement général en cours et peut-être pas loin de 160 ou 170 qui sont bloqués ou occupés avec une extension très rapide de cette dernière forme de lutte dans les derniers moments.

Enfin, ce qui est remarquable c’est que ce sont le plus souvent des jeunes qui sont à l’initiative de cette grève dont la CGT se montre solidaire plus qu’elle ne dirige véritablement le mouvement même si elle se trouve à sa tête et s’en fait le porte parole à sa manière vu sa force dans ce secteur.

3 – Il faut vaincre le mur du silence qui enserre cette lutte !

Source: Faire Vivre et renforcer le PCF : Jacques Chastaing, le 19.06.2018

Pour mettre en échec une tentative concertée d’occulter ce qui est en jeu dans ce combat au-delà de ses objectifs  immédiats, pour sa portée et les possibilités de convergence qu’il offre alors que se poursuit le mouvement des cheminots malgré les manœuvres des syndicats jaunes et du pouvoir.

“Extraordinaire” au sens où elle sort de l’ordinaire et a un potentiel considérable dans la situation actuelle.

C’est une grève massive, dynamique qui a commencé il y a plus de six semaines du côté de Marseille en appui et coopération à la grève des cheminots lorsque la fédération CGT de l’énergie a appelé à accompagner la lutte qui démarrait à la SNCF par une lutte dans l’énergie sur des revendications propres à l’énergie mais sur des modalités semblables à celle des cheminots et dans un esprit convergent pour la défense du service public. Déjà, cela a quelque chose d’extraordinaire. Mais il y a beaucoup plus.

Cet appel de la fédération CGT de l’énergie a été peu suivi dans les faits sinon essentiellement par les électriciens et gaziers des Bouches du Rhône qui ont tenu leur lutte longtemps. On aurait pu croire que les choses allaient s’arrêter là.

Mais cela a généré de proche en proche une autre grève tout aussi importante que celle des cheminots, voire probablement encore plus.

La première caractéristique de ce mouvement c’est sa force, son importance, sa détermination et probablement sa durée.

En effet, depuis une dizaine de jours environ, surtout une semaine et encore plus ces derniers jours et certainement encore plus les jours à venir, les sites Enedis et GRDF de la distribution sont entrés dans la grève les uns derrière les autres, beaucoup de manière perlée, pour déboucher ensuite et de plus en plus rapidement aujourd’hui vers des grèves reconductibles ou illimitées avec blocage ou occupation, faisant de ce mouvement la plus grande grève dans l’énergie depuis dix ans.

Il est très difficile de chiffrer exactement le nombre de sites en mouvement, depuis ceux avec simple débrayage perlé ou ponctuel et ceux qui sont totalement bloqués voire occupés jour et nuit, parce que tout bouge très vite et change de jour en jour. Pour donner toutefois un ordre d’idée de l’importance du mouvement, j’ai compté pour ma part à ce jour près de 300 sites qui sont dans le mouvement général en cours et peut-être pas loin sde 160 ou 170 qui sont bloqués ou occupés avec une extension très rapide de cette dernière forme de lutte dans les derniers moments.
Enfin, ce qui est remarquable c’est que ce sont le plus souvent des jeunes qui sont à l’initiative de cette grève dont la CGT se montre solidaire plus qu’elle ne dirige véritablement le mouvement même si elle se trouve à sa tête et s’en fait le porte parole à sa manière vu sa force dans ce secteur.

Les grévistes veulent pour l’essentiel une augmentation mensuelle de 200 euros et 4 NR, c’est-à-dire en gros une augmentation mensuelle de 400 euros, un mini de 1.800 euros, l’embauche des CDD et intérimaires, l’arrêt des suppressions de postes et emplois programmés pour les années à venir, la réinternalisation de tous les services externalisés ces derniers temps et enfin la nationalisation de tous les secteurs de l’énergie pour un véritable service public de l’énergie au service des usagers et pas des capitalistes.

Ce mouvement se cherche depuis un certain temps et ne sort pas d’une situation de calme plat, puisque les électriciens et gaziers ont mené pas mal de luttes bien suivies et de longue durée ces deux dernières années avec notamment ce qui a été appelé les “mardi de la colère” pendant plusieurs mois début 2017 mais sans pour autant atteindre la même ampleur et détermination qu’aujourd’hui.

Le deuxième élément très particulier de cette grosse grève, au delà de ses particularités intrinsèque, c’est la situation dans laquelle elle se déroule et le fait que malgré son importance, elle est très peu visible, très peu connue… En effet, sans même parler des médias qui font silence au niveau national sur ce mouvement, très peu de directions de syndicats ou de partis la font connaître, en tout cas au niveau où elle le mériterait.

Ce silence assourdissant est révélateur de la peur profonde qu’inspire cette grève aux dirigeants politiques et économiques du pays.

Et c’est ce qui est important à comprendre.

Car au delà de ses caractéristiques propres ; vaste, massive, dynamique avec des jeunes ouvriers à la pointe du combat, elle a des revendications offensives, hardies, audacieuses et pas simplement défensives qui correspondent à tout ce que peuvent vouloir également tous les salariés du public, cheminots, hospitaliers, postiers, enseignants, étudiants, lycéens… qui voient avec colère mais aussi une certaine impuissance que le gouvernement est en train de démanteler tous les services publics du pays. Ce mouvement peut devenir pour eux tous, un étendard de ce qu’il faudrait faire, un encouragement fantastique à rentrer à son tour dans la lutte.

Or, en plus, cette grande grève surgit non seulement quand il peut y avoir un accueil favorable des militants, salariés et usagers mais aussi et surtout au même moment où les cheminots connaissent la plus longue grève de leur histoire sans avoir pu pour leur part cristalliser la colère latente dans le pays contre la politique de Macron.

Or, deux grandes grèves, en même temps et qui défendent toutes deux le service public, c’est-à-dire avec une possibilité de convergence, c’est tout à fait autre chose qu’une seule.

C’est en effet un nouvel espoir pour de très nombreux salariés, usagers, citoyens qui commençaient à ne plus croire dans les possibilités de la grève des cheminots.
C’est pour ça que les médias font le silence le plus total sur ce mouvement.

Il ne faut surtout pas pour eux que les gens sachent que cette grève existe afin de ne pas susciter un nouvel espoir comme il y en a eu un au début de la grève des cheminots, voire plus important encore, d’une part parce que ce n’est pas un seul mouvement comme les cheminots auquel devait faire face Macron mais deux dans des secteurs importants qui peuvent bloquer l’économie et d’autre part parce que les électriciens et gaziers ne font pas une grève perlée qui rend difficile la “coagulation” mais une grève reconductible avec occupation.

Dans les circonstances particulières de cette grève, le silence sur ce mouvement pourrait pousser logiquement vers des solutions corporatistes, qui sont toujours perdantes face à un gouvernement qui veut tout détruire et dont la tactique est de démolir chaque mouvement l’un derrière l’autre. C’est le but du silence : isoler la grève pour qu’il n’y ait pas d’agrégation avec les cheminots ni avec les autres professions ni encore avec les usagers, faire que chaque site s’installe dans les joies et la convivialité de l’occupation, coupé des autres sites, coupé de l’ensemble, un peu comme l’avaient fait les étudiants en avril/mai qui occupaient les facultés, mettaient toute leur énergie là dedans et n’en avaient plus vraiment pour construire une coordination qui puisse entraîner, peser sur la situation actuelle et leur permettre de gagner.

Alors nous devons tout faire pour sortir cette grève du silence dans laquelle on essaie de l’enfermer, pour que les électriciens et gaziers en grève puissent aller jusqu’au bout de ce qu’ils veulent et gagner.

Aider les grévistes de l’énergie à faire connaître leur grève est un acte hautement politique, le plus politique du moment.

4 – Poussée de grève dans le secteur de l’énergie

Source : M. Economie – 21/06/2018

A l’appel de la CGT, une fronde multiforme se déploie depuis plusieurs semaines dans les filiales d’EDF, qui risque de faire tache chez Engie.

C’est un mouvement moins visible que celui des cheminots, mais qui commence à prendrediscrètement de l’ampleur. Depuis plusieurs semaines, à l’appel de la CGT Mines-Energie, des grèves et des actions pour « la défense du service public de l’énergie » se multiplient un peu partout dans l’Hexagone. Mardi 19 juin, 150 sites étaient concernés par des grèves ou des blocages, dont plus de 80 chez Enedis (ex-ERDF), filiale d’EDF chargée de la distribution d’électricité, et une trentaine chez GRDF, filiale d’Engie chargée de la distribution du gaz.

D’autres actions ont été menées, comme des occupations de boutiques EDF, ou la réduction de la production dans certaines centrales nucléaires. Mardi, le plus grand barrage hydroélectrique de France, Grand’Maison (Isère), était temporairement à l’arrêt.

Cette fronde multiforme, qui se déploie dans les différentes filiales d’EDF, risque de faire tâche d’huile chez Engie, où les salariés préparent une action contre la privatisation du groupe. « Il y a un socle commun de défense du service public de l’énergie », explique Loïc Delpech, de la CGT « mais il y a aussi des revendications spécifiques qui s’ajoutent localement ou selon les entreprises ».

Ainsi, chez Enedis, le non-renouvellement de 2 500 départs en retraite d’ici à 2021 inquiète la CGT, pour qui il s’agit d’un plan social déguisé. La direction de la filiale d’EDF répond en assurant que l’entreprise continue d’embaucher dans des proportions comparables, tout en expliquant que les métiers ont évolué, et les besoins aussi. Si elle reconnaît que la mobilisation monte en puissance, la direction se veut sereine, estimant que cela ne devrait pas entraîner de coupures d’électricité.

La CGT appelle à une journée plus importante de mobilisation jeudi 21 juin, en agrégeant plusieurs revendications : l’opposition à l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques, le maintien des centrales à charbon et plus globalement la renationalisation des entreprises de l’énergie pour revenir au modèle d’EDF-GDF. « On sait très bien qu’on ne gagnera pas demain ou dans trois jours, c’est une bataille d’idées. Mais on pense qu’il est temps d’arrêter l’hémorragie », estime M. Delpech.

Une initiative pour l’instant portée uniquement par la CGT, majoritaire dans le secteur, les autres syndicats ayant décliné, pour l’heure, l’invitation à se joindre à la mobilisation.

5 – Les agents de l’Alcazar, fleuron des bibliothèques marseillaise en grève

Source : La Marseillaise – 22/06/2018

Les agents de l’Alcazar à Marseille, la bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR) observent tous les samedis un mouvement de grève pour dénoncer la dégradation des conditions d’accueil au public.

La BMVR de l’Alcazar, située en plein centre de Marseille, navire amiral de la flotte des bibliothèques municipales n’a ouvert ses portes que deux petites heures samedi dernier entre 11h et 13h, en raison d’un mouvement de grève des personnels.

Seules quelques rares activités, comme la visite des fonds patrimoniaux, une projection sur Casadesus et des lectures ont été maintenues. Les manifestations jeunesse ont toutes été annulées. Depuis plusieurs semaines chaque samedi, les bibliothécaires soutenus par une intersyndicale CGT et FSU cessent le travail pour dénoncer « une dégradation des conditions de travail sans précédent des services et des conditions d’accueil pour le public » entraînant des réductions d’horaires d’ouverture et même des jours entiers de fermeture. A l’Alcazar, les banques d’accueil et des services sont régulièrement fermées par manque de personnel. Il manquerait selon les organisations syndicales, 50 bibliothécaires sur l’ensemble du réseau. La ville de Marseille dispose de huit bibliothèques et médiathèques municipales, dont la plus importante est celle de l’Alcazar. Les autres sont Bonneveine, Castellane, Cinq Avenues, La Grognarde, Le Merlan, Le Panier, Saint-André. A titre de comparaison, la ville de Lyon en compte le double.

Sur le perron de l’Alcazar des usagers prennent leur mal en patience. « Vous savez quand d’habitude il y avait 10 personnes et qu’il n’en reste plus que 3, c’est normal que les gens se mettent en grève», affirme Brigitte qui habite à l’autre bout de la ville dans le 9e arrondissement. « L’Alcazar est un très beau lieu, mais malheureusement des difficultés de toutes sortes ont tout gâché. C’est un des rares espace de culture accessible à de nombreux marseillais », poursuit-elle.

Pour protester contre cet état d’abandon culturel, l’intersyndicale CGT et FSU de la ville de Marseille soutenue par un comité de mobilisation des usagers a lancé une pétition sur le sitechange.org à l’attention du maire LR, Jean-Claude Gaudin, laquelle a déjà recueilli près de 1 000 signatures.

6- Grève à l’hôpital de Dax : “Je deviens maltraitante”, dit une infirmière face au manque de moyens

Source : France bleu – 22/06/2018

A l’appel de la CGT et quelques semaines après la présentation par la direction d’un plan de réorganisation, le personnel de l’hôpital de Dax était en grève ce jeudi. 100 à 200 personnes ont manifesté devant l’entrée de l’hôpital. 

Le syndicat et les grévistes demandent de meilleurs conditions de travail, plus de personnel et disent surtout stop aux plans d’économie qui se succèdent. Des plans d’économie, l’hôpital de Dax en est à son troisième en 8 ans. Il y a eu 2012 et un plan de limitation des dépenses. 2015 et son plan de retour à l’équilibre. Enfin 2018 pour terminer avec ce plan de réorganisation. Des plans dictés par les gouvernements successifs que la direction de l’hôpital applique pour faire des économies. Mais trop c’est trop pour les salariés en grève. Ce nouveau plan de réorganisation présenté au début du mois de juin ne passe pas. La CGT estime qu’à l’issu de cette réorganisation des services, 30 postes seront supprimés. Or le personnel se dit déjà en sous effectif. Les conditions de travail s’en ressentent et parfois cela craque. Burn out ou sentiment de ne plus vraiment faire le métier que beaucoup exercent par vocation.

Parmi les grévistes devant l’hôpital,  il y avait Sylvie. “Je suis à l’hôpital depuis 1990 et actuellement je m’aperçois que les conditions de travail se sont dégradées, surtout en gériatrie. Je deviens maltraitante“, témoigne l’infirmière qui travaille au centre de gériatrie du CH de Dax. Ce qu’elle raconte de son quotidien est forcément inquiétant. “Oui c’est terrible, parce que, je ne suis pas comme ça. Et je suis maltraitante, malgré tout. _Les filles, elles essayent de faire du mieux qu’elles peuvent_. C’est vrai que quand les patients sonnent pour aller aux toilettes et qu’on est occupé, quand vous êtes seul la nuit et que vous avez deux patients qui sonnent pour aller aux toilettes, vous sélectionnez. Vous en amenez un et l’autre en attendant et bien … il fait dans sa couche. Parce qu’on a pas le temps de venir. C’est ça… On est une la nuit. Une infirmière pour trois étages. Comment voulez-vous répondre à toutes les sonnettes en même temps. C’est impossible.

Les témoignages recueillis devant l’hôpital de Dax n’ont malheureusement rien d’exceptionnels. Les mêmes auraient pu être prononcés dans quasi tous les hôpitaux de France. Les moyens chutent, les plans d’économie se succèdent, et les hôpitaux doivent suivre. L’hôpital de Dax pourrait-il faire autrement ? Oui répondent les soignants de la CGT. Ils évoquent une bonne santé financière de l’établissement dacquois. “Au début du mois le directeur nous a annoncé que l’hôpital en 2017 avait fait un excédent de 2,9 millions d’euros“, explique un brancardier titulaire du Comité Technique d’Etablissement pour la CGT. “C’est vrai“, répond le directeur, mais c’est une bonne santé “en trompe l’oeil“. Le directeur de l’hôpital explique qu’il s’agit seulement d’un jeu de ligne comptable, de recettes de 2016 reportées à 2017. Jean-Pierre Cazenave évoque une situation financière tendue et brandi une menace. Si il n’y a pas réorganisation, ce sera des suppressions de lits, de services.

En revanche le directeur se laisse aller, malgré son droit de réserve, à un regret. Un constat un peu amer face aux plans du gouvernement. “Il est bien évident que les efforts qu’on demande aux hôpitaux rendent la situation de fonctionnement des structures de plus en plus compliqués. On est obligé de modifier nos organisations pour pouvoir assurer nos fonctionnements.

7 – Hôpital psychiatrique du Havre en grève : “Aux urgences, les patients sont sur des matelas par terre”

Source : France info – 20/05/2018

Des chambres avec trois lits, au lieu de deux, à l’hôpital psychiatrique du Havre (Radio France – Bertrand Queneutte).

Le personnel soignant de l’hôpital psychiatrique Pierre Janet du Havre (Normandie) est en grève depuis le 16 juin pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail. “Aux urgences, les patients sont sur des matelas par terre” et “ont leurs plateaux-repas sur leur genoux“, a décrit, mercredi 20 juin sur franceinfo, Agnès Goussin-Mauger, secrétaire du syndicat des médecins, ingénieurs, cadres, techniciens CGT du groupe hospitalier du Havre. “Les personnels sont à bout de force. Ils ont honte des conditions dans lesquelles ils accueillent les patients“, a-t-elle ajouté.

franceinfo : Que réclamez-vous exactement ?

Agnès Goussin-Mauger : Nous avons 35 lits supplémentaires toute l’année, ce sont des matelas par terre. Nous demandons la création d’une unité de psychiatrie avec les postes qui vont avec, c’est-à-dire 50 postes. Aux urgences, les patients sont sur des matelas par terre, ont leurs plateaux repas sur leurs genoux parce que nous manquons aussi de tables et de chaises. Nous manquons de chambres, de tables, de chaises et de personnels.

Comment les personnels soignants vivent cette situation ? 

Cela ne peut plus durer. Les personnels sont à bout de force. Ils ont honte des conditions dans lesquelles ils accueillent les patients. Vous pouvez imaginer la souffrance des personnels qui ont choisi un métier avec conviction afin de pouvoir aider, soutenir et soigner les gens et qui se retrouvent à rentrer à la maison, à ne pas pouvoir parler de leur journée de travail parce qu’ils sont dans une culpabilité complète et dans une honte complète face à des patients qui sont en détresse. Lundi, lors d’une prise de parole, on avait un infirmier qui avait du mal à aller jusqu’au bout de sa prise de parole tellement il était ému, tellement il était au bord des larmes au bord du burn-out. Ce n’est pas le seul. Il y en a beaucoup qui nous témoignent de leur fatigue et de leur incapacité à pouvoir continuer à travailler comme ça.

La direction du groupe hospitalier dit qu’il y a eu 23,62 créations de postes en équivalent temps plein en deux ans et 15 millions d’euros d’investissements sur les cinq années à venir. Ce n’est pas suffisant ?

C’est largement insuffisant parce qu’il nous en manque tellement. Je peux vous donner un chiffre précis. Nous avons 22 postes vacants en psychiatrie. Ils ne “stagiérisent” [terme récent employé principalement dans la fonction publique par opposition à “titularisation” et qui désigne, selon leurs utilisateurs, des personnes victimes d’un refus abusif de titularisation] que trois personnes. Il y a là largement un manque de volonté de “stagiériser” et titulariser des personnels soignants en psychiatrie. Cela ne suffit pas. Ce sont des promesses qu’on nous fait depuis déjà très longtemps. Le contrôleur des lieux de privation et de liberté est passé en 2015. Il a fait un rapport alarmant sur les conditions d’hospitalisation des patients en psychiatrie. Il n’y a rien eu de changé depuis.

Avez-vous rencontré la directrice de l’Agence régionale de la santé ?

On ne veut pas la rencontrer dans les instances, mais on veut la rencontrer dans les services, qu’elle visite avec nous les services sans plantes et petits fours, mais vraiment venir sur la réalité du terrain. Pour le moment, on n’a pas de réponses.

8 – Les agents du bloc opératoire en grève à l’hôpital d’Agen

Source ; La dépêche.fr 21/06/2018

À l’initiative de la CGT et de FO, les agents hospitaliers du bloc opératoire de l’hôpital d’Agen observent ce jeudi matin une autre journée de grève pour protester contre les conditions de travail au sein de ce service qui emploie une soixantaine de salariés.

Dans le viseur des grévistes, la tarification à l’acte “et le comportement des chirurgiens. Sous la coupe de la direction, ils augmentent les cadences au risque un jour qu’il y ait un gros pépin” estime Bruno, infirmier depuis 20 ans dans l’établissement. “Nous sommes conscients du désagrément pour les patients mais ils doivent comprendre que c’est aussi dans leur intérêt”, poursuit cet agent hospitalier.

La direction du centre hospitalier a mis en place un dispositif de réquisitions pour assurer le service. Depuis une heure, d’autres agents ont toutefois rejoint le mouvement. La CGT confirme par ailleurs que neuf cadres sont à ce jour en arrêt de travail.

9- EHPAD de Thiers, courpière, Sauxillanges

Source : CGT – 25 juin 2018

Suite aux trois assemblées générales tenues ce jour  dans les EHPAD de Thiers, Courpière, et Sauxillanges, les salariés ont voté la grève à l’UNANIMITE….

Les salariés n’en peuvent plus d’être la cible des restrictions :

RTT supprimés, salariés non reconduits dans leurs contrats, agent d’entretien obligé de faire l’aide-soignant la nuit pour combler le manque de personnel, dépression, harcèlement, record d’accident du travail  toutes professions confondues !

Patients maintenus au lit par manque d’effectifs, limitation des douches, soins limités aux actes essentiels, repas devenant du ‘’gavage’’, augmentation des tarifs résident sont les conséquences des politiques gouvernementales dévastatrices pour nos ainés !!!

La CGT 63 santé et action sociale invite tous les salariés de ce secteur d’activité mais aussi les familles de résidents, les futurs utilisateurs de nos EHPAD mais aussi l’ensemble des personnes sensibles au devenir de notre système de soins mis à mal par des politiciens avides du pouvoir mais insensibles au mal-être des personnels des établissements de santé  à participer : jeudi 28 juin 2018 de 10h à 12h place de la victoire Clermont Ferrand

que l’on renommera place de la victoire pour la santé.

A cette occasion un débat sera mené avec les personnes présentes sur les perspectives d’avenir pour ce secteur !!!!!!

10 – Caudan. Fonderie de Bretagne : la CGT exprime ses inquiétudes au sous-préfet de Lorient

Source : Le Télégramme 25 juin 2018

L’embauche de douze salariés en CDI, cette année, annoncée jeudi dernier 21 juin, par la direction de la Fonderie de Bretagne, aurait dû les satisfaire. Mais ce signal positif ne suffit pas à rassurer la CGT sur l’avenir du site. C’est pour cette raison que le syndicat majoritaire a décidé d’alerter les pouvoirs publics sur la situation de la fonderie. Si le courrier adressé au conseil régional est resté lettre morte, les représentants syndicaux ont pu échanger, ce lundi après-midi, avec le sous-préfet. « Tous nos interlocuteurs sont surpris par la réalité de la production malgré le montant des investissements réalisés par le groupe Renault qui s’élève à plus de 100 M€», confiait Maël Le Goff, le secrétaire du syndicat, à la sortie de la sous-préfecture.

« Pour atteindre l’équilibre, l’entreprise doit produire 33 000 tonnes par an. Or, cette année, on devrait atteindre 22 000 tonnes et l’objectif pour 2019 a été fixé à 27 000 tonnes. Résultat, la fonderie accumule les pertes : 14 M€ l’année dernière et déjà 5 M€ depuis le début de l’année », s’alarment les représentants de la CGT. « Nous avons l’impression d’être les seuls à s’inquiéter de cette situation », s’étonne Franck Henrio, le secrétaire adjoint du syndicat. La nouvelle ligne de moulage, qui portait des espoirs de relance de la production, n’a pas encore atteint les objectifs de production. « Les difficultés techniques se multiplient et on ne peut pas satisfaire toutes les commandes de pièces », affirment les deux responsables de la CGT. Ils voient un autre signal négatif dans l’annonce de la fermeture du site durant quatre semaines en août, au lieu des trois semaines initialement prévues. « J’ai noté leurs inquiétudes par rapport au plan de développement de l’entreprise », a déclaré le sous-préfet Pierre Clavreuil. Il leur a annoncé son intention de se rendre à la Fonderie de Bretagne à l’automne prochain.

11 – Vierzon : troisième semaine de grève à l’hôpital, de nouvelles actions annoncées

Source : Francebleu 24 juin 2018

Le centre hospitalier de Vierzon entre ce lundi dans sa troisième de grève à l’appel d’une intersyndicale pour dénoncer le manque de moyens.

La mobilisation semble ne pas faiblir au centre hospitalier de Vierzon, dans le Cher. Après les 500 poupons accrochés aux grilles de l’hôpital le jeudi 14 juin, après la marche des fausses femmes enceintes le mercredi 20 juin, l’intersyndicale appelle à partir de ce lundi à une troisième semaine d’actions, toujours pour protester contre la menace de fermeture qui pèse sur certains services comme la maternité. Les syndicats promettent des actions jusqu’à ce que le maintien de tous les services soit assuré.

Le calendrier des actions pour la troisième semaine

Lundi 25 et mardi 26 juin : opération “Je suis né(e) à Vierzon”, distribution de bracelets de naissance dans la ville de 9h à 16h.

Mercredi 27 juin : aides-soignants et médecins vont mettre en place un barrage filtrant au rond-point de la sous-préfecture de Vierzon de 9h à 16h.

Jeudi 28 juin : les grévistes vont afficher 65 portraits d’agents sur les grilles de l’hôpital à 14h, des agents qu’ils estiment “sacrifiés”.

Vendredi 29 juin : distribution de bracelets de naissance dans les rues de Vierzon et accrochage des bracelets sur les grilles de l’hôpital de 9h à 16h.

Samedi 30 juin : rencontre avec la population à 10h sur le marché de Vierzon et distribution de bracelets.

12 – Gers – aide soignante de l’ADMR d’Eauze et Vic-Fezensac en grève.

Source : correspondant local du PRCF 28/06/2018

Les aides-soignantes de Vic-Fezensac mais aussi d’Eauze de l’ ADMR (soin à domicile) ont manifesté hier devant le siége départemental à Vic. Ces 18 femmes grévistes manifestent contre l’emploi précaire, elles ne gagnent en moyenne que 950 € brut / mois, elle font 70 km /jour et n’ont que 5 voitures de services pour les plus longue tournées.Elles réclament 40 centimes d’indemnités kilométriques pour leur déplacement avec leur véhicule.Leurs salaires est figés depuis 10 ans .La direction a quitté la table des négociations en lâchant que l’abandon des sanctions.

Hier les grévistes ont été rejointes par les postiers, cheminots et les personnels d’ EDF. “On se sent méprisées “.ou encore “J’ai le ventre noué en pensant aux patients qui n’ont pas leurs soins en ce moment”. disent-elles.